1 – Espaces, cultures, politique

Responsables : L. Benoit A La Guillaume (PR, 11e, Civilisation nord-américaine) ; M.-J. Hanaï (PR, 14e, littérature méxicaine) ; O. Louiset (PR, 23e, Géographie culturelle, Inde).

Participants : S. Bataille (11e), S. Bernard (11e), C. Bouillot (12e), S. Bugler (11e), S. Buj (14e), F. Cabaret (11e) ; E. Carvalheira de Maupeou (14e), R. Coale (14e), M.-L. Copete (14e), A.-M. Corbin (12e), C. Curran-Vigier (11e), Y. El Alaoui (14e), C. Fouache (11e), Cl. Gheeraert-Graffeuille (11e), A. Lausanne (11e), C. Le Gras (23e), F. Majdoub (11e), S. Malzner (12e) ; P. Marquis (11e), J. Mullen (11e), Y.-M. Péréon (11e), L. Quiroz (14e), X. Rabasso (14e), J.-M. Winkler (12e), M. Zielinski (11e). Associés : S. Hatchuel (univ. du Havre, 11e).

La spécificité de ce programme est d’éclairer les relations sociétés / espaces / temps dans une variété des situations et des contextes de recherche. Les participants sont issus de disciplines diverses (histoire, géographie, littérature, civilisation) et leurs travaux portent sur des situations européennes et non-européennes, contemporaines et passées, « réelles » et fictionnelles. Ils envisagent de poursuivre leurs activités autour de cinq axes : a) Espaces politiques / espaces policés ; b) Minorités : exclusion, inclusion, dissidences ; c) Représentations du pouvoir ; d) Mémoires et conflits ; e) Production et circulation des « objets culturels ». Ces recherches seront guidées par le questionnement des relations cultures / espaces, par une réflexion sur la façon dont les individus, dans la diversité de leurs identités, avec leur patrimoine culturel et leur rapport à l’autre, s’insèrent dans ces espaces, les modèlent, les organisent, les inventent.

L’espace est ici conçu non comme un support mais comme une dimension interne aux sociétés. Mettre en relation l’espace, le fait culturel et le fait politique, sans présager des relations établies, conduit à interroger les configurations et arrangements spatiaux, sans ethnocentrisme européen ni essentialisme. Loin de circonscrire les traits culturels en aires et de les territorialiser, l’approche retenue ici est dynamique. La question des échanges et transferts interculturels constitue l’horizon thématique avec une perspective d’explicitation de l’articulation cultures / politique qui nous a semblé incontournable. Car le fait culturel ne saurait être séparé de la question politique sous peine d’ignorer les conditions de construction des « objets culturels ».

Les prises d’identités possèdent un aspect dynamique dont les lieux constituent souvent des médiateurs. Une attention particulière sera portée aux modifications des systèmes de référence qui ne sont ni figés ni immuables dans le temps. Ces systèmes connaissent également des changements produits dans la rencontre, le contact, la communication, les « branchements » et l’échange avec d’autres environnements culturels, à présent dans le nouveau contexte de la mondialisation. Au total, ce que l’on appelle « culture » résulte des mouvements et échanges de personnes, de groupes, d’idées et d’objets culturels. Les référentiels spatiaux et culturels en témoignent, qui convoquent des géographies largement esquissées dans l’imaginaire – qui prennent corps cependant dans des réseaux et pratiques qui s’imposent et structurent l’espace des sociétés. Dans le même temps, ces dynamiques s’inscrivent dans des rapports de pouvoir, sous ses formes les plus diverses, irréductibles aux seules institutions politiques.

Ce programme donne lieu à des rencontres régulières entre chercheurs du laboratoire, à l’invitation d’intervenants extérieurs, ainsi qu’à des travaux en collaboration avec d’autres unités de recherche.  Aux ateliers pléniers, où sont présentées les avancées des réflexions et des réalisations des membres, s’ajoutent des séances de séminaire ouvertes en particulier aux étudiants de Master, afin d’assurer la formation à et par la recherche. Le but de ces ateliers est d’établir et / ou de discuter la cohérence entre les activités des sous-axes, tandis que JE et colloques visent à donner l’amplitude nécessaire aux travaux internes, mettant à profit des relations le plus souvent déjà établies avec des chercheurs d’autres universités ou groupes scientifiques.