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SUMMARY:La Dialektik der Aufklärung\, sa méthode et ses sources : la critique du rationalisme peut-elle être de gauche ?
DESCRIPTION:Conférence de Stéphanie Roza\, chargée de recherches au CNRS. \nLe texte Dialektik der Aufklärung représente une rupture par rapport à la démarche marxiste et rationaliste de l’École de Francfort dans les années 1930. Malgré les nombreux commentaires présentant le texte comme une critique de la seule raison instrumentale\, on peut facilement montrer que les deux auteurs s’en prennent en réalité à la raison elle-même\, avec une radicalité que leur façon d’écrire a souvent dissimulée. Nous reviendrons sur la structure de l’ouvrage\, ainsi que sur le rapport que les deux philosophes entretiennent avec leurs illustres prédécesseurs\, notamment Kant et Nietzsche. Ce prisme permettra de mettre en évidence l’alliance paradoxale et inédite de deux auteurs classés à gauche avec la tradition des anti-Lumières. \nStéphanie Roza est chargée de recherches au CNRS (IRCL\, Université Paul-Valéry). Spécialiste de la Révolution Française\, elle travaille actuellement sur l’héritage des Lumières dans les gauches socialiste\, anarchiste et communiste de 1789 à nos jours. À paraître : « Michel Foucault\, les Lumières et la tradition socialiste » dans la revue Diderot Studies.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 | Salle A509\, 1 Rue Thomas Becket\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
CATEGORIES:Conférences & Tables rondes
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SUMMARY:La souveraineté corporelle des femmes comme enjeu politique. Régulation de l’IVG et redéfinition du sujet citoyen·ne dans l’Espagne et le Chili post-dictatorial
DESCRIPTION:Anne-Claire Sanz-Gavillon est maître de conférences en études hispanophones au département de LEA de l’Université de Rouen-Normandie (ERIAC) \nEn Espagne\, depuis 2010\, toute femme âgée de plus de 18 ans peut demander une interruption volontaire de grossesse (IVG) sans restriction pendant les 14 premières semaines de grossesse. Cependant\, cet acquis demeure extrêmement fragile. En 2013\, un projet de loi visant à limiter drastiquement le recours à l’IVG fut porté par le gouvernement conservateur de Mariano Rajoy avant d’être abandonné devant les importantes mobilisations organisées dans tout le pays par les organisations féministes. Aujourd’hui\, la montée en puissance du parti d’extrême droite Vox et son alliance avec les partis de la droite traditionnelle et modérée laisse craindre de futures attaques contre l’autonomie procréative des femmes espagnoles. De l’autre côté de l’Atlantique\, au Chili\, la loi de dépénalisation partielle de l’interruption de grossesse a  été déclarée constitutionnelle en 2017\, mettant ainsi fin à vingt huit ans d’interdiction totale de l’avortement. Aussi restrictive qu’elle puisse apparaitre la nouvelle législation chilienne constitue un symbole fort en Amérique Latine où le conservatisme gagne du terrain comme l’a récemment prouvé l’élection présidentielle brésilienne. \nEn retraçant l’histoire de la régulation de l’avortement dans les sociétés espagnole et chilienne et en examinant les arguments\, stratégies et répertoires d’action mobilisés par les militant.e.s pro-choix et anti-choix\, nous nous proposons d’examiner\, dans ces deux démocraties « récupérées »\, le rapport de l’État au corps des femmes\, pensé comme l’espace où s’incarne physiquement la citoyenneté. Ainsi\, derrière le combat des femmes pour le droit à disposer de leur corps et les résistances auxquelles elles se heurtent\, se pose la question de la (re)définition du sujet citoyen.ne et des normes de genre dans deux États où la discrimination fondée sur le genre a été érigée en norme juridique\, sociale et culturelle par une dictature militaire. \nRépondante : Sandra Gondouin.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 | Salle du CETAS (A506)\, 1 Rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76451\, France
