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SUMMARY:La grammaire de l’intersubjectivité dialogale\, dialogique et discursive en breton
DESCRIPTION:Didier BOTTINEAU\, chargé de recherches CNRS (Sciences du langage)\, UMR 5191 ICAR (Interactions\, Corpus\, Apprentissages\, Représentations) – Université Lyon 2\n \nLorsque l’on décrit une langue\, on relie généralement les classes de mots à des formats conceptuels\, les marqueurs grammaticaux à des modèles de relations et de paramètres (personne\, temps\, aspect\, modalité\, évidentialité…)\, et les enchaînements syntaxiques à la structure de l’information. L’intersubjectivité ne joue pas un rôle majeur parmi les critères sur lesquels s’appuient les descriptions (pour le dialogisme des faits de langue\, cf. Langue française 163\, 2009/3\, J. Bres et S. Mellet (dir)). \nPar rapport à cela\, cette présentation vise à montrer que dans le cas du breton\, il est nécessaire d’inclure les différentes configurations de l’intersubjectivité parmi les critères qui organisent les paradigmes morphologiques et les structures syntaxiques. Dans les énoncés simples\, le breton commence par un élément initial qui détermine la structure du groupe verbal et dont le choix est motivé par des paramètres d’ordre dialogal ou dialogique selon le type de discours et le contexte. Dans le domaine de la complémentation du verbe\, le breton alterne des compléments d’objet directs ou obliques en fonction de critères analogues. Dans le domaine des temps et modes verbaux\, le breton alterne notamment deux conditionnels (simples) en fonction de la relation dialogale; et il possède un mode verbal fréquentatif dont l’emploi se relie autant à la fréquence du procès qu’à celle de l’énonciation le concernant. Dans le domaine de la phrase complexe\, le breton s’appuie sur un appareil de particules préverbales qui permet de conduire en temps réel la progression des connexions syntaxiques tant du côté du locuteur en instance de production que de celui de l’allocutaire en instance d’interprétation\, et de gérer la collaboration intersubjective dans la co-construction du sens (cf; la chronosyntaxe d’Y. Macchi et la online syntax de P. Auer). \nOn montrera donc à travers divers faits de langue (syntaxe de l’énoncé simple et complexe\, complémentation du verbe\, structure du groupe nominal\, temps et modes verbaux) que diverses formes d’intersubjectivité (dialogale et dialogique) jouent un rôle structurant et cohérent dans l’organisation générale du système de la langue\, sur laquelle il est possible de porter un regard unitaire\, d’en comprendre « l’esprit »\, de sentir les modalités spécifiques par lesquelles on se relie à autrui en s’exprimant dans cette langue\, et in fine d’en tirer des enseignements didactisables pour l’enseignement du breton comme langue seconde.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 6e étage | Salle A600\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
CATEGORIES:Séminaire Axe 4,Séminaires
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SUMMARY:Le masque tragique et le jeu d’acteur dans l’Antiquité
DESCRIPTION:Le CIRRAS (Centre International de Réflexion et de Recherche sur les Arts du Spectacle) est heureux de vous inviter\, le mercredi 6novembre de 14h00 à 17h00\, à la Maison des Sciences de l’Homme\, 54 boulevard Raspail\, salle A2-49 à la conférence de Susie Vusbaumer\, Le masque tragique et le jeu d’acteur dans l’Antiquité \n\n\n\n\n\n\nNous n’avons malheureusement pas conservé de masques antiques destinés au théâtre. Trop fragiles\, les visages des Agamemnon\, Clytemnestre\, Oreste\, Œdipe\, Jocaste\, Antigone\, Philoctète ou encore Médée ne nous sont pas parvenus. Si le temps accroît la renommée immatérielle\, il grignote peu à peu l’objet\, l’accessoire et finit par l’effacer. Pourtant jamais accessoire n’a porté si mal son nom\, car le masque est fondamental. Quiconque l’a porté peut témoigner de son emprise. Sa forme\, sa matière\, ses couleurs sont autant de grilles de lecture pour le public et de guides pour le comédien. \nNous tenterons\, à la lecture de traités antiques et à la lumière des témoignages du passé\, qu’il s’agisse des terres cuites de Lipari ou de l’Onomasticon de Pollux\, de nous représenter le masque antique\, ses codes\, et la gestuelle qui pouvait en découler. \nSusie Vusbaumer\, doctorante à l’Université de Rouen\, ERIAC\, travaille sur la gestuelle du comédien masqué dans la tragédie grecque sous la direction de Philippe Brunet et la codirection de Guy Freixe. \nInscriptions\nSi vous désirez assister à cette conférence\, les places étant limitées\, merci d’envoyer un mail à l’adresse suivante : francoise.quillet2@gmail.com
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LOCATION:Maison des Sciences de l’Homme | Salle A2-49\, 54 boulevard Raspail\, Paris\, France
CATEGORIES:Conférences & Tables rondes
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SUMMARY:Lusor in fabula. Jeux vidéo et nouvelles frontières du récit
DESCRIPTION:Colloque organisé avec le soutien du CÉRÉdI (EA 3229) et de l’ÉRIAC (EA 4705)\, et en partenariat avec le master « Humanités numériques » de l’université de Rouen-Normandie. \nComité organisateur :\n\nLaura Goudet (ÉRIAC\, université de Rouen-Normandie)\nTony Gheeraert (CÉRÉdI\, université de Rouen-Normandie)\n\nComité scientifique :\n\nLaura Goudet (Université de Rouen-Normandie)\nMélanie Lucciano (Université de Rouen-Normandie)\nSandra Provini (Université de Rouen-Normandie)\nTony Gheeraert (Université de Rouen-Normandie)\nAymeric Hays-Narbonne (École Émile Cohl\, Lyon)\nGérard Milhe Poutingon (Université de Rouen-Normandie)\nMarcello Vitali-Rosati (Université de Montréal)\n\n\nJeudi 7 novembre 2019\n8h30 – Accueil des participants (déambulatoire) \n9h00 – Ouverture \nLector in fabula : le joueur\, instance narratrice \n9h15 – Mélissa Fletgen (EHESS)\, « Quand le jeu est un récit : l’histoire visuelle au féminin » \n9h45 – Iñigo Atucha\, « Improvisation et réécriture culturelle : jouer au mode libre de GTA online » \nÉchanges et pause \n10h45 – Laeticia Andlauer (Université de Lille)\, « Jouer la romance : quand les mécaniques de jeux interrogent la construction du récit romantique » \n11h15 – Vincent Berry (Université Paris 13)\, « Publics de joueurs et dispositions au récit (vidéo)ludique » \n11h45 – Sébastien Genvo (Université de Lorraine)\, « Faire jouer la vie d’autrui : enjeux ludo-narratologiques du jeu auto-biographique Lie in my heart » \nFrontières du récit : procéduralité et transmédialité \n14h30 – Esteban Giner (Université de Lorraine)\, « Pour une théorie radicale et dynamique des récits vidéoludiques : la narration à n-corps » \n15h00 – Rémi Cayatte (université de Lorraine)\, « La narration procédurale au service de la transmission d’émotions : (s’)exprimer par le jeu » \n15h30 – Mélanie Bourdaa (Université de Bordeaux)\, « Transmedia et ARG : une narration ludique » \nÉchanges et pause \n16h30-17h30 – Table ronde (animée par Aymeric Hays-Narbonne\, École Émile Cohl\, Lyon) \n\nVendredi 8 novembre 2019\n8h00 – Accueil \nLa morale de l’histoire : la question éthique dans le récit vidéoludique \n8h30 – Alban Benoit-Hambourg (École du Louvre)\, « ‘Die\, retry\, rewrite’ : la mise à mort\, phénomène et mécanisme d’émergences narratives » \n9h00 – Sarah Chauvin (Sorbonne Université)\, « Le paradoxe du monstre-justicier : la responsabilité morale à l’épreuve de la sociabilité dans Vampyr » \n9h30 – Tony Gheeraert (Université de Rouen-Normandie)\, « Temps et vision tragique dans la première saison de Life is Strange » \nÉchanges et pause \nPlayer’s agency : joueur captif\, joueur rebelle \n10h30 – Laura Goudet (Université de Rouen-Normandie)\, « Peur et folie vidéoludique : narration(s) et remise en question du quatrième mur » \n11h00 – Mélanie Fiévet (Université de Rouen-Normandie)\, « Rebel without a choice : Portal/Portal 2\, ou comment raconter l’insubordination dans un jeu à structure linéaire contraignante » \nMondes possibles \n13h30 – Blandine Cecconi (Université de Grenoble)\, « The Beginner’s Guide\, une autopsie de l’instance narratrice » \n14h00 – Françoise Lavocat (Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3)\, « Contes de fées\, romans et jeux vidéo : normes et biens » \nÉchanges et pause \nLusor in/ex fabula \n15h00 – Fanny Barnabé (université de Liège)\, « Entre règles et narration : étude narratologique des tutoriels de jeu vidéo et des ‘personnages-guides’ » \n15h30 – Hélène Sellier (Université Paris-Est Marne-la-Vallée)\, « Valeur narrative des mécaniques vidéoludiques et corporéité du joueur » \nÉchanges et pause \n16h30 – Martin Ringot (Aix Marseille Université)\, « Du discours narratif au monde fictionnel : quelle place pour le narrataire ? » \n17h00 – Manon Picard (université de technologie de Compiègne)\, « La notification\, agent technique\, narratologique\, incubatrice de récit » \n17h30 – Romain Penotet (Université de Bourgogne)\, « Taro Yoko\, NieR et NieR : Automata – Fuir la ligne de code » \n18h00 – Clôture \n Télécharger le programme
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LOCATION:Maison de l’université | Salle divisible nord\, 3 place Émile Blondel\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
CATEGORIES:Colloques
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SUMMARY:Incursions littéraires en territoires géographiques (ou l’inverse)
DESCRIPTION:Yann Calbérac (Université de Reims Champagne-Ardenne) proposera une présentation intitulée  « Incursions littéraires en territoires géographiques (ou l’inverse) ». \nÀ partir d’un itinéraire intellectuel\, ce séminaire permettra de discuter de la pertinence des outils littéraires pour mener un travail épistémologique en géographie et\, plus largement\, en sciences sociales. Deux thèmes seront mobilisés : la métaphore et le récit. \nYann Calbérac\, est géographe\, membre junior de l’Institut Universitaire de France et maître de conférences à l’Université de Reims Champagne-Ardenne\, EA 3311 CRIMEL. Ses recherches portent en histoire et épistémologie de la géographie et des sciences sociales\, notamment sur l’élucidation du tournant spatial qu’il appréhende avec des approches littéraires (écriture\, récit\, métaphore…).
