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L’ERIAC à la Fête de la Science 2024
À l’occasion de l’édition 2024 de la Fête de la Science, venez sur notre stand découvrir les activités de chercheurs de l’Équipe de Recherche Interdisciplinaire sur les Aires Culturelles (ERIAC-UR 4705) et réfléchir au cours d’ateliers et de conférences autour de « Océan des savoirs ».
Programme
Jeudi 10 octobre
9h00-17h00 — Stand « À la rencontre des aires culturelles et linguistiques », avec des chercheur.se.s de l’ERIAC
L’ERIAC réunit des linguistes, des spécialistes de philosophie, de langues et littératures anciennes, de géographie culturelle, d’études allemandes, anglaises, italiennes, lusophones et hispaniques. Ses chercheurs, qui travaillent sur toutes les périodes (de l’Antiquité à l’époque contemporaine) et sur des aires culturelles très variées (Grèce et Rome antiques, aires linguistiques anglophone, germanophone et hispanique, ainsi que des espaces culturels hybrides, comme l’Europe centrale, l’Amérique coloniale ou l’Inde), ont en commun le souci de la réflexion dans une double perspective, disciplinaire et interdisciplinaire.
10h30-11h00 — Conférence « Fuir ou changer le monde ? Mondes virtuels et jeux vidéo », par Franck Varenne & Martin Buthaud
À l’heure des changements massifs à l’œuvre dans le monde réel, les mondes virtuels sont-ils une fuite ou une ressource à exploiter ? À l’heure des changements massifs, globaux et risqués à l’œuvre dans le monde réel (climat, biodiversité, pollution, limites planétaires, inégalités, polarisations), les mondes virtuels sont-ils une fuite ou une ressource à exploiter pour changer le monde ? Les jeux vidéo sont la première industrie culturelle. Concurrençant les livres, les films ou les séries, ils vont désormais bien au-delà du pur divertissement. Mais les jeux vidéo ne nous installent-ils pas tout de même dans des mondes parallèles destinés à nous désengager du monde réel et de ses défis toujours plus criants ? Ces mondes concurrencent-ils ou enrichissent-ils notre monde réel ? De nombreux chercheurs en sciences humaines, notamment à l’Université de Rouen, interpellent ces mondes et les usages que nous en faisons. Ils s’interrogent notamment sur les circulations qui peuvent exister entre les mondes comme sur les effets réels de ces mondes virtuels
14h00-15h00 — Atelier « À la recherche des accents anglais », avec Laura Goudet
Comment reconnaît-on les accents anglais, de chaque côté de l’Atlantique, de la Méditerranée ou de l’océan Pacifique ? Cet atelier est une approche appliquée de la phonétique de l’anglais : comment sont les accents ? Et quels outils utilise-t-on pour les voir ? Tout d’abord, nous écouterons des extraits d’anglophones pour voir s’il est « facile » de reconnaître les accents, et reconnaître les différences fréquentes, avant de passer aux outils dont nous nous servons en phonétique pour voir directement la façon dont on prononce les sons grâce à des « empreintes vocales » (des spectrogrammes) et des visualisations de la bouche via IRM ou grâce à de petites caméras.
Vendredi 11 octobre
9h00-17h00 — Stand « À la rencontre des aires culturelles et linguistiques », avec des chercheur.se.s de l’ERIAC
L’ERIAC réunit des linguistes, des spécialistes de philosophie, de langues et littératures anciennes, de géographie culturelle, d’études allemandes, anglaises, italiennes, lusophones et hispaniques. Ses chercheurs, qui travaillent sur toutes les périodes (de l’Antiquité à l’époque contemporaine) et sur des aires culturelles très variées (Grèce et Rome antiques, aires linguistiques anglophone, germanophone et hispanique, ainsi que des espaces culturels hybrides, comme l’Europe centrale, l’Amérique coloniale ou l’Inde), ont en commun le souci de la réflexion dans une double perspective, disciplinaire et interdisciplinaire.
11h30-12h00 — Conférence « Rame, rameurs, ramez ! Quand les pirogues portaient les hommes et les dieux », par Benoît Roux
Saviez-vous que le mot « canoé » vient du kali’na « kanawa » par lequel les populations amérindiennes des Antilles désignaient leurs pirogues ? La fabrication et l’utilisation de pirogues par des groupes de chasseurs-cueilleurs, probablement originaires de Méso-Amérique, ont été à l’origine de la première vague de peuplement des Antilles aux alentours de 4000 avant notre ère. Plus récemment, vers 400-200 avant notre ère, un second apport de population depuis le delta de l’Orénoque (Venezuela) a marqué le début du développement insulaire de sociétés complexes, traversées par d’importants réseaux d’échanges entre les îles et avec le continent. Ainsi les Caraïbes insulaires ou Kalínago, témoins de l’arrivée des Européens à la fin du XVe siècle, sont-ils les dépositaires d’une tradition maritime plurimillénaire qui leur a permis de faire société au cœur d’un archipel de peu de terres et beaucoup d’eau. En croisant les sources historiques, archéologiques et ethnologiques, cette rencontre proposera au public un aperçu des techniques maritimes kalínago, mais aussi du rapport qu’entretenaient ces populations autochtones avec l’élément liquide.
[ANNULÉE] 14h30-15h00 — Conférence « Des pavés pour la mémoire de la Shoah », par Corinne Bouillot
Les Stolpersteine de la Métropole Rouen Normandie : retours sur un projet scientifique, pédagogique et citoyen. Cette rencontre est l’occasion de s’interroger sur le sens et la finalité des Stolpersteine, des « pierres sur lesquelles on trébuche » symboliquement créées par l’artiste Gunter Demnig et scellées sur le territoire de la Métropole depuis quelques années. Enjeu de mémoire, de connaissance et d’éducation citoyenne, ces petits pavés dédiés à des familles juives déportées durant la Seconde Guerre mondiale seront aussi présentés à travers l’appli qui les géolocalise dans l’espace public et qui permet de découvrir les biographies des victimes, auxquelles toutes et tous peuvent alors rendre hommage dans une déambulation individuelle ou collective.
16h00-17h00 — Atelier « Aspects neurosciences applicables à l’enseignement des langues », avec Ana-Isabel Ribera Ruiz de Vergara
Et si on se servait des neurosciences pour améliorer la prononciation de l’espagnol ? Dans cet atelier, nous montrerons l’importance des neurosciences qui, en association avec la linguistique appliquée, permettent de créer des stratégies innovantes pour l’enseignement d’une langue orale. Nous réaliserons une mise en pratique avec les participant·es pour la prononciation de l’espagnol.
L’ERIAC sur HAL