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SUMMARY:Une manifestation du cycle de Jespersen en grec ancien : emphase en synchronie\, impasse en diachronie
DESCRIPTION:Dans le cadre bien connu du renouvellement des indéfinis négatifs\, on admet généralement que les nouvelles formes ont une valeur pragmatique\, dite « emphatique »\, avant que ces nouvelles formes ne soient employées par défaut. La notion d’emphase mérite cependant d’être précisée et appuyée sur des critères linguistiques. C’est le but principal de cette présentation\, qui s’appuie sur les données du grec de la fin de la période classique (première moitié du IVe siècle avant notre ère). \nLe renouvellement considéré est le suivant : à la fin de l’époque classique\, l’indéfini négatif par défaut οὐδείς [u:dé:s] (‘aucun’\, ‘rien’) est scindé en deux mots graphiques et fonctionnels οὐδ(έ)… εἷς [u:dé hê:s] (‘pas même… un seul’)\, ce qui conduit à redonner à l’indéfini négatif son sens originel et motivé. Le phénomène est bien connu des hellénistes\, qui l’expliquent habituellement comme une manifestation du cycle de Jespersen\, dans une acception lâche de la notion\, c’est-à-dire comme un renforcement sémantique de l’indéfini négatif. Les formes scindées qui en résultent sont donc décrites comme des indéfinis négatifs emphatiques. \nUne telle approche fait émerger une question qui n’a jamais été étudiée jusqu’à présent : si les formes scindées sont emphatiques\, elles n’ont donc pas exactement le même sens que les formes univerbées. Les différences concernent la portée de la négation\, la possibilité d’emploi comme termes à polarité négative\, les possibles emplois quantifiants. La différence la plus frappante porte sur l’effet abaissant de la négation\, une caractéristique qui n’est pas toujours observée dans les formes scindées\, contrairement aux formes univerbées. Il s’agit donc d’examiner précisément les critères qui différencient les formes scindées des formes univerbées. Pour ce faire\, je m’appuie sur un corpus de prose classique pour tester les différents critères et rendre compte des emplois réellement attestés. \nÀ travers cette étude de cas\, je montrerai que le développement diachronique n’est pas aussi simple qu’il y paraît et que la valeur emphatique est un effet secondaire provoqué par des caractéristiques proprement linguistiques liées à la focalisation et à la quantification. \nCamille DENIZOT est maître de conférences de linguistique grecque à l’université Paris Nanterre. Ses recherches portent sur la syntaxe\, la sémantique et la pragmatique du grec ancien. Après avoir travaillé sur les formes linguistiques de l’injonction dans cette langue (Donner des ordres en grec ancien. Étude linguistique des formes de l’injonction\, 2011\, Mont-Saint-Aignan\, PURH)\, elle s’intéresse à présent à plusieurs questions : dans une perspective pragmatique\, aux questions de politesse et à l’exclamation\, et dans une perspective syntaxique et sémantique\, à l’expression de l’éventualité et aux négations multiples du grec.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 6e étage | Salle A600\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:Underground and Mainstream in Cultural Production in Britain and Ireland since 1979
DESCRIPTION:Journée d’étude coorganisée par John Mullen (Université de Rouen Normandie – ERIAC) et Frédéric Armao (Université de Toulon – Babel)\, avec le soutien du laboratoire Babel (EA 2649 – Université de Toulon)\, du Centre de Recherches et d’Etudes en Civilisation Britannique (CRECIB) et de l’ERIAC (EA 4705 – Université de Rouen Normandie). \nUnderground music\, underground cinema\, underground hip hop culture\, underground scene … the idea of “underground” originally connected to clandestine resistance networks under oppressive regimes\, has frequently been linked to different activities of cultural production. Often claimed by practitioners themselves as a badge of honour\, or a sign that they have managed to partially break free from market forces\, it contrasts with the label “mainstream” usually attributed from the outside\, or left unsaid. Mainstream cinema\, mainstream contemporary art\, and so on. \nOur day