Appel à communications « Clio à l’école des rhéteurs. Rhétorique d’école et écriture de l’histoire à l’époque impériale »

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Appel court, une version détaillée comportant davantage d’exemples et de références bibliographiques est accessible ici : https://romerenaissances.hypotheses.org/3028).

Depuis les travaux fondateurs d’A.J. Woodman (Rhetoric in Classical Historiography, 1988), la question des rapports entre rhétorique et historiographie dans l’Antiquité a fait l’objet de nombreuses publications. En 2023, le colloque « Rhetoric and Historiography: New Perspectives » organisé à l’Université de Notre-Dame par E. Baragwanath, A. Feldherr, L. Grillo et C. Krebs se proposait de constituer un bilan, et se donnait pour objectif de « réévaluer les mérites et limites » de cette approche ainsi que d’explorer sa capacité toujours renouvelée à stimuler de nouvelles recherches[1]. Le présent projet de colloque entend approfondir l’analyse des rapports entre rhétorique et historiographie dans un contexte chrono-culturel plus restreint, celui de l’Empire romain, et en resserrant l’analyse sur le thème des transformations induites dans l’écriture de l’histoire par l’enseignement de la rhétorique à l’école. De fait, si le sujet spécifique de l’influence des exercices de rhétorique sur l’historiographie d’époque impériale n’a pas été ignoré de la recherche (voir bibliographie), les études sont demeurées éparses, excepté sans doute pour le cas de l’ekphrasis, qui a été particulièrement privilégié (Sans et Webb, à paraître).

Il s’agira donc d’interroger l’intégration des exercices de rhétorique (progymnasmata et déclamations) dans l’écriture de l’histoire de cette époque et d’en examiner les modalités et les fonctions. Le présent colloque entendrassembler et faire dialoguer sur ce sujet des spécialistes des diverses formes du récit historique (récit annalistique, monographie, biographie, abrégé, recueil d’exempla) de langue latine et de langue grecque à l’époque impériale, entendue au sens large, depuis l’époque d’Auguste jusqu’à l’Antiquité tardive, période de structuration et de développement de ces exercices (Pernot 2000, 192-207). 

Dans ce cadre, plusieurs perspectives complémentaires et non exclusives seront explorées :

  1. Périodisation et chronologie

« L’époque impériale » est en général privilégiée dans les études sur les liens entre rhétorique et historiographie. Cette délimitation chronologique exclut souvent la période tardo-républicaine et l’Antiquité tardive, sans que ces bornes soient réellement interrogées. Peut-on dater et périodiser l’influence de la formation rhétorique sur l’écriture de l’histoire ? Peut-on la corréler aux évolutions de l’enseignement oratoire à Rome et dans l’empire et aux mouvements intellectuels qui s’y sont adossés, par exemple la « Seconde » ou la « Troisième » Sophistique ? Et quelles transformations apparaissent dans l’Antiquité tardive, à une époque où les thèmes déclamatoires continuent de circuler dans l’historiographie ?

  1. Lexique et manifestations

Quels termes, quelles tournures, plus largement quels types éléments linguistiques permettent à l’historien d’introduire dans une œuvre qui ne relève pas à strictement parler de l’art rhétorique des modules initialement conçus pour la formation des orateurs ? Le vocabulaire définitoire de ces formes oratoires, tel qu’il est présent dans les manuels de progymnasmata, est-il intégré au corpus historiographique ou apparaissent-elles sans être nommées ?

L’analyse de l’adaptation historiographique des formes rhétoriques conduit à interroger plus largement l’autonomie que les auteurs reconnaissaient à l’histoire comme pratique littéraire spécifique. Peut-on les corréler à certains passages métadiscursifs qui distinguent fermement, à l’époque impériale, l’opus oratorium de l’opus historicum ?

  1. Variations génériques et géographiques

Le maniement de ces formes oratoires varie-t-il en fonction des « sous-genres » du récit de l’histoire pratiqués à l’époque considérée – non seulement le récit continu de tradition annalistique, de l’histoire universelle et de la monographie historique, mais aussi la biographie, les abrégés, les recueils d’exempla ?

De manière complémentaire, l’entrée par la rhétorique permet-elle d’interroger l’obédience générique de certaines œuvres marginales dans le domaine historiographique (Lucien, Claude Élien…) ? 

Le critère géographique pourra également être testé : quoique membres d’un même Empire, les auteurs originaires de sa partie orientale et/ou s’exprimant en grec utilisent-ils différemment des Latins les codes rhétoriques dans leurs œuvres ?