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 | Salle du CETAS (A506)\, 1 Rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76451\, France
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SUMMARY:Re-constitutions ?
DESCRIPTION:Cette journée d’études est organisée par le CIRRAS dans le cadre du cycle de recherches « Mémoire et création au théâtre. Une traversée du temps\, des espaces et des cultures ».  \nElle est coordonnée par Françoise Quillet (Université de Franche Comté\, MSHE Besançon\, Directrice du CIRRAS)\, Susie Vusbaumer (Université de Rouen Normandie\, ERIAC)\, et Erica Letailleur (Université Côte d’Azur\, CTEL).  \nLe cycle de recherches « Mémoire et création au théâtre »\, programmé dans le cadre des activités du CIRRAS\, offre une traversée du temps\, des espaces et des cultures. À travers l’organisation de différentes journées d’études\, nous y aborderons les multiples approches de la mémoire : individuelle\, collective\, corporelle\, psychologique\, celle des supports archivistiques\, des documents\, etc.  \nCette première journée est traversée par l’idée de retrouver (revivre) un temps oublié ou perdu. À travers des récits d’expériences concrètes concernant l’époque antique\, la période baroque\, l’histoire contemporaine du Cambodge et de l’Indonésie\, il s’agit d’explorer la pertinence de la notion de reconstitution (qui peut être aussi reconstruction\, recréation\, recomposition\, régénération\, réfection\, renouvellement…) de l’oeuvre passée. \nProgramme\n\n9h00 – Accueil des participants  \n9h30 – « Réinventer un art perdu : règles et rêves du théâtre de Dionysos. (Retour sur Les Suppliantes) »\, Philippe Brunet (Université de Rouen Normandie / Compagnie Demodocos) et Aymeric Münch (Professeur de Lettres Classiques / Compagnie Demodocos).  \n10h30 – Pause  \n11h00 – « L’approche expérimentale de Théâtre Molière Sorbonne : enquêter sur la mémoire archivée\, réactiver la mémoire incorporée »\, Mickaël Bouffard (CELLF\, Sorbonne Université).  \n12h00 – Discussion\, modérée par Susie Vusbaumer.  \n12h30 – Pause déjeuner.  \n14h00 – « Le ballet national du Cambodge (reconstitution et re-création) »\, Suppya Hélène Nut (INALCO).  \n14h30 – « Qui est celui qui danse… masqué ? »\, Santha Leng (danseur\, chorégraphe\, comédien).  \n15h00 – Pause.  \n15h30 – « Les initiatives occidentales de renaissances artistiques à Bali et le Dharma de renouveau cyclique versus les valeurs occidentales de conservation\, travail de mémoire et devoir de mémoire »\, Kati Basset (INALCO).  \n16h30 – Discussion\, modérée par Erica Letailleur.  \nRésumés\n\nRéinventer un art perdu : règles et rêves du théâtre de Dionysos. (Retour sur Les Suppliantes)\nOn a parlé du Théâtre Demodocos à l’occasion des Suppliantes d’Eschyle\, spectacle créé en 2016 et dont la création masques a été empêchée le 25 mars 2019 en Sorbonne. Le spectacle joué finalement le 21 mai au grand amphithéâtre de la Sorbonne à l’invitation des ministres de la culture et de l’enseignement supérieur a pu déployer ses gestes\, ses danses\, ses dispositifs bilingues\, et ses systèmes de déclamation rythmique. Rien de nouveau pour la compagnie si ce n’est que l’occasion est donnée aujourd’hui\, en marge des vrais et des faux débats sur les identités\, de confronter l’expérience du public avec les intentions de la mise en scène.\nPhilippe Brunet – helléniste\, est professeur à l’université de Rouen Normandie (ERIAC). Traducteur et metteur en scène\, il a créé la compagnie Demodocos en 1995\, école et laboratoire de poésie\, de musique\, de danse et de théâtre\, pour recréer le répertoire antique et réalise des adaptations cinématographiques du travail théâtral (Bacchantes\, Œdipe Roi).\nAymeric Münch – Professeur agrégé de Lettres Classiques dans un lycée parisien\, Aymeric Münch a rejoint la troupe de théâtre antique Démodocos lors de ses études en Sorbonne. Encouragé par son fondateur\, Philippe Brunet\, il s’est lancé dans l’aventure de la traduction métrique avec Les Perses (ed. du Relief\, 2009)\, Les Euménides et Les Suppliantes d’Eschyle ainsi que Les Géorgiques de Virgile. C’est sous sa direction et pour défendre un tel travail qu’il a soutenu en 2014 une thèse consacrée aux modalités de la parole tragique et épique en traduction. Une Enéide en hexamètres français est en cours…  \nL’approche expérimentale de Théâtre Molière Sorbonne : enquêter sur la mémoire archivée\, réactiver la mémoire incorporée\nLe jeu du comédien du XVIIe siècle nous est connu par des sources écrites\, iconographiques et matérielles\, souvent lacunaires\, voire hermétiques\, mais plus précises et plus nombreuses que pour toute époque antérieure. Ce corpus de témoignages – susceptibles de survivre à ceux qui les ont produits – constitue ce que l’historienne Diana Taylor a baptisé la mémoire archivée. La mémoire incarnée\, quant à elle\, a disparu quand les traditions de jeu ont cessé d’être transmises et que ceux qui les pratiquaient ont emporté leur savoir-faire dans la tombe. Lorsque nos méthodes d’enquêtes semblent avoir épuisé leur potentiel heuristique face à la mémoire archivée\, l’expérimentation donne de nouveaux outils pour soutirer au passé des secrets qu’on pensait perdus dans l’épaisseur du temps. Ainsi\, Théâtre Molière Sorbonne\, à la fois école\, troupe et lieu d’expérimentation\, cherche à mieux comprendre le théâtre du Grand Siècle en réactivant et incorporant les pratiques de jeu et de déclamation décrites à cette époque.\nMichaël Bouffard – Chargé de recherche au Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises (CELLF) de Sorbonne Université\, Mickaël Bouffard est historien d’art\, spécialiste de l’iconographie théâtrale\, du costume et des pratiques scéniques sous l’Ancien Régime (théâtre\, opéra\, ballet). Il est présentement co-directeur artistique et scientifique de Théâtre Molière Sorbonne avec Georges Forestier et Jean-Noël Laurenti.  \nLe ballet national du Cambodge (reconstitution et re-création)\nLa mémoire est la source essentielle du théâtre de cour puisque la transmission se fait uniquement par l’oralité de maître à disciple. Qui dit transmission orale dit aussi fluidité et respiration où perte et nouveauté se conjuguent dans un temps long\, dans le cadre de la tradition. Or\, la révolution des Khmers rouges a mis fin à cette transmission (ou presque !) avec la disparition de 90 % de ses artistes en un laps de temps très court\, cinq années. Après avoir défini brièvement le théâtre de cour du Cambodge\, Suppya Hélène Nut va examiner le travail de reconstitution et de régénération de leur répertoire par les artistes du Ballet royal du Cambodge depuis les années 1975-80 jusqu’à nos jours.\nSuppya Hélène Nut – est enseignante en littérature cambodgienne et en théâtre des pays d’Asie du Sud-Est à l’INALCO. Elle a pratiqué la danse de cour du Cambodge avant de diriger une association « Le Ballet Classique Khmer » à Paris. Depuis\, elle s’est consacrée à l’étude et à l’histoire du théâtre de cour du Cambodge en examinant les archives coloniales et en travaillant sur les mémoires des artistes de la troupe nationale « Le Ballet royal du Cambodge ». Elle a notamment réalisé une soixantaine de vidéos sur les artistes du Cambodge et se consacre aux oeuvres chorégraphiques de la princesse Norodom Buppha Devi.  \nQui est celui qui danse… masqué ?\n« Tu nous es revenu de loin et d’il y a longtemps. Aujourd’hui ton initiation s’achève. Souviens-toi de mon enseignement\, honore ce masque de Hanuman et garde-le vivant. » Le maître de danse des Singes.\n« … puis il te faudra tout oublier… et un matin tu trouveras le premier mot de ton premier poème…« R.M. Rilke.\nSantha Leng – Depuis 1991 direction de la Compagnie Cabaret des Oiseaux : danses de tradition du Cambodge et création contemporaine. 2006\, Co-écriture du documentaire « Au pays des danseuses de pierres ». \n1993 – « Master class » : danse classique khmère / contemporain\, Faculté des Arts chorégraphiques et Théâtre National. 1980-81\, stagiaire CNDC dirigé par Alwin Nikolaïs (Centre National de la Danse Contemporaine).\n1996 – Villa Médicis Hors les Murs au Cambodge : recherche et création. « Arc en ciel ».\n2008 – Licence LLCA ASE INALCO.\n2019 – Master Histoire\, Université Le Havre\, en cours.  \nLes initiatives occidentales de renaissances artistiques à Bali et le Dharma de renouveau cyclique versus les valeurs occidentales de conservation\, travail de mémoire et devoir de mémoire\nPlusieurs décennies à redonner vie à des troupes et des genres scéniques en Indonésie\, pour et avec des Indonésiens\, et à les agencer dans des spectacles de création\, et aussi à en rendre compte dans des publications sur commandes\, mais pourtant presque aux antipodes de l’idéologie de conservation\, de musée\, d’archivage\, de mémoire… La motivation première\, c’était que ça vive\, sur sa terre. Pas en boîtes de conserve (exportées)\, dont la valeur aurait honteusement augmenté quand leur contenu aurait disparu d’Indonésie.\nAprès quelques exemples (illustrés) de la renaissance artistique\, viendra la question : est-ce que sans les initiatives étrangères\, Bali aurait perdu ses traditions ? Et la religion qui les motive ? Ce seraient déj à les colonisateurs néérlandais qui auraient décidé de faire de Bali un « musée vivant » voué au tourisme. Et les bombes des attentats islamistes ont motivé une autre renaissance.\nMais non\, Bali c’est la science du constant renouveau\, littéralement « rajeunissement » (somya) vers le passé\, par les procédés bali/wali de retour\, d’inversion du temps et de la genèse et de résorption de l’univers. Cette religion qui fait l’identité des Balinais tient d’une cosmologie (physique et métaphysique) articulée à une idéologie en total contraste avec les notions et les valeurs occidentales (mondialisées)\, y compris avec l’idéologie de la mémoire et de la conservation\, mortifères. Cela explique\, entre autres\, que dans la tradition il n’y ait pas de pièces de théâtre\, d’auteurs\, de maîtres\, de notation musicale\, de barrages\, de bâtiments faits pour durer\, de statues d’individus terrestres\, de marquage des tombes\, de monuments commémoratifs\, etc.\nOn verra ce qui – la re-présent-ation – s’oppose au travail de mémoire et qui fonctionne bien autrement\, ce qui dans le Dharma concerne toute chose et aussi et surtout les défunts… et qui\, notamment concernant ces derniers\, pourrait questionner le fameux « devoir de mémoire » du pire comme du meilleur imposé partout dans l’idéologie occidentale mondialisée. À force\, l’Asie ne commence-t-elle pas à perdre la mémoire… de sa science du renouveau ?\nCatherine (Kati) Basset – Après des études de musique et de musicologie\, elle a vécu en Indonésie\, jouant du gamelan dans les temples et redonnant vie à une dizaine d’anciennes formes musicales et scéniques. Elle a ensuite enchaîné les missions pour des publications\, des spectacles et des recherches scientifiques (membre associé du labo Centre Asie du Sud-Est CNRS-EHESS). Sa thèse de doctorat d’ethnologie à Paris X (2004)\, réalisée au laboratoire d’ethnomusicologie (CNRS-Musée de l’Homme) et saluée par un jury très international\, révolutionne la théorie de la musique de gamelan par sa découverte de la « musique-mandala » (ou kalacakra\, « Roue du Temps »). Kati Basset est\, par ailleurs\, l’auteur de nombreuses publications sur divers supports\, d’émissions radiophoniques et de très nombreuses communications orales\, ainsi que de spectacles de théâtre dansé (et d’ombres) ambitieux avec des Balinais\, des Javanais\, ou des enfants de France\, donnés avec succès dans les grandes salles et festivals de France et d’Europe.  \n Télécharger le programme
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SUMMARY:Quelle république à l’âge des communs ?
DESCRIPTION:Ce colloque s’articule autour de trois axes de réflexion : \n\nLa respublica et la conception fiduciaire de l’État et de la propriété.\nL’économie politique du commun/des communs.\nDroit à l’existence\, droits sociaux et revenu universel.\n\nUn commun désigne un dispositif politique constitué d’un bien commun matériel ou immatériel\, adossé à des règles qui en organisent l’usage. Celles-ci sont définies par une communauté ou une assemblée qui l’administre. Un commun renvoie à l’idée d’une propriété partagée. \nLa notion de fidéicommission qui est ici centrale\, interroge celle de représentation politique et celle de bien public aujourd’hui associées au processus de dépossession du souverain qui\, depuis le XIXe siècle\, s’est engagé au profit de ses représentants – pour la première –  et de l’État propriétaire – pour la seconde. \nVenue du droit privé romain\, la fidéicommission permet de transmettre un bien à une personne par le truchement d’un tiers (le fidéicommis ou « commis de confiance »). Elle repose sur un rapport asymétrique en faveur du commettant\, celui-ci pouvant se séparer unilatéralement de son commis quand il le désire. Sur le plan de la théorie politique elle est mobilisée de façon notoire par John Locke\, mais aussi par d’autres auteurs comme les Levellers ou John Milton\, afin de définir le rapport entre le peuple souverain et l’autorité politique. Le peuple souverain – celui qui possède en droit le pouvoir politique\, constituant l’association de citoyens libres et égaux en droits (la république) –  est le fidéicommettant ou commettant\, l’autorité politique est  l’agent\, le fidéicommissaire ou mandataire (trustee). C’est ce principe qui organise la république pendant la phase démocratique de la Révolution française\, stoppée par le moment thermidorien. \nDans cette perspective\, la respublica peut être appréhendée comme un dispositif où le peuple souverain contrôle ce qui est aujourd’hui devenu « l’appareil d’État » et les propriétés dont il lui a délégué la gestion. \nLa première hypothèse de travail de ce colloque est que les communs constitueraient une des modalités de la reconstitution de la chose publique se distinguant de « l’appareil » et de la propriété d’État\, celle-ci pouvant rester d’État mais son administration changer de forme. Dès lors\, quelle serait la place de « l’État » et comment penser son articulation aux communs ? \nDe la même manière\, il existe une conception fiduciaire de la propriété\, c’est-à-dire conditionnelle et limitée sur laquelle ont été fondés les communs traditionnels (communaux\, communauté de métiers) mais qui a également structuré l’économie politique républicaine sous le Gouvernement révolutionnaire. La propriété est alors  un objet social\, contrôlé politiquement\, comme le marché\, ce qui était la norme avant que la propriété exclusive\, privée ou d’État\, ne devienne la règle. La deuxième hypothèse de ce colloque est que cette conception fiduciaire de la propriété s’inscrirait dans l’économie morale qui a été mise en évidence par Thompson et serait l’une des conditions de l’encastrement (l’embedment de Polanyi) de l’économie dans le politique. Sur cette base\, comment concevoir une économie politique des communs adaptée aux sociétés démocratiques modernes ? \nHistoriquement\, la raison d’être des communs traditionnels\, comme celle des sociétés politiques\, est de garantir le droit à l’existence de ses membres. Pendant la Révolution française\, pour le mouvement populaire et ceux qui en sont les porte-parole\, cette garantie est la condition d’une république. Le droit naturel à l’existence est au cœur de l’économie morale\, il constitue une norme sociale\, garantie par la communauté\, à partir de laquelle les droits du propriétaire sont limités. La liberté du propriétaire et l’intérêt particulier ne sont pas régulés par le marché mais bornés par le respect du droit naturel à l’existence d’autrui. La troisième hypothèse de ce colloque est que le droit à l’existence matériel et politique implique la notion de fidéicommission. Comment mobiliser aujourd’hui le droit à l’existence\, les droit sociaux\, le principe de l’allocation universelle afin de constituer une république inclusive conçue comme un commun ? \nProgramme\nMercredi 13 novembre\n15h00 – Accueil & Introduction \nÉtat et respublica \n15h30 – Fabienne Orsi\, État\, communauté\, respublicae : Naples et les usages civiques. \n16h00 – David Guerrero\, Fiduciary structures as a tool of public policy: precedents in media law. \n16h30 – Débat et pause \n17h00 – Gaïd Andro\, Déconstruire et reconstruire le commun. L’organisation administrative comme réalisation de la nation souveraine. \n17h30 – Florence Gauthier\, État ou société politique ? Ré-privée des riches ou ré-publique par et pour le peuple ? \n18h00 – Débat \n\nJeudi 14 novembre\nBien commun et propriété \n9h30 – Sarah Vanuxem\, Propriété\, fidéicommission et semences paysannes. \n10h00 – Edgar Manjarín\, Property wars\, human rights and democratic agency. \n10h30 – Débat et pause \n11h00 – Jean-Fabien Spitz\, Letters of Sydney : une critique de l’inégalité de la propriété à la fin du XVIIIe siècle. \n11h30 – Bru Laín Escandell\, From Absolute Dominium to Fiduciary Property Right. The Republican Contribution to the Contemporary Property Rights. \n12h00 – Débat \nDroit à l’existence et communs \n14h30 – Julie Ferrand\, Communauté des biens ou propriété privée : quel système pour garantir le droit à l’existence selon Mably ? \n15h00 – Benjamin Coriat et Stéphanie Leyronas – Droit à l’alimentation\, bien commun et droit à l’existence. \n15h30 – Débat et pause \n16h00 – Yannick Bosc\, Grande et petite communauté(s) : les biens communs\, le droit à l’existence et la république. \n16h30 – Pablo Scotto\, The right to work in pre-Marxist socialism. \n17h00 – Débat \n\nVendredi 15 novembre\nÉconomie morale et république \n9h30 – Julio Martínez-Cava\, 21st Century Popular Moral Economy: Myth or Reality. \n10h00 – David Casassas\, Pour une économie politique républicaine aujourd’hui : allocation universelle et communs. \n10h30 – Débat et pause \n11h00 – Jordi Mundo\, Fiduciary foundations of political freedom. \n11h30 – Christopher Hamel\, Républicanisme et communs : la pertinence de l’idéal de non-domination. \n12h00 – Débat \n14h30 – Débat et conclusions \nTélécharger le programme
