4 – Approches linguistiques et didactiques

Responsables : Sylvie Hancil (MCF HDR 11e, linguistique anglaise, diachronie, grammaticalisation), James W. Underhill (PR 11e, ethnolinguistique monde anglophone), José Vicente Lozano (PR 14e, linguistique hispanique, diasystématique).

Participant·e·s et porteu·r·se·s de projets : Laura Cacheiro Quintas (14e), Elena Gaspar (14e), Catherine Filippi-Deswelle (11e), Laura Goudet (11e), Marie Potapushkina-Delfosse (11e), Ana Isabel Ribera Ruiz de Vergara (14e) ; Émérite : Alain Blanc (8e) ; Associé·e·s : Alain Christol (8e), Emmanuel Dupraz (8e, univ. Libre de Bruxelles), Adam Glaz (équiv. 11e, univ. de Lublin), Arkadiusz Koselak-Marechal (Centre Hospitalier, équiv. 7e et 13e), Sofía Moncó Taracena (7e, 14e et 15e), César Ruiz Pisano (14e), Aurélien Talbot (11e univ. de Grenoble).

Pôles thématiques : 1) Théories linguistiques et pratiques langagières ; 2) Didactique des langues-cultures ; 3) Ethnolinguistique. 

De 2022 jusqu’en 2026, l’axe 4 a décidé d’orienter ses travaux communs autour des trois pôles thématiques cités ci-dessus, dans la continuité des trois thématiques priorisées dès 2016 figurant dans le bilan de l’axe 4. Aussi, dans une démarche instaurée dans le quinquennal actuellement en cours, des membres de l’ERIAC rattachés à d’autres axes deviendront des partenaires privilégiés de l’axe 4, visant à des approches linguistiques et didactiques ouvertes aussi vers des études philologiques et philosophiques, ainsi que vers des méthodes transversales appliquées dans les domaines des Humanités Numériques, de la didactique de la littérature ou de l’interface entre langue, littérature et civilisation. L’axe 4 a aussi veillé à l’augmentation des membres associés au niveau national et international, s’agissant des chercheurs travaillant déjà dans ses projets, en termes de publications, de captations et de partenariats interuniversitaires, pour des événements cofinancés en France et à l’étranger, aussi bien dans les aires linguistiques anglophone, germanophone, hispanophone ou slave que dans le Monde Ancien. Des colloques et des journées d’étude seront organisés de même que des séances de séminaire se tenant le mardi sur des thématiques déjà déterminées (voir planning ci-dessous) ; aussi, à partir de 2020, la collection « Fonctionnements linguistiques », faisant partie des Cahiers de l’ERIAC, sera dirigée par C. Filippi-Deswelle et E. Dupraz. Cette publication aux PURH et la collection numérique Epilogos permettront toujours la diffusion d’une partie des productions scientifiques encadrées par les membres de l’ERIAC ou des membres extérieurs partenaires.

Les travaux de l’axe 4 s’inscriront aussi bien en linguistique fondamentale qu’en linguistique appliquée, comme c’est le cas des recherches et des activités proposées par M. Delfosse et A. Ribera en didactique ou par J. Underhill en traductologie. Aussi, en ce qui concerne la linguistique culiolienne, l’énaction, l’ethnolinguistique ou l’intersubjectivité, au sein de l’équipe, les spécialistes de ces théories travaillent ensemble de façon soutenue. 

Les recherches de cet axe se retrouvent au croisement des disciplines et des langues : linguistique et épistémologie (continuité et évolution(s) des concepts depuis les années 1970) ; linguistique et modélisation (quels outils logiques, mathématiques, topologiques en vue de la formalisation au sein de la TO(P)E ou des procédés de grammaticalisation, de constructionnalisation et de pragmaticalisation) ; linguistique, philosophie et traduction (quelles influences mutuelles sont-elles à l’oeuvre dans la TO(P)E, les visions du monde découlant de l’ethnolinguistique ou des systèmes sémantiques étudiées en lexicologie contrastive) ; linguistique, philologie et anthropologie (diversité des langues à travers des études de cas en diachronie et en synchronie, avec une attention particulière pour la variation phraséologique ; l’interrogation portera aussi sur la place du sujet humain et de ses pratiques en société) ; linguistique et énonciation (pour une pragmatique intégrée ? ; qu’en est-il de la prosodie et de l’étude de l’oralité ?). 

Mais la recherche fondamentale se fait aussi en lien avec la linguistique appliquée, que ce soit dans des recherches à visée didactique ou se servant des méthodes recourant aux nouvelles technologies (traitement du signal acoustique, textométrie, linguistique énonciative et linguistique de corpus : la TO(P) E à l’heure des outils numériques ; extraction de corpus du web ou des dialogues des séries TV). Les défis relevés par les liens entre linguistique et didactique sont incontournables aujourd’hui : quelles interactions entre linguistique et enseignement des langues-cultures à l’heure où la grammaire ne fait plus systématiquement partie des cours dispensés aux apprenants de langue étrangère ? 

Les activités en didactique (pôle thématique 2) s’appuieront aussi sur des partenariats avec des sociétés savantes ou des groupes de recherche, dans le cadre de projets de recherche collective de portée nationale ou internationale (Marie Delfosse : ECLE, Languenact, LEA ; A. Ribera : GERES), comme le font aussi les membres de l’axe dont les activités scientifiques s’inscrivent davantage dans les pôles thématiques 1 et 3. Liste non exhaustive : ALFAL, Libero, ReP, Conférences sur la Grammaticalisation, universités d’Aix-Marseille, de Barcelone-Laboratoire de Phonétique, de Lublin, de Paris I, de Paris-Nanterre, de Prague, de Reims, de Zadar). Le projet EULALIA se poursuivra jusqu’en septembre 2022 : les différents partenaires auront alors produit, au cours des trente mois de financement du projet, pour les deux niveaux de certification (élémentaire et avancé) de la langue latine, un ensemble d’outils : un syllabus des règles de grammaire, un lexique, des exercices types (à l’écrit et à l’oral). Le colloque conclusif se tiendra à Cologne en 2022. Les tests pour les deux niveaux de certification seront alors approuvés par chaque partenaire, suivant les retours d’expérience de la Summer School qui se tiendra au cours de l’été 2021, à Milan et à Brescia, au cours de laquelle des étudiants des différents pays partenaires effectueront des tests sur les outils de certification proposés.