  1. Rhétorique et économie interne des œuvres

L’étude de la place occupée par les modules rhétoriques au sein des œuvres historiques constitue d’autres pistes de réflexions fécondes. L’analyse pourra se déployer à différentes échelles : 

  • au niveau général de l’œuvre, tout d’abord, en interrogeant le rôle configurateur de certaines formes dans le propos général d’un auteur ; 
  • au niveau inférieur des unités formées par les livres, les vies, les séquences narratives majeures ; 
  • à échelle moindre des séquences narratives ; 
  • enfin, au niveau de la phrase ou de la proposition et de leur ordinatio, si l’on pense par exemple à la fonction conclusive que peuvent remplir les sentences.
  1. Rhétorique et conditions matérielles de réception des textes

L’époque impériale accordait une place importante à la lecture orale des textes, notamment dans le cadre de recitationes. Dans la recitatio, on cherchait le trait frappant susceptible de déclencher les applaudissements de l’audience (Quint., I.O., 4.2.37). Une telle recherche est-elle décelable dans les textes historiographiques ? 

Cette dimension orale de l’œuvre pose autrement la question de l’attention et de la mémoire du récepteur, d’autant plus qu’elle implique une segmentation du texte, qui était lu à l’oral par morceaux. Peut-on relier la présence et l’insertion des formes rhétoriques dans les récits aux modalités particulières de la réception des textes à l’époque impériale ? 

  1. Heuristique des exercices rhétoriques

L’utilisation des formes rhétoriques est traditionnellement réduite à la seule fonction d’ornementation du récit (ornatus). Peuvent-elles au contraire avoir une fonction heuristique au service de l’enquête et de l’analyse des événements formulée par l’historien ? Par exemple, le parallèle, loin d’être simplement formel, entraînait les rhéteurs à une méthode systématique de comparaison qui structurait le raisonnement (Goeken et Schneider 2021). Les antilogies historiographiques, quant à elles, héritent du principe de la disputatio in utramque partem au cœur des exercices de la thèse puis de la déclamation, principe qui fut aussi utilisé comme outil d’approche de la vérité dans certaines traditions philosophiques (Cic., Tusc. 2.3.9 ; Vettori 2020). 

  1. Formation morale, civique et politique par les tropes rhétoriques

Les exercices oratoires sont indissociables de la formation morale et civique des élites impériales. La déclamation, notamment, constituait un espace de projection de dilemmes éthiques et politiques, lesquels pouvaient être intégrés au cœur du récit exemplaire (Langlands 2008). Certaines formes rhétoriques, par leur caractère moral intrinsèque, servaient à (ré)affirmer des valeurs élitaires (pensons aux nombreuses sentences portant sur les femmes, le peuple, l’armée, les barbares, etc.) ; d’autres s’insèrent dans des discours politiques attendus, comme la critique du tyran (par exemple sur l’Histoire Auguste Pageau 2015 ; Chazal 2021) ou l’éloge des princes grâce au parallèle (Front., Princ. Hist., 7-21 et Fleury 2021). Quelle lecture politique (au sens le plus large du terme) peut-on faire des formes rhétoriques dans l’historiographie impériale ?

  1. Vers un delectare rhétorique dans l’historiographie ?

Le goût du spectaculaire et du sensationnalisme qui caractérise la déclamation se voit reproduit dans les œuvres historiques les plus influencées par la rhétorique d’école. Existe-t-il un plaisir (delectare) spécifique émanant de la rhétorique, qui serait recherché par des historiens impériaux soucieux de uoluptas (professée par exemple par Justin dans sa préface) ? Cette approche esthétique pourra notamment être déclinée par une étude spécifique des thèmes (par exemple celui des conflits et meurtres familiaux), du personnel (comme la nouerca) ou encore des tropes communs avec les exercices (par exemple le paradoxe). 


[1] https://classics.nd.edu/research/conferences/rhetoric-and-historiography-new-perspectives/ ; publication en cours : Baragwanath, Feldherr et Grillo à paraître.

Informations pratiques

Date de l’événement : 20-21-22 janvier 2027

Lieu : Sorbonne Université

Modalités de soumission des propositions : les propositions de communication d’un maximum de 1 000 mots seront envoyées à louis.autin@sorbonne-universite.fr ; melanie.lucciano@univ-rouen.fr ; claire.perez@sorbonne-universite.fr avant le 27 septembre 2026.

Ce colloque entend couvrir l’ensemble de l’époque impériale jusqu’à l’Antiquité tardive et toute la diversité des formes prises par le récit de l’histoire en latin et en grec durant cette période. En conséquence, les contributions portant sur des auteurs peu étudiés dans cette perspective seront particulièrement bienvenues.

Les frais de déplacement et d’hébergement des participant∙e∙s pourront être pris en charge dans la limite du possible, en particulier pour les jeunes chercheur∙se∙s.

Une publication du colloque sera envisagée à l’issue de celui-ci.