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SUMMARY:La démocratie participative face au capitalisme financier\, de l’Amérique Latine à l’Europe. Société et culture contemporaines (arts visuels et littérature)
DESCRIPTION:Participatory Democracy versus Financial Capitalism\, from Latin America to Europe. Contemporary Society and Culture (Visual Arts and Literature). \nLa democracia participativa frente al capitalismo financiero\, desde América Latina a Europa. Sociedad y cultura contemporáneas (artes visuales y literatura). \nLanguages used in the conference: English\, French and Spanish. Langues employés dans le colloque: Anglais\, français et espagnol. Idiomas utilizados en el simposio: inglés\, francés y español. \nComité organisateur | Organizing Commitee | Comité organizador : Francisco Javier Rabassó\, Maître de conferences\, HDR; Venko Kanev\, Professeur des universités; James Underhill\, Professeur des universités ; José Vicente Lozano\, Professeur des universités et Doyen\, UFR Lettres Sciences Humaines. \nProgramme\n Télécharger le programme \nArgumentaire\n Télécharger l’argumentaire en français\n Consulte la información en español\n Download in english\n\nCe colloque a pour objectif d’analyser d’un point de vue social et culturel la place de la démocratie participative dans la mondialisation après le changement de paradigme dans le monde\, depuis les années 1980 avec l’instauration du néolibéralisme\, les mutations de l’Europe de l’Est et les nouveaux efforts vers l’indépendance en Amérique Latine. De nombreux changements ont eu lieu qui ont remis en question le sacro-saint valeurs du capitalisme depuis la chute du mur de Berlin\, la construction de nouveaux murs\, beaucoup plus hauts et plus longs\, aux frontières des Etats-Unis et du Mexique\, d’Israël et de la Palestine\, jusqu’à l’arrivée de la nouvelle gauche en Amérique latine depuis 1998 au Venezuela et dans d’autres pays tels que l’Équateur\, la Bolivie\, l’Uruguay\, le Paraguay\, l’Argentine\, le Mexique\, le Chili\, le Nicaragua et le Brésil\,. Dans une société dite d’abord postindustrielle\, puis postmoderne\, de la « post-vérité »\, de la globalisation\, de « l’autoritarisme démocratique » et plus répressive\, se sont multiplié toute sorte de conflits L’émergence\, ces dernières années\, de gouvernements d’extrême droite et de néolibéraux radicaux dans nombre de ces pays\, ainsi que du Brexit en Angleterre\, des mouvements indépendants dans certains pays (Espagne\, Belgique\, Etats Unis avec le Porto Rico)\, le discrédit des partis traditionnels de droite et de gauche et de les révoltes / insurrections des «gillets jaunes» en France nous oblige à questionner l’avenir de notre société et la place de la démocratie en tant que droit essentiel des citoyens de la planète. La démocratie représentative devient obsolète alors que de nombreux citoyens exigent une participation plus active aux questions politiques. La dernière décennie a commencé avec les mouvements populaires comme Les indignés en Espagne ou Occupy Wall Street qui\, avec le Forum social mondial de Porto Alegre au Brésil\, ont mis en évidence les défauts et les limites de nos parlements en tant que mentors et garants de nos valeurs politiques. En Amérique Latine\, des organisations internationales telles que l’ALENA\, l’APEP\, le Mercosur\, le CELAC et l’ALBA ont proposé différentes stratégies pour résoudre de nombreux problèmes du commerce international. Les pays européens luttent également contre la perte de millions d’emplois due à la sous-traitance et au manque de solutions créatives pour une nouvelle classe de chômeurs émergente ainsi que pour la classe moyenne appauvrie. L’émergence de puissances financières et commerciales mondiales a réduit le rôle de la diversité culturelle\, ainsi que la création d’une classe de mondiale de consommateurs\, submergée dans une culture de masse abrouti et désintéressée et indifférente au développement des identités locales et de l’éducation humaniste\, est devenu une conséquence majeure de la mondialisation. Ce colloque international donnera la priorité aux discours culturels et sociaux qui confrontent avec leurs points de vue polyphoniques un environnement déshumanisé et orienté vers le profit. Le rôle des artistes\, des intellectuels\, des organisations et des activistes à travers le street art\, les romans et essais narratifs\, le cinéma\, la peinture\, la poésie et diverses expressions artistiques est au centre des discussions et échanges d’idées de ce colloque. Le rôle de la culture est ainsi un outil de résistance contre le pouvoir aliénant de médias de communication traditionnels et des nouveaux réseaux sociaux numériques (Facebook\, Instagram\, Twitter\, etc.). Les différents sujets que nous proposons pour la conférence sont\, du point de vue systémique latino-américain et européen: 1. Etudier dans les médias\, la littérature et les arts visuels les processus de changement et de résistance de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle\, en s’intéressant plus particulièrement aux concepts de démocratie participative\, de socialisme du XXIème siècle\, de la révolution citoyenne\, etc. en Amérique Latine et en Europe. 2. Etudier le parallélisme possible entre l’Amérique latine et les conséquences de l’effondrement du camp socialiste d’Europe centrale et orientale\, l’abandon de l’économie planifiée\, le système de parti unique\, la perte de projets nationaux\, la justice sociale\, la prise en compte du capital valeur suprême\, etc. 3. Le rôle des intellectuels en tant que « porte-parole » de la conscience collective des citoyens et les nouvelles formes de protestation de rue. 4. La place du street art\, du graffiti\, de l’art performatif et d’autres formes d’expression dénonçant le pouvoir des entreprises 5. L’apport de la littérature (théâtre\, romans\, nouvelles et essais critiques) en tant qu’outils de développement de la conscience et d’incitation à l’action 6. Le rôle de quelques ONG et d’autres organisations invitant les citoyens à participer à leurs activités contre le pouvoir des entreprises 7. La place de la langue utilisée par différents médias de masse (télévision\, presse\, réseaux sociaux) par rapport aux significations et à l’utilisation de terminologie comme «démocratie»\, « reformes »\, « liberté »\, « peuple »\, etc. utilisé par les entreprises\, les hommes politiques\, les citoyens\, les journalistes\, etc. 8. Le danger pour la démocratie de la publicité ciblée par les entreprises à travers différentes plateformes en ligne. 9. La possible aide des législateurs et des organisations internationales (comme les Nations Unies) à la citoyenneté mondiale en imposant une réglementation sur les pratiques des grandes entreprises et des géants de la communication en ligne. 10. Les nouvelles tendances de notre économie durable envisagées par les dirigeants et les entreprises responsables qui remettent en question les valeurs économiques traditionnelles (axées sur le profit en détriment de la société et de l’Etat du bien-être) et visant le profit culturel\, social et environnemental. 11. Le rôle de l’enseignement universitaire en ouvrant de nouvelles voies pour intégrer la démocratie participative dans le fonctionnement de l’organisation (gouvernance\, participation des étudiants\, développement du contenu et des évaluations\, etc.). 12. D’autres sujets. \nInformations\nfrancisco.rabasso@univ-rouen.fr \nvenko.kanev@orange.fr \n\n 
