L’intersubjectivité connectée ou la nécessaire prise en compte du non-humain par la linguistique numérique

Date : 2020 (date à déterminer)
Horaire : 16h30-18h00
Lieu : UFR LSH | Bât. 3 | Salle A600 | Mont-Saint-Aignan

Laetitia Bibié, docteure en Sciences du Langage (7e section du CNU), enseignante à l’Université de Bordeaux et data manager, membre de l’Équipe CLLE ERSSàB ((Cognition, Langue, Langages, Ergonomie – Equipe de Recherche en Syntaxe et en Sémantique à Bordeaux).

L’analyse du discours numérique, telle que la définit Marie-Anne Paveau depuis 2012, correspond à un positionnement théorique et méthodologique visant à prendre en compte les discours nativement numériques dans une perspective écologique. La prise en compte des environnements de production et d’apparition des discours permet de remetter en question les acteurs de l’interaction numérique.

Les interactions en ligne posent la question de l’intersubjectivité au-delà de l’humain. Les environnements natifs du web 2.0, comme les réseaux sociaux par exemple, ne peuvent plus être étudiés de façon anthropocentrée puisqu’ils sont partie prenante de l’interaction et parfois même de la langue qui se métisse de technologie. En dehors des interactions homme-machine qui peuvent être considérées comme un champ spécifique, nous tenterons d’identifier le rôle et les effets des environnements numériques dans la construction de l’intersubjectivité connectée.

La nature des discours numériques peut-elle nous informer de la présence et du rôle de la technologie dans l’intersubjectivité connectée ?

Nous verrons au travers de trois études de cas très différentes qu’il existe plusieurs degrés d’intersubjectivité connectée. Nous tenterons de mettre à jour les leviers relationnels dont les utilisateurs s’emparent pour intégrer la présence de la technologie et de ses affordances technolangagières.