Organisateurs 

  • Louis Autin (Sorbonne Université, IUF)
  • Mélanie Lucciano (Université Rouen Normandie, IUF)
  • Claire Pérez (Sorbonne Université)

Comité scientifique

  • Eugenio Amato (Université de Nantes)
  • Agnès Arbo (Université de Strasbourg)
  • Alice Borgna (Università degli Studi del Piemonte Orientale « Amedeo Avogadro »)
  • Alessandro Garcea (Sorbonne Université)
  • Isabelle Gassino (Université de Rouen Normandie)
  • Luca Grillo (University of Notre Dame)
  • Charles Guérin (Sorbonne Université)
  • Marie Ledentu (Université Lyon-III), Benoît Sans (Université de Rennes-II)
  • Danielle van Mal-Maeder (Université de Lausanne)
  • Ruth Webb (Université de Lille)

Bibliographie

  • Rutger J. Allan, Irene de Jong, Casper de Jonge, « From enargeia to Immersion. The Ancient Roots of a Modern Concept », Style, 50.1, 2017, p. 34-51. 
  • Sulochana R. Asirvatham, « Historiography », dans D. S. Richter, W. A. Johnson (eds.), The Oxford Handbook to the Second Sophistic, Oxford, 2017.
  • Étienne Aubrion, Rhétorique et Histoire chez Tacite, Metz, 1985.
  • Louis Autin, Sur les lèvres de la foule. Sociologie politique des rumeurs et écriture de l’histoire chez Tacite, Bordeaux, 2025.
  • Marion Bellissime, « Fiction et rhétorique dans les prosopopées de l’Histoire romaine : les marges de liberté de l’historien », dans V. Fromentin, E. Bertrand, M. Coltelloni-Trannoy, M. Molin, G. Urso (eds.), Cassius Dion. Nouvelles lectures, Bordeaux, 2016, p. 363-377.
  • Francesco Berardi, « L’“ekphrasis” della battaglia in Sall. Cat. 56-61 tra modelli letterari e insegnamento retorico », Pan, 10, 2021, p. 33-51 [DOI : doi.org/10.17417/1003].
  • Emanuele Berti, « Alessandro e l’Oceano. Modelli declamato nelle Historiae Alexandri Magni di Curzio Rufo e nell’Anabasi di Arriano », dans O. Devillers, B. Battistin Sebastiani (eds.), Sources et modèles des historiens anciens 2, Bordeaux, 2022, p. 249-261.
  • Alice Borgna, Ripensare la storia universaleGiustino e l’Epitome delle Storie Filippiche di Pompeo Trogo, Hildesheim, 2018.
  • Benoît Chazal, La rhétorique du blâme dans l’Histoire Auguste, Paris, 2021.
  • Pierre Chiron, Benoît Sans (eds.), Les Progymnasmata en pratique, de l’Antiquité à nos jours, Paris, 2020.
  • Eugen Cizek, Histoire et historiens à Rome dans l’antiquité, Lyon, 1995.
  • Cynthia Damon, « Rhetoric and Historiography », dans W. Dominik, J. Hall (eds.), A Companion to Roman Rhetoric, Malden, 2006, p. 439-450.
  • Andrew Feldherr, « Second Sight : “enargeia” between Reception and Reality in Sallust’s “Jugurtha” », dans F. Klein, R. Webb(eds.), Faire voir : études sur l’« enargeia » de l’Antiquité à l’époque moderne, Villeneuve d’Ascq, 2021, p. 173-192. Doi: 10.4000/books.septentrion.127000.
  • Pascale Fleury, « La comparaison de Lucius Verus et de Trajan chez Fronton : un cas de synkrisis », Exercices de rhétorique, 16, 2021 [DOI : doi.org/10.4000/rhetorique.1134].
  • Johann Goeken et Catherine Schneider, « Sur le parallèle. Avant-propos », Exercices de rhétorique 16, 2021 [DOI : doi.org/10.4000/rhetorique.1108].
  • Sophie Gotteland, « Ekphrasis et enargeia dans l’Histoire romaine : les choix de Cassius Dion », dans V. Fromentin, E. Bertrand, M. Coltelloni-Trannoy, M. Molin, G. Urso, Cassius Dion. Nouvelles lectures, Bordeaux, 2016, p. 379-396.
  • Marie-Odile Goulet-Cazé, Le cynisme, une philosophie antique, Paris, Vrin, 2017.
  • Luuk Huitink, « Enargeia and Bodily Mimesis », dans J. Grethlein, L. Huitink, A. Tagliabue (eds.), Experience, Narrative and Criticism in Ancient Greece: under the Spell of Stories, Oxford, 2019, p. 188-209.
  • Brandon Jones, « The Novel World of Cassius Dio », dans A. Kemezis, C. Bailey, B. Poletti (eds.) The Intellectual Climate of Cassius Dio, Leiden/Boston, 2022, p. 379-408.