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SUMMARY:Réflexions sur le roman du XIXe siècle
DESCRIPTION:14h00 – Accueil \n14h15 – Isabelle Daunais : « “Arrêter enfin les contours”: le point de vue post-mortem dans le roman du XIXe siècle ». \n15h00 – Christophe Pradeau : « La tombe de Germinie Lacerteux ». \n15h45 – Pause \n16h00 – François Vanoosthuyse : « Roman et démographie ». \n16h45 – Conclusions
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SUMMARY:L’art du roman d’Adam Thirlwell : vers une esthétique de la désinvolture ?
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Florian Beauvallet \n« L’art du roman d’Adam Thirlwell : vers une esthétique de la désinvolture ? » \nJury : \n\nMadame Isabelle DAUNAIS (Université McGill\, rapporteur)\nMonsieur Jean-Michel GANTEAU (Université Paul Valéry\, Montpellier 3\, rapporteur)\nMadame Vanessa GUIGNERY (École Normale Supérieure\, Lyon)\nMadame Velichka D. IVANOVA (Collège Daniel Mayer)\nMadame Anne-Laure TISSUT (Université de Rouen Normandie\, directrice de thèse)\n\nRésumé \nForme impure et irrévérente dans l’œuvre du romancier Adam Thirlwell\, le roman manifeste des affinités avec l’attitude désinvolte. Chez Thirlwell\, la désinvolture semble être une modalité spécifique de l’esprit du roman européen tel que Kundera le définit : un roman à la croisée des registres et des tonalités\, capable de dévoiler des territoires existentiels délaissés\, ou inconnus. Cette thèse interroge la valeur esthétique de la désinvolture chez Thirlwell\, à la fois mode de représentation et mode de connaissance. En tant que pensée de l’écart et du désengagement\, la désinvolture se manifeste à travers l’invention et le recyclage de catégories littéraires\, visant à rendre compte du rapport au monde oxymorique que l’homme moderne entretient avec le monde – monde où les contraires se jouxtent et se confondent\, la gravité se muant en légèreté\, le tragique en comique. On propose ainsi d’étudier dans quelles mesures la désinvolture influence une qualité de vision où la réalité assume ses qualités contradictoires et ironiques\, laissant envisager les contours de ce que l’on propose de nommer le « réalisme co(s)mique ».
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LOCATION:Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme et Société | Bâtiment 7 – 2e étage | Salle de réunion\, 17 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:José Moreno Villa en su exilio mexicano\, ochenta años después
DESCRIPTION:Esta Jornada de estudio examinará la presencia y actualidad de la obra de José Moreno Villa (1887-1955) en el ochenta aniversario del exilio republicano español de 1939. Sin olvido de todos aquellos aspectos que den testimonio del compromiso del autor con la causa de la II República española\, el encuentro quedará centrado en la producción en prosa (escritos autobiográficos\, ensayo\, obra periodística\, correspondencia) desde 1937\, con especial atención al impacto que supuso para Moreno Villa su instalación en México\, y a su evolución en el entramado intelectual y artístico trenzado por los exilados republicanos. La reunión se inscribe en el Congreso plural Ochenta años después (GEXEL / UAB ; coord. Manuel Aznar Soler : http://www.gexel.es/presentacion.html). \nCette journée d’étude examinera la présence et l’actualité de l’œuvre de José Moreno Villa (1887-1955) à l’occasion du 80e anniversaire de l’exil républicain espagnol de 1939. Sans oublier tous ces aspects qui témoignent de l’engagement de l’auteur à la cause de la IIe République espagnole\, cette rencontre se centrera sur la production en prose (écriture autobiographique\, essai\, œuvre journalistique\, correspondance) à partir de 1937. On accordera une attention particulière aux conséquences de l’installation de Moreno Villa au Mexique et à son évolution au sein des réseaux intellectuels et artistiques instaurés par les exilés républicains. La réunion s’inscrit au sein du Congreso plural Ochenta años después (GEXEL / UAB ; coord. Manuel Aznar Soler : http://www.gexel.es/presentacion.html). \nPrograma | Programme\n\n\n9h30 – Recepción y presentación | Accueil \n10h00 – Sesión 1 – Pres. Robert Coale \n10h05 – Miguel A. Olmos\, Escritos de José Moreno Villa sobre tema literario (1940-1955) \n10h30 – Orlando Sandoval Cuervo\, La extranjería y el paisaje como motores de la escritura íntima de José Moreno Villa en Cornucopia de México \n10h55 – Debate y pausa | Débat et pause \n11h15 – Sesión 2 – Pres. Sandrine Lascaux \n11h20 – Alessia Cassani\, José Moreno Villa en el Colegio de México \n11h45 – Manuel Aznar Soler\, “Doce manos mexicanas”\, dibujos y textos de José Moreno Villa \n12h10 – Debate y clausura | Débat et clôture \n13h00 – Almuerzo | Déjeuner (MDU) \nRésumés | Sumarios\n  \nManuel AZNAR SOLER\, “Doce manos mexicanas”\, dibujos y textos de José Moreno Villa\nEn mi intervención me propongo comentar «Doce manos mexicanas (Datos para la Historia Literaria)»\, un «ensayo de quirosofía»\, «dibujos y texto de de José Moreno Villa»\, que las Ediciones R. Loera y Chávez publicaron en 1941 en México con una corta tirada de cien ejemplares\, numerados y firmados por el propio autor. Se dice popularmente que la cara es el espejo del alma y\, en el «Preámbulo» de su obra\, Moreno Villa explica su atracción desde siempre por las manos de las personas «que habían producido algo de importancia para el mundo espiritual» porque\, «por mi condición de pintor he sentido siempre un vivo interés por las formas que se presentaban a mi vista». Sin embargo\, matiza que no pretende «con este esbozo de estudio hacer la competencia al quiromántico\, que pretende leer\, como la gitana\, el destino de los hombres en las rayas y montes de la palma de la mano. Si  existiera una “Quirosofía”\, me contentaba con ofrecerle los datos de mi experiencia visual y más o menos analítica». Por lo tanto\, Moreno Villa aclara el objetivo principal de su ensayo: «No voy\, pues\, a decir la buena ventura a los escritores mexicanos. Voy\, sencillamente\, a dibujar lo más fielmente posible sus manos y ofrecerlas a la “Quirosofía” en puertas o a la curiosidad de los historiadores de la literatura mexicana». Así\, Moreno Villa se decide a variar «tantito» el lema universitario de Vasconcelos\, en esta forma: «Por las manos hablará vuestro espíritu». Y analiza a continuación las manos de doce escritores maxicanos\, a saber: Alfonso Reyes\, Ermilo Abreu Gómez\, José Vasconcelos\, Octavio Paz\, Julio Torri\, Xavier Villaurrutia\, Enrique González Martínez\, Bernardo Ortiz de Montellano\, Jaime Torres Bodet\, Salvador Novo\, Carlos Pellicer y Martín Luis Guzmán. \nAlessia CASSANI\, José Moreno Villa en el Colegio de México\nEn varios escritos autobiográficos (autobiografía\, apuntes\, artículos\, cartas)\, José Moreno Villa subraya cómo el exiliarse precisamente en México fue para él algo casual\, fruto de las relaciones que tenía antes del exilio con intelectuales mexicanos y de la política acogedora de este país\, más que de una elección consciente. Sin embargo\, a pesar de no haber elegido su nueva patria\, el hecho de ser acogido en la Casa de España (luego Colegio de México) resulta fundamental para la evolución de su personalidad y de su producción artística. Además\, gracias al impulso de algunas figuras clave de esta institución\, Moreno Villa se dedicó al estudio del arte y de la cultura mexicanas\, lo que le permitió\, por una parte\, descubrir su propia españolidad\, y por la otra\, también reconocer su adhesión cultural a la nueva patria\, hasta afirmar: «estoy siendo mexicano desde hace quince años». \nMiguel A. OLMOS\, Escritos de José Moreno Villa sobre tema literario (1940-1955)\nEl exilio de Moreno Villa intensificó sus ya muy variadas actividades culturales\, literarias y artísticas\,  entre ellas los ensayos de crítica literaria\, incluidos en las compilaciones Leyendo a San Juan de la Cruz\, Garcilasso\, Fray Luis de León\, Bécquer\, Rubén Darío\, Juan Ramón Jiménez\, Jorge Guillén\, Federico García Lorca\, Antonio Machado\, Goya\, Picasso (1944) y Los autores como actores y otros intereses literarios de acá y de allá (1951). Pero los ensayos allí recogidos no agotan la aportación crítica de Moreno\, que se produce a la vez en escritos de género diverso: artículos de prensa\, como los que integrarán Cornucopia de México (1940)\, o la autobiografía Vida en claro (1944)\, entre otros. La