conference aims at looking at these two concepts and some of the ways they have played out in Britain and Ireland in recent decades. We take 1979 as a starting point given its reputation as the beginning of a long period of domination of neoliberal ideology little associated with “underground values”. The explorations during this day conference might include some of the following questions\, but other angles are welcome. Areas examined will include popular music\, public cultural policy\, visual arts\, theatre\, cinema\, journalism and sport. \nProgramme\n  \n10h30 – John Mullen (Université de Rouen Normandie)\, Perceptions de “Underground” et “Mainstream” dans la culture britannique au XXIe siècle. \n10h45 – Mathilde Bertrand (Université Bordeaux-Montaigne)\, Against the Grain: Community Photography into the 1980s. \n11h15 – Youssef Ferdjani (Université de Toulon)\, From the Bristol underground scene to Sotheby’s: The paradoxical status of Banksy. \n12h00 – Pause méridienne \n14h15 – Philippe Birgy (Université Toulouse II Jean Jaurès)\, From Post-Punk to PC Music: Subcultural discourses and practices in two underground scenes (1979\, 2015). \n14h45 – Jeremy Tranmer (Université de Lorraine)\, Independent labels in the 1980s: between the underground and the mainstream. \n15h15 – Pause café \n15h45 – Frank Rynne (Université de Cergy-Pontoise)\, From the Sweet Vale of Avoca to The Guns of Brixton: A testimonial of 3 decades in the counterculture in Dublin and London with Frank Rynne. \n16h15 – Frédéric Armao (Université de Toulon)\, Underground” et “Mainstream” au Royaume-Uni et en Irlande : enjeux et perspectives. \n16h30 – Clôture de la journée d’étude \n19h30 – Dîner en ville \n Télécharger le programme
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LOCATION:Université de Toulon | Campus du Centre Ville | Salles FA.610 et FA.701\, 70 Avenue Roger Devoucoux\, Toulon\, France
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SUMMARY:De l’abolition aux réparations (États-Unis-France) Collection récits d’esclaves : Hommage à Anne Wicke
DESCRIPTION:Matinée pour les agrégatifs de Rouen (en anglais) : « Les Africains-Américains dans le mouvement abolitionniste : Intellectuels et anonymes » \n9h30 – Accueil \n9h45 – Ouverture Carine Lounissi (Université de Rouen Normandie) \n10h00 – Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot)\, « The Neglected Period of Antislavery in America\, 1808-1831: a Reappraisal » \n10h30 – Michaël Roy (Université Paris Nanterre)\, « ‘My own little personal war on slavery’: Abolition and the Rhetoric of War » \n11h00 – Discussion \n11h15 – Pause café \n11h30 – Sandrine Ferré-Rode (Université de Versailles-Saint Quentin) : « Frederick Douglass\, Henry Bibb and the Contest for Black Leadership » \n12h00 – Steven Sarson (Université Jean Moulin Lyon 3) : « The ‘illustrious Fathers of this Republic’: Frederick Douglass on the Founders\, the Fourth of July\, the Declaration of Independence\, and the Constitution » \n12h30 – Discussion \n12h45 – Déjeuner \nAprès-midi (en français) \n14h15 – Hommage à Anne Wicke (Florence Cabaret\, Université de Rouen Normandie et Marc Amfreville\, Université Paris-Sorbonne) \n14h45 – La collection créée par Anne et son avancement : Marie-Jeanne Rossignol\, Claire Parfait et Eric Saunier.  Présentation du dernier volume (Sandrine Ferré-Rode et Anne-Laure Tissut) avec lecture d’extraits\, et du prochain volume (Françoise Clary) \n15H30 – Table ronde sur la mémoire de l’esclavage France-Amériques\, avec :\nÉric Saunier (Université du Havre Normandie)\, Bernard Michon (Université de Nantes)\, responsables du n°7/2018 de la Revue du philanthrope\, consacré aux « Ports négriers et la mémoire de l’esclavage »\, Erick Noël (Université des Antilles) et Cécile Bertin-Elisabeth (Université des Antilles)\, co‑responsables du n°8/2019 de la Revue du philanthrope\, consacré aux « Libres de couleur »\, Jean-Marc Masseaut\, rédacteur en chef de la revue Les anneaux de la mémoire\, Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot) et Claire Parfait (Université Paris 13/délégation CNRS au