  • Andrew Laird, « The Rhetoric of Roman Historiography », dans A. Feldherr (ed.), The Cambridge Companion to the Roman Historians, Cambridge, 2009, p. 11-23.
  • Rebecca Langlands, « “Reading for the moral” in Valerius Maximus : the Case of Seueritas », The Cambridge Classical Journal, 54, 2008, p. 160-187. 
  • Jean Lenaerts, « Deux témoignages culturels méconnus : les déclamations à sujet historique des PSI II 128 et P. Hamb. II 132 », Chronique d’Égypte, 98.195-196, 2023, p. 185-202 [DOI : 10.1484/J.CDE.5.136901].
  • Mario Lentano, « Un delitto da manuale: Svetonio, Vitellio e la declamazione », Filologia Antica e Moderna, 29.48, 2019, p. 103-121.
  • Christopher Mallan, « Speeches and Speech Units in Herodian: The Limitations of Rhetoric? », dans A. Galimberti (ed.), Herodian’s World: Empire and Emperors in the III Century, Leiden/Boston, 2022, p. 47-69.
  • Pierre-Louis Malosse, Marie-Pierre Noël, Bernard Schouler (eds.), Clio sous le regard d’Hermès. L’utilisation de l’histoire dans la rhétorique ancienne de l’époque hellénistique à l’Antiquité tardive, Alessandria, 2010.
  • Alessio Mancini, « “An Vtica diruenda sit” : una suasoria “nascosta” in Liv. Perioch. 113 ? », Annali della Scuola Normale Superiore di Pisa, Classe di Lettere e Filosofia, Ser. 5a, 12.1, 2020, p. 131-140.
  • John Marincola, « Genre, Convention, and Innovation in Greco-Roman Historiography », dans C. Kraus (ed.), The Limits of Historiography: Genre and Narrative in Ancient Historical Texts, Leyde, 1999, p. 281-324.
  • Jesús Luque Moreno, « Historia, retórica y poética : para la definición de un antiguo género literario », dans C. Macias Villalobos, J. M. Maestre,  J. F. Martos Montiel (eds.), « Europa renascens » : la cultura clásica en Andalucía y su proyección europea, Saragosse, 2015, p. 211-246.
  • Valérie Pageau, « L’empereur déclamateur dans l’Histoire Auguste », dans R. Poignault, C. Schneider (eds.), Présence de la déclamation antique (controverses et suasoires), Clermont-Ferrand, 2015, p. 94-115.
  • Claire Pérez, « Le témoin et le juge : enargeia, expérience du passé et enquête historique dans un récit de conjuration chez Quinte-Curce », dans Benoît Sans, Ruth Webb, Historiographie, enargeia et ekphrasis à l’époque de la Seconde Sophistique, à paraître.
  • Julien Pingoud et Alessandra Rolle, « Noverca et mater crudelis La perversion féminine dans les Grandes Déclamations à travers l’intertextualité », dans M. Dinter, Ch. Guérin, M. Martinho (eds.), Reading Roman Declamation. The Declamations ascribed to Quintilian, De Gruyter, 2016, p. 147-166.
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  • Amedeo Alessandro Raschieri, « Epitomare nella scuola di retorica: Giulio Paride e Ianuario Nepoziano », dans I. Boehm, D. Vallat(eds.), Epitome. Abréger les textes antiques, Lyon, 2020, [DOI : doi.org/10.4000/books.momeditions.10662].
  • Matthew Roller, « Color-Blindness: Cicero’s Death, Declamation, and the Production of History », Classical Philology, 92.2, 1997, p. 109-130.
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  • Benoît Sans et Ruth Webb, Historiographie, enargeia et ekphrasis à l’époque de la Seconde Sophistique, Berlin, à paraître.
  • Chiara Somenzi, Egesippo Ambrogio. Formazione scolastica e cristiana a Roma alla metà del IV secolo, Milan, 2009.
  • Thomas Späth, « Texte et Tacite : la proposition d’un modèle du texte historiographique », Storia della storiografia = Histoire de l’historiographie = History of historiography, 26, 1994, p. 3-38.
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  • Danielle Van Mal-Maeder, « Fiction et paradoxe dans les Grandes déclamations du pseudo-Quintilien », dans Chr. Bréchet, A. Videau, R. Webb (eds.), Théories et pratiques de la fiction à l’époque impériale, Paris, 2013, p. 123-135.
  • Giulia Vettori, « Usi storiografici di uno schema retorico: la disputatio in utramque partem », Historika, 10, 2020, p. 99-171.