comunidad de materias y de enfoque de todos estos textos apunta a una deliberada complementariedad\, clave en su manera de pensarse y de escribir. Sugiere también una explicación de la presencia de Moreno Villa\, discreta pero ejemplar\, en la historiografía y las memorias de un período cultural de gran brillantez\, así como de una catástrofe civil sin parangón posible. \nOrlando SANDOVAL CUERVO\, La extranjería y el paisaje como motores de la escritura íntima de José Moreno Villa en Cornucopia de México\nMéxico\, 1937: José Moreno Villa se define en la prensa mexicana como un miliciano activo de la cultura republicana española. Tres años más tarde se pregunta en una lengua ya híbrida por las razones que impiden la plena «incorporación» de vocablos mexicanos en España. Y después de un decenio\, sin que sepamos muy bien por qué\, termina pasando por alto su opinión hecha pública sobre la aparente influencia que ejerce en un escritor el cambio de país. Gran cuenta de ello lo da su diario de viajes Cornucopia de México\, cuya lectura nos permite explorar las visiones íntimas que el autor produce al poner por escrito sus vivencias en territorio mexicano. En este trabajo de Moreno Villa veremos cómo la extranjería puede matizar la percepción espacial y dar vía libre a la imaginación cuando se trata de fijar el recuerdo mediante la escritura. \nOrganisation et contact : miguel.olmos@univ-rouen.fr \n Télécharger le programme
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 | Salle A509\, 1 Rue Thomas Becket\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:Pensée identitaire et cosmopolitisme Martin Heidegger / Ernst Cassirer (Davos 1929-Paris 2019)
DESCRIPTION:Bien au-delà de la seule philosophie\, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l’histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. \nUn nouveau regard s’impose\, à la lumière des œuvres publiées depuis. Les vingt-cinq tomes de l’édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007 auxquels s’ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger\, édition de référence mais sans garantie scientifique\, une dizaine reste programmée\, mais d’ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d’engager une relecture critique de l’ensemble. \nC’est donc à présent seulement que l’on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux philosophes. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences\, en particulier celles de la culture\, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant\, les oppositions entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l’ontologie identitaire ; enfin\, entre la possibilité même d’une éthique ou son rejet de principe. \nTous ces thèmes contradictoires exigent aujourd’hui une révision critique\, non seulement rétrospective\, mais ancrée dans le présent. Au-delà même de la philosophie\, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent en effet ces deux voies qui s’opposent aujourd’hui. \nAvec le soutien de l’Université Européenne de la Recherche (Paris)\, du Centre Georg Simmel – Recherches franco-allemandes en sciences sociales\, EHESS-CNRS\, UMR 8131)\, de l’ERIAC (Université de Rouen Normandie) et de l’Institut Ferdinand de Saussure. \nJournée d’études organisée par Emmanuel Faye\, Jean Lassègue et François Rastier \nProgramme\n\n10h00-10h30 – Heinz Wissmann (directeur d’études\, EHESS)\, Remarques sur un débat avorté. \n10h30-11h00 – Emmanuel Faye (professeur de philosophie\, université de Rouen Normandie)\, Davos\, 1929: enjeux\, jalons et résolution philosophique d’un conflit. \n11h00-11h30 – Sidonie Kellerer (chercheuse\, université de Cologne)\, Émancipation ou soumission. Deux conceptions opposées du langage. \n11h30-12h00 – Muriel van Vliet (lycée Chaptal – Saint-Brieuc et université Rennes 1)\, Peur et politique selon Cassirer et Heidegger. \n12h00-12h30 – François Rastier (directeur de recherche\, CNRS)\, Heidegger\, Cassirer et les sciences de la culture. \n12h30-14h00 – Pause déjeuner. \n14h00-14h30 – Jean Seidengart (professeur\, université Paris Ouest La Défense)\, La force formatrice de l’esprit et le dépassement de la finitude chez Cassirer : un premier jalon vers la métaphysique des formes symboliques. \n14h30-15h00 – Jean Lassègue (directeur de recherche\, CNRS)\, Un legs de Cassirer à Davos : le transcendantal comme ressource interprétative . \n15h00-15h30 – Fabien Capeillères (maître de conférences\, université de Caen Normandie)\, Que peut une métaphysique ? Sur les enjeux contemporains de l’interprétation de Kant. \n15h30-16h00 – Pause. \n16h00-16h30 – Leonore Bazinek (université de Rouen Normandie)\, Culture et rationalité. Un aperçu de « Ernst Cassirer. The Last Philosopher of Culture » d’Edward Skidelsky  \n16h30-17h00 – Carole Maigné (professeure ordinaire\, université de Lausanne)\, L’ordinaire et le symbolique : l’anthropologie chez Cassirer et Geertz . \n17h00-18h00 – Table-ronde et discussion générale. \n18h00 – Apéritif. \nRésumés\n\nHeinz Wissmann\nDirecteur d’études\, EHESS\nRemarques sur un débat avorté\nEn récusant d’emblée\, au nom du souci existentiel qui rive le sujet authentique\, en tant que simple être-là\, à l’expérience intime de sa finitude\, la problématique de l’intersubjectivité\, dont Cassirer avait fait la trame de son projet philosophique\, Heidegger n’avance pas une thèse susceptible d’être discutée\, mais invalide l’idée même du débat auquel il se trouve convié. Sans jamais tenir compte\, fût-ce de manière critique\, des raisonnements de son interlocuteur\, il leur oppose une radicale fin de non recevoir. Toutes les tentatives de Cassirer de dégager un accord minimal\, pouvant servir de point de départ à une discussion approfondie\, se heurtent à ce refus de principe\, où affleure l’intolérance qui caractérise les partis pris dogmatiques. Fidèle à sa stratégie de « destruction » de la métaphysique\, qui le conduit à rejeter en bloc l’héritage kantien assumé par le néokantisme\, Heidegger oblige Cassirer à défendre un certain nombre de positions dépassées\, pour la seule raison\, bien trop subtile\, d’avoir rendu leur propre dépassement possible. Aussi\, à aucun moment\, la fécondité réflexive du criticisme\, dont témoigne la genèse de la Philosophie des formes symboliques\, n’a-t-elle pu être abordée. C’est pourquoi le débat annoncé a finalement tourné court. \nEmmanuel Faye\nProfesseur de philosophie\, université de Rouen Normandie\nDavos\, 1929: enjeux\, jalons et résolution philosophique d’un conflit\nLa rencontre de Davos entre Cassirer et Heidegger de 1929 n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans la longue durée et revêt une signification philosophique et politique de fond qu’il s’agira de dégager\, dans un tout autre esprit que l’ouvrage de 2010 de Peter Gordon. \nSidonie Kellerer\nChercheuse\, Université de Cologne\nÉmancipation ou soumission. Deux conceptions opposées du langage\nDans une large mesure\, la nature du rapport de Heidegger au langage n’a pas été comprise. C’est pourtant une clef pour comprendre l’histoire de la réception de Heidegger.\nLors du débat entre Heidegger et Cassirer en 1929 à Davos le modérateur fit judicieusement remarquer : « Ces Messieurs parlent des langages tout à fait distincts ». Heidegger n’y trouva rien à redire et souligna au contraire que son propos « ne se laisse pas traduire par un concept de Cassirer ». Cassirer pour sa part y opposa la conviction qu’il « existe quelque chose tel que le langage. Et quelque chose telle qu’une unité au-delà de l’infinité des différentes manières parler. Cela constitue pour moi le point décisif ».\nAussi la rencontre à Davos ne fut pas un réel dialogue\, mais bien plutôt l’occasion pour Heidegger de discréditer la philosophie cassirerienne de la culture et assurer une respectabilité à une vision du monde anti-rationaliste.\nLa contribution caractérisera les deux conceptions du langage qui sous-tendirent le ‘débat’ de Davos\, en montrant en particulier que le structuralisme langagier de Cassirer n’a rien de formaliste\, contrairement à la caricature qu’en présenta Heidegger. \nMuriel van Vliet\nUniversité Rennes 1\nPeur et politique selon Cassirer et Heidegger\nCette contribution explicite la conception cassirerienne de la philosophie de la culture\, selon laquelle la pensée mythique permet un premier processus de distanciation pour contrer\, par le rituel collectif\, la peur liée à l’absence de connaissance scientifique des lois de la nature — la pensée mythique permettant toutefois de premiers concepts qui préparent indirectement la science et une forme de rationalisme universaliste.\nEn revanche\, la conception existentialiste de Heidegger part de l’angoisse individuelle d’être jeté là et l’approfondit au lieu de de la conjurer\, pour finir par se réfugier dans une réflexion sur le fait d’habiter authentiquement le monde\, condamnant technique\, science et raison.\nDans la continuité de sa conception de la culture comme louable distanciation du sujet et de l’objet\, Cassirer défend une démocratie republicaine fondée sur la raison\, tandis que heidegger defend une conception nationaliste du territoire\, prête à une forme de violence et d’irrationalité. La conception de la conscience\, de l’imagination et de la liberté diffère chez ces deux auteurs\, ce qui sera approfondi pour comprendre leurs divergences. La réflexion partira de Davos pour s’ouvrir à des écrits datés de la seconde guerre mondiale\, dont Le Mythe de l’État et les Cahiers noirs. \nFrançois Rastier\nDirecteur de recherche\, CNRS\nHeidegger\, Cassirer et les sciences de la culture\nAu tournant du siècle précédent\, les révolutions scientifiques en mathématiques et en physique ont bouleversé la tradition ontologique\, dissipant notamment la notion de substance et relativisant l’espace comme le temps. Après en avoir tiré les conséquences majeures\, Cassirer réfléchit le développement des sciences de la culture  tout en précisant la spécificité de leur champ.\nPour mener un combat « au couteau » (sic) contre la rationalité et restaurer le primat mythico-religieux dans la pensée\, Heidegger tente dès Sein und Zeit d’annuler la révolution ontologique qui menace sa métapolitique et sa mystique identitaire : pour cela\, il récuse sans appel la science — d’Anaximandre à Einstein. Outre ce refus\, les Cahiers noirs multiplient les condamnations de la culture\, jugée enjuivée et cosmopolite. Elles semblent d’autant plus actuelles que la déconstruction a trouvé un écho dans les Cultural studies qui postulent\, selon les termes de Derrida\, la « colonialité essentielle » de la culture.\nPrès d’un siècle après Davos\, le choix reste ouvert pour les sciences de la culture. À une pensée mythique\, qui sous-tend les polémiques éliminatoires\, s’oppose une réflexion critique sur les formes symboliques que sont le mythe\, le langage\, la technique et les autres institutions. \nJean Seidengart\nProfesseur\, Université Paris Ouest La Défense\nLa force formatrice de l’esprit et le dépassement de la finitude chez Cassirer : un premier jalon vers la métaphysique des formes symboliques\nÀ l’occasion de la confrontation de Davos avec Heidegger\, Cassirer rappelait en 1929 que c’est précisément le dépassement de la finitude (expression que nous aurons à préciser) qui permet de définir l’homme\, car l’essence de l’homme réside non pas dans ce qui l’enracine dans son environnement existentiel\, mais dans ce qu’il a à être en tant que\, comme dit Kant : « législateur (als Gesetzgebend) absolument a priori en vue de sa propre existence et déterminant aussi cette existence elle-même » [Ak iii\, 280]. Or\, c’est avant tout la fonction symbolique qui permet à l’esprit de s’arracher au jeu des forces vitales pour entrer dans le monde de la culture et surmonter le dualisme métaphysique du sensible et de l’intelligible\, rendant ainsi accessibles diverses formes de dépassement. C’est d’ailleurs l’énergie symbolisante que Cassirer appelle « la force formatrice de l’esprit » qui permet à l’homme de transcender l’espace pragmatique de la vie quotidienne à travers les différentes formes du mythe\, de l’art\, de la religion et de la science. Certes\, bien que la seule conscience individuelle de notre propre finitude soit insuffisante pour nous élever au-dessus d’elle\, c’est notre appartenance à l’humanité toute entière par le truchement de la symbolicité qui nous ouvre au champ illimité de la culture. L’objet de notre contribution sera donc de réactiver la cohérence forte entre ces thèmes (dont Heidegger s’est délibérément écarté) en vue de montrer comment ils conduisirent Cassirer dès la fin des années vingt à concevoir ce qu’il appellera « la métaphysique des formes symboliques ». \nJean Lassègue\nDirecteur de recherche\, CNRS\nUn legs de Cassirer à Davos : le transcendantal comme ressource interprétative\nIl s’agira dans cet exposé de plaider pour Cassirer moins par la lettre du texte conservé du débat de Davos avec Heidegger\, somme toute assez peu informatif\, que par ce que sa philosophie permet aujourd’hui d’entreprendre. Cassirer n’est sans doute pas parvenu à défendre à Davos l’idée que la philosophie transcendantale pouvait constituer une ressource qui dépasse la situation épistémologique propre à Kant. Pourtant\, en déployant une interprétation transcendantale de la relativité einsteinienne\, Cassirer avait montré dès le début des années 1920 comment le projet kantien pouvait continuer à servir de ressource interprétative pour les sciences de son temps pourvu que l’on suive la perspective qui est la sienne\, centrée sur le symbole. Pour corroborer cette démarche que Heidegger à Davos a su éviter de voir parce qu’elle avait eu pour principal objet les sciences de la nature\, il aurait sans doute fallu la compléter par une démarche transcendantale analogue ayant les sciences sociales pour objet. Je me propose d’aller dans cette direction et de me demander ce qu’aurait été une philosophie cassirérienne du droit que les événements historiques ultérieurs ne lui ont pas permis entièrement d’écrire en me servant de la perspective transcendantale comme d’une ressource pour les sciences sociales d’aujourd’hui. \nFabien Capeillères\nMaître de conférences\, université de Caen Normandie\nQue peut une métaphysique ? Sur les enjeux contemporains de l’interprétation de Kant\nIl s’agit de revenir\, en les élargissant et les contextualisant\, sur les schémas interprétatifs du Kantisme qui ont fait l’objet explicite du débat de Davos. On cherche à saisir ce qu’impliquent et ce qu’interdisent les différentes structures métaphysiques convoquées\, du point de vue de la conception de l’humain. \nLeonore Bazinek\nUniversité de Rouen Normandie\nCulture et rationalité. Un aperçu de « Ernst Cassirer. The Last Philosopher of Culture » d’Edward Skidelsky\nNous proposons une approche critique d’un ouvrage curieux\, reçu avec enthousiasme aux États-Unis. (liste de comptes-rendus: https://press.princeton.edu/titles/8806.html). L’auteur défend à toute force que Cassirer aurait été le dernier philosophe de la culture. Comme il aurait échoué\, tout l’humanisme allemand aurait échoué. Il ne reste que Heidegger : cette thèse est posée sur le mode du constat dès l’« Introduction » et l’auteur se réfère pour cela à Davos 1929.\nNotre analyse s’attache notamment à la méthodologie que l’auteur met en œuvre. Nous présentons brièvement l’ensemble pour nous concentrer ensuite sur les pages qui discutent explicitement cette rencontre de Davos. \nCarole Maigné\nProfesseure ordinaire\, université de Lausanne\nL’ordinaire et le symbolique : l’anthropologie chez Cassirer et Geertz\nDans un texte célèbre\, « La description dense »\, introduction à Interpretation of cultures (1973)\, Clifford Geertz ouvre son argumentation par une référence à Philosophy in a new key de Suzanne Langer et la clôt en sa dernière page par un hommage à Ernst Cassirer\, enchâssant donc sa démarche d’ethnographe en écho à la philosophie des formes symboliques et à son héritage américain. Il me semble qu’il y a là encore matière à réflexion\, malgré le poids de la littérature critique sur le sujet\, et ceci pour au moins deux raisons : le projet de Cassirer se voit confronté aux débats de l’anthropologie contemporaine et notamment au refus chez Geertz de ce terme même au profit de « l’ethnographie »\, ce qui est une décision philosophique ; plus avant encore\, il se voit confronté de manière souterraine mais intense à la philosophie du langage ordinaire américaine\, qui interroge à nouveaux frais ce que signifie le « symbolique » dans la culture. Notre contribution discutera le statut du langage et de la culture dans les deux cas\, notamment le scepticisme linguistique propre à la philosophie du langage ordinaire qui n’a rien de cassirérien. L’enjeu restera bien l’anthropologie possible de l’animal symbolique que définit l’Essai sur l’homme et propose au fond ainsi\, quoiqu’indirectement\, une des réponses possibles au débat de Davos entre Heidegger et Cassirer en 1929.
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DESCRIPTION:Dans la vie quotidienne\, dans la langue\, dans la littérature\, dans tous genres de spectacles\, et jusque dans la réflexion intellectuelle\, le récit reste une forme de communication courante\, sinon incontournable. Le narratif notamment demeure un mode privilégié dans la production littéraire contemporaine (contes\, romans\, autobiographies et mémoires\, entre autres). Mais au-delà de la littérature\, toute occasion est propice à raconter quelque chose\, en insérant un récit dans le discours ; d’ailleurs\, certaines expériences\, certains cheminements\, ne peuvent se transmettre que par le biais de la narration. Le narratif n’est pas non plus un phénomène exclusivement littéraire ou linguistique : dans les arts du spectacle\, la diégèse s’accomplit en partie à travers une gestuelle\, les mouvements scéniques ou la respiration des locuteurs. Enfin\,  le narratif est également devenu un mode d’interprétation presque autonome : on parle de nos jours de “gagner” ou de “perdre” le “récit” d’une situation conflictuelle vis à vis du public ; enfin\, n’importe quelle suite d’événements\, publics ou privés\, peut être saisie sur le mode narratif\, comme s’il s’agissait d’une fable. \nAu cours de cette année universitaire 2019-2020\, nous proposons aux doctorants du programme littéraire\, ainsi qu’à tout autre chercheur ou doctorant intéressé\, un cycle de rencontres autour de la notion du narratif\, et cela dans une double perspective. Nous envisageons tout d’abord de récenser les narrations qui font partie de nos corpus d’étude\, qu’ils soient littéraires ou non ; parmi les recherches spécifiquement littéraires\, portant sur des récits fictionnels\, mémoriels ou autres\, on s’appliquera à clarifier les aspects du narratif abordés: les temps\, les lieux\, les choix d’énonciation\, élocutifs ou stylistiques\, les rythmes narratifs\, enfin les divers rôles des narrateurs; on n’omettra pas les aspects contextuels des oeuvres narratives et\, notamment\, leur réception\, leur diffusion ou leurs transpositions. En deuxième lieu pourraient être abordées les modalités d’intervention d’autres récits dans les exposés doctoraux. Comment et dans quelle mesure a-t-on recours au biographique\, à l’anecdotique\, à l’historique ? Quelle est la part du récit dans les apports critiques de l’histoire de la littérature et de l’histoire tout court ? Dans quelle mesure l’interprétation critique – soit le discours que l’on tient sur les œuvres littéraires dans le but d’en faire apparaître la teneur et la portée – dépend-elle des paradigmes de la critique contemporaine et de ses “grands récits” (discours sur l’inconscient\, discours activistes\, discours post-moderne\, discours sur le genre). \nLors de ce cycle de rencontres\, il s’agira surtout de faire le point sur les travaux des doctorants en cours : les doctorants seront appelés à exposer l’état de leurs recherches respectives\, dans l’une ou l’autre des optiques évoquées ci-dessus\, mais non exclusivement. L’objectif est d’esquisser  une carte des rôles du narratif dans nos travaux\, en vue de constater les recoupements de nos intérêts de recherche\, de favoriser les échanges et de stimuler la progression dans l’élaboration des thèses\, quel que soit l’état de développement où elles se trouvent. L’intervention ponctuelle de participants extérieurs est envisagée\, et une journée d’étude viendra clore les activités de l’année. \nMerci aux étudiants et aux chercheurs souhaitant assister à ces rencontres de nous confirmer leur participation et leurs domaines d’intérêt dès à présent et avant le 21 octobre.
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SUMMARY:« Claiming America » : Poétique de la transgressivité dans l’œuvre de Maxine Hong Kingston
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Christelle Siw Chin Ha Soon \n« “Claiming America” : Poétique de la transgressivité dans l’œuvre de Maxine Hong Kingston » \nJury : \n\nMadame Nicoleta ALEXOAE-ZAGNI (Université Paris 8)\nMonsieur Michel FEITH (Université de Nantes\, rapporteur)\nMadame Marie-Agnès GAY (Université Lyon 3)\nMonsieur Sämi LUDWIG (Université de Haute-Alsace\, rapporteur)\nMadame Anne-Laure TISSUT (Université de Rouen Normandie\, directrice de thèse)\n\nRésumé \nCette thèse a pour objectif d’étudier l’intégralité des œuvres de Maxine Hong Kingston à la lumière de la thématique de la multi-appartenance. L’écriture de Kingston\, éminemment transgressive\, soulève le problème d’une identité plurielle pour un sujet entre deux cultures\,  en l’occurrence chinoise et américaine\, et les questionnements qui la parcourent sont au cœur de la littérature sino-américaine et plus largement asiatico-américaine. Mettant en scène des personnages pris dans un entre-deux\, l’écrivaine explore la difficulté pour les immigrés de trouver leur place sur la terre d’accueil\, et ce d’autant plus quand cette dernière manifeste une méfiance radicale face au groupe ethnique dont ils sont issus.  En repoussant systématiquement les limites imposées\, Kingston ouvre son écriture à tous types d’espaces et de cultures\, déconstruisant ainsi les stéréotypes nuisant à une bonne compréhension de la littérature sino-américaine\, dont les qualités littéraires n’ont pas été toujours reconnues. Qu’il s’agisse d’espaces géographiques ou d’espaces génériques\, l’écrivaine montre comment la situation d’entre-deux\, bien qu’instable\, peut permettre la construction d’une identité complexe. Tout en réaffirmant leurs liens avec leur terre natale\, les personnages de Kingston « revendiquent l’Amérique » comme étant également leur terre\, remettant ainsi en cause l’idéal d’une Amérique blanche. Engagée aussi bien sur le plan politique que littéraire\, Maxine Hong Kingston présente une image complexe et inclusive de l’identité américaine qui englobe tout individu ayant participé à la construction de la nation\, quelle que soit son origine ethnique\, et rappelle ainsi le potentiel éminemment politique de la littérature.
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SUMMARY:Une contribution à l’histoire des théories du dialogue à Rome
DESCRIPTION:Soutenance d’Habilitation à diriger des recherches de M. Jean-Pierre de Giorgio \n« De l’écriture de soi au dialogue à Rome »\nLe dossier comprend un mémoire inédit :\n« Une contribution à l’histoire des théories du dialogue à Rome » \nJury : \n\nMadame le Professeur Clara Auvray-Assayas (Université de Rouen Normandie\, directrice)\nMadame le Professeur Anne Balansard (Aix-Marseille Université)\nMonsieur le Professeur Dominique Ducard (Université Paris-Est Créteil)\nMadame la Directrice d’études Virginie Leroux (EPHE)\nMonsieur le Professeur Gernot Michaël Müller (Universität Bonn)\n\nLa soutenance sera suivie d’un pot convivial auquel vous êtes cordialement invités
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