LARCA\, Université Paris Diderot) \n16h30-17h15 – Cocktail \nOrganisateurs : Luc Benoît à la Guillaume\, Carine Lounissi\, Anne-Laure Tissut (Université de Rouen Normandie)\, Claire Parfait (Université Paris 13/délégation CNRS au LARCA\, Université Paris Diderot)\, Marie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot)\, Michaël Roy (Université Paris Nanterre) \nRÉSUMÉS\n \nMarie-Jeanne Rossignol (Université Paris Diderot) : « The Neglected Period of Antislavery in America\, 1808-1831: A Reappraisal »\nMost of the (traditional and recent) scholarship on antislavery in the United States focuses on two periods: 1/the Revolution\, War of Independence and Founding when thousands of African-Americans were freed in the North and in the South and the institution of slavery was questioned 2/the decades between 1830 and 1860 when immediatists radicalized the antislavery movement by introducing new methods\, goals and activists. My paper will argue that the period between 1815 and 1830\, usually neglected by the historiography\, is central to understanding the eventual move to immediatism. Both western expansion and the rise of colonization explain the evolution of antislavery. \nMichaël Roy (Université Paris Nanterre) : « Abolition and the Law »\nThis paper will look at abolitionists’ fraught relationship with the law between the end of the eighteenth century and the passage of the Thirteenth Amendment abolishing slavery in the United States in 1865. From early slave codes defining enslaved persons as property and “black laws” restricting the rights of free African Americans to the Fugitive Slave Law of 1850 and the Dred Scott decision of 1857\, slavery and the subjugation of black people were firmly entrenched in the U.S. legal system. How did first-wave and second-wave abolitionists confront and critique the law of slavery? Did they use “legal tactics” (Richard Newman) or on the contrary preach disobedience to unjust laws? In what ways were their speeches and writings pervaded by a “juridical rhetoric” (Jeannine Marie DeLombard)? In their fight against what Frederick Douglass called the “gross injustice” of slavery\, abolitionists developed strategies that both relied on and subverted the law. \nSandrine Ferré-Rode (Université de Versailles-Saint Quentin)\, « Frederick Douglass\, Henry Bibb and the Contest for Black Leadership »\nRelying on their narratives\, on some of Douglass’s essays and on the articles and correspondence published in their respective newspapers\, this paper will attempt to provide a thorough understanding of the Douglass / Bibb rapport\, especially by analyzing the various avatars of their alternately concurrent or rival discourses. First\, special emphasis will be placed on the reasons and consequences of Douglass’s and Bibb’s engagement in two dissenting branches of the abolitionist movement (the American Anti-Slavery Society for the former and the American and Foreign Anti-Slavery Society for the latter)\, a divergence which laid the ground for the climactic 1849 “Bibles for Slaves campaign” controversy. Second\, this paper will showcase the two men’s stances in the long-standing debate over African-American emigration as a solution to achieving “racial uplift” beyond American borders. In an attempt to better understand the transnational nature of their anti-slavery activities\, special attention will be devoted to delineating Douglass’s and Bibb’s experiences in the province of Canada West. \nSteven Sarson (Université Jean Moulin\, Lyon 3) : « The ‘illustrious Fathers of this Republic’: Frederick Douglass on the Founders\, the Fourth of July\, the Declaration of Independence\, and the Constitution »\nOn 5 July 1852 Frederick Douglass gave one of his most famous orations\, one in which he expressed the balance between the horrors of slavery and the promises of American republicanism\, as had been evolving in his mind for some time. Douglass had begun his abolitionist career as a Garrisonian critic of slavery’s constitution and an advocate of northern secession. And indeed in “What to the slave is the Fourth of July?” he trenchantly detailed the horrors of slavery\, the domestic slave trade\, the nationalization of the “peculiar institution”\, and the hypocrisy of celebrating American democracy while supporting American slavery. Yet\, precisely because of these details\, this critique\, and of Douglass’s own personal experience of enslavement\, what is perhaps most striking about this oration is its optimism—a Whiggish optimism grounded in the ideals of America’s founders\, in the egalitarian and libertarian principles of the Declaration of Independence and Constitution\, and which he believed by this stage in his career foretold the end of enslavement. This paper thus shows how Douglass had moved himself into the mainstream of American politics by rhetorically moving abolitionism to the centre of American republicanism. \n Télécharger le programme\n Télécharger l’affiche
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SUMMARY:Poésie et violence
DESCRIPTION:Journée d’études orgnisée par Christophe Lamiot (ERIAC\, Université de Rouen Normandie) et Pauline Flepp (Labex Obvil\, IUT de Versailles) \nProgramme\n9h30 – Ouverture de la journée : Anne-Lise Worms (Vice-Présidente du Conseil Académique)\, François Bessire (Directeur des Presses Universitaires de Rouen et du Havre) \nIntroduction\n9h45 – Christophe Lamiot (ERIAC\, Université de Rouen Normandie) et Pauline Flepp (Labex Obvil\, IUT de Versailles) \nLectures de poèmes et communications\nLes traductions françaises seront lues par les traductrices Lily Robert-Foley\, Anne-Laure Tissut et Petroni Mayenga. \n10h00 – Sophie Loizeau : lecture et propositions quant à poésie et violence \n10h30 – Hubert Heckmann (CEREdI\, Université de Rouen Normandie) : « La poésie épique\, une critique de la violence ? » \n11h00 – Discussion et pause café \n11h30 – Hank Lazer : lecture et propositions quant à poésie et violence \n12h00 – Anne-Laure Tissut (ERIAC\, Université de Rouen) : « ‘a walk taken among a set of words’ (122): violence and poetry in Hank Lazer’s Poems That Look Just Like Poems » \n12h30 – Discussion et pause déjeuner \n14h30 – Alice Notley : lecture et propositions quant à poésie et violence \n15h00 – Pauline Flepp (Labex Obvil\, IUT de Versailles) : « Negativity’s Kiss : la violence comme « désordre fondamental » \n15h30 – Discussion \n16h00-17h00 – Table ronde avec les intervenants et discussion avec le public.
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SUMMARY:Francophonie en Inde
DESCRIPTION:Dans le cadre de la Semaine de la Francophonie 2019 organisée par la DRIC\, Université de Rouen Normandie\, Florence Cabaret et Odette Louiset (ERIAC) organisent deux journées consacrées à la francophonie en Inde. \nJeudi 21 mars 2019\n9h30 – Café d’accueil (MDU\, salle divisible Nord) \n10h00 – Introduction Philippe Lane\, vice-président relations internationales de l’université de Rouen Normandie \n10h15 – Vijayalakshmi Rao\, professeur en littératures francophones\, « Études francophones : enseignement et recherche à l’université JNU\, Delhi » \n11h00 – Discussion \n11h15 – Florence Cabaret\, maître de conférences en littératures anglophones et Odette Louiset\, professeure de géographie culturelle\, « Apatride\, résonnances de la France à l’Inde » \n11h45 – Shumona Sinha\, écrivaine\, « Écrire en français sur la France… et sur l’Inde » \n12h15 – Discussion \n12h45 – Pause déjeuner \n14h30 – Douglas Gressieux\, président de l’association Les Comptoirs de l’Inde\, « Le salon annuel L’Inde des Livres » \n15h15 – Discussion \n15h30 – Fabienne Leconte\, professeure en sciences du langage\, FLE\, « Enseignement du français et plurilinguisme indien dans la région de Mumbai » \n16h15 – Discussion \nVendredi 22 mars 2019\n09h30 – Café d’accueil (Bât. 12\, salle F 311) \n10h00 – Introduction Florence Cabaret\, maître de conférences en littératures anglophones et Odette Louiset\, professeure de géographie culturelle \n10h15 – Projection du film Bébé tigre (2015\, réalisateur Cyprien Vidal). Présentation puis discussion à l’issue de la projection \n12h30 – Pause déjeuner \n14h30 – Rencontre avec Shumona Sinha\, écrivaine. Présentation de son œuvre (poésie\, romans) et lectures. Entretien (V. Rao\, F. Cabaret\, O. Louiset). Échanges avec la salle (Bât 3\, salle A 506 – CETAS) \nDeux conférences portant sur l’Inde contemporaine sont également organisées par la DRIC \nLe 19 Mars 2019\, 14h30-16h30\, MDU\, salle divisible Sud\nJean-Luc Racine\, Géographe\, Directeur de recherche émérite CNRS-EHESS Paris\, « Identités et politique dans l’Inde d’aujourd’hui » \nLe 20 Mars 2019\, 10h30-12h30\, bâtiment Blondel\, salle A 208\nJean-Joseph Boillot\, Économiste\, auteur de Chindiafrique (éd. O. Jacob\, 2014)\, « Chine-Inde-Afrique\, le basculement du monde » \n Télécharger le programme
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SUMMARY:Translating Hearts & Parts. Composer et transposer les parties du corps
DESCRIPTION:Si le symbolisme de notre langage et de nos langues prend appui sur le corps\, c’est bien sûr que le corps a l’air d’être quelque chose\, quelque chose de concret. Nous ressentons notre corps. Nous pouvons le toucher\, le palper\, le caresser\, de même que nos corps sont toujours en contact avec\, ou en interaction avec\, d’autres corps. Ces corps existent. Les parties du corps aussi. C’est bien pour cette raison que nous pensons tant de choses par rapport au corps\, ici\, maintenant. Le corps est littéralement « central » pour nous. Comment envisager le monde sans le corps au centre de notre conception du monde\, notre perception du réel et des choses ? Ces dernières années\, les cognitivistes pensent la pensée-en-corps\, « embodied thinking »\, puisque le corps\, au moins\, semble être une source fiable pour expérimenter empiriquement le monde. \nEt pourtant\, comme nous avons constaté pendant nos cinq journées d’études en juin 2018 – Hearts & Heartlands \nles parties du corps ne sont pas des données universelles\, mais des objets culturels et linguistiques. Le cœur irlandais est vert\, le corps gallois s’associe avec le rouge\, mais le rouge du rugby\, et plus avec le dragon qu’avec le lion. Les allemands et les anglais coupent le cœur en deux (half-hearted\, halbherzig)\, mais pas les français\, les russes et les espagnols. Pour les langues européennes\, et pour l’Ancien et le Nouveau Testament\, pour l’hébreu et pour le grec\, le cœur est le siège des émotions\, le for intérieur. Mais pas pour le Malais ou pour les langues aborigènes de l’Australie semble-t-il. D’année en année\, les textes chrétiens continuent à se disséminer à travers le monde\, faisant entrer une conception du cœur comme le centre moral\, spirituel\, intellectuel\, et émotionnel de l’homme dans les langues dans lesquelles la Bible est traduite. Mais il s’agit sans doute plus de la promotion « d’un universalisme bien particulier »\, ancré dans les langues et dans les visions du monde qui s’exportent et qui s’imposent. \nAu mois de mars (25-27/03/19)\, nous poursuivrons nos réflexions sur le cœur afin de juxtaposer ce que nous avons déjà comparé en anglais\, français\, tchèque\, polonais\, russe\, allemand\, hollandais\, basque\, espagnol et gallois\, avec de nouvelles langues et cultures. Mais cette année\, nous ouvrirons nos débats\, interventions\, tables rondes et réflexions libres\, aux autres parties du corps. \nPeut-on\, en effet\, mettre la main sur les parties du corps ? La main serait un mauvais exemple : ruka\, en tchèque et en russe veut dire à la fois\, ‘bras’ et ‘main’. Avons-nous huit ou dix doigts ? Comment traduire\, ‘under the thumb’\, ou ‘coup de pouce’. C’est à la fois une question de définition et de représentation ; mais aussi une question de créativité linguistique. Ce que nos chanteurs\, nos poètes et nous comiques font avec les parties du corps nous rappelle la créativité essentielle du langage. De nouveaux débats et tables rondes évoqueront la perplexité que nous éprouvons lorsque nous essayons de saisir le corps et ses parties. ‘Les parties’\, c’est déjà un problème à penser. Comment penser les fesses\, les mains\, le cou\, la poitrine\, les pieds\, l’œil\, ou l’oreille ? De siècle en siècle\, et de langue en langue\,  les frontières et les formes changent\, le sens aussi. Comment les comprendre ? Et comment les traduire ? Et peut-on les traduire sans tenir compte de la manière dont ses parties de nous-mêmes s’ancrent dans le réel que nous vivons ? Un réel qui est social\, politique\, linguistique\, culturel\, conceptuel\, poétique\, et personnel ? \nProgramme\nLundi 25 mars 2019\n9h00 – James Underhill\, Introduction\, Hearts & Parts\, traduire le cœur et les parties du corps \n10h00\nElena Gaspar Garcia\, Couilles au féminin\nCésar Ruiz Pisano\, Culo en castillano\nAndra Barbu\, Nouvelles de la mort et du cœur: Penser vie\, cœur et contes \n11h00\nAlex Taylor (Paris-Berlin-UK)\, Trilingual lives\, Herz-Cœur-Heart Interview \n12h30 – Buffet ouvert (A615) \n13h30\nRobert Bohat (Charles University\, Prague)\, One heart: How many worldviews? (Slovak\, Czech\, English & other)\nVirginie Douglas\, Traduire le cœur dans les livres pour enfants \n15h00\nMultilingual Round Table Réflexions & Réactions : Ruiz Pisano\, Robert Bohat\, Piotr Blumczynski\, Lozano Douglas \n16h30 – Clôture \nMardi 26 mars 2019\n10h00\nPiotr Blumczynski (Queen’s University\, Hands)\, Hearts\, Heads & translating values\nLudmila Volna\, Œil en tchèque\nMarie Delfosse\, Nez\, poitrine ou dusche en russe \n11h00\nJames Underhill\, Main en français\, anglais et tchèque \n12h30 – Buffet ouvert (A615) \n13h30\nCécile Leguy (Lacito\, CNRS) Raconter les rythmes du cœur (Afrique)\nJosé-Vicente Lozano\, Parties en espagnol \n15h00\nMultilingual Round Table Réflexions & Réactions : Robert Bohat\, Piotr Blumczynski\, James Underhill\, Cécile Leguy\, Ludmila Volna \n16h30 – Clôture \nMercredi 27 mars 2019\n10h00\nÉtudiants M1-M2\, au cœur des langues (Daphne\, Hamidou Djimera\, Ksenia\, Barbora\, Sirine\, Jérôme) : Lecture de Psaumes\, et de Josette Rey \n11h00\nSophie Mehrbrey\, Cheville au féminin : arme de séduction ?\nPeter Marquis\, Corps et Sport \n12h30 – Buffet ouvert (A615) \n13h30\nJames Underhill\, Voix & cœurs (polyglottes au quotidien)\nJulian Humphreys\, The Welsh Tongue \n15h00\nMultilingual Round Table : Peter Marquis\, Julian Humphreys\, Sophie Mehrbrey\, & les étudiants de M1-M2 \n16h30 – Clôture \nTélécharger l’affiche\n Télécharger le programme
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Batîment 3 | Studio\, 1 Rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
CATEGORIES:Colloques
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SUMMARY:Séminaire « Modernidad de la Comedia Nueva »
DESCRIPTION:Dans le cadre des activités du LabEx COMOD (Université de Lyon)\, qui étudie les modernités européennes à travers leurs manifestations\, leurs modalités et leurs contradictions\, et le SET (Séminaire d’études théâtrales\, Université de Rouen Normandie)\, qui étudie les liens étroits entre textes dramatiques et représentation scénique\, entre poiesis théâtrale et spectacle\, le séminaire que nous présentons au Collège d’Espagne explorera la notion de modernité\, dans toute sa polysémie\, appliquée au théâtre auriséculaire espagnol. Nous partirons du préjugé tenace qui pendant des années a eu tendance à réduire la Comedia Nueva à un théâtre d’action\, réduisant son rayonnement dans le contexte européen et refusant d’envisager dans sa juste mesure les caractéristiques complexes et détaillées de ses personnages\, sa profondeur analytique et philosophique\, la nouveauté de ses propositions dramaturgiques\, comme modalité artistique pleinement inscrite dans la première modernité\, au même titre que les théâtres anglais et français. \nConférence d’Isabel Ibáñez (Université de Pau et des Pays de l’Adour)\, « El arte nuevo de versificar comedias :Escansión de los versos y modernidad« . \nOrganisation :\nPhilippe Meunier\, Université Lyon 2\nMilagros Torres\, Université de Rouen Normandie
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LOCATION:Collège d’Espagne\, 7 E Bd Jourdan\, Paris\, 75014\, France
CATEGORIES:Conférences & Tables rondes
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SUMMARY:Shoah et philosophie
DESCRIPTION:Journée organisée par Franck Lelièvre et Emmanuel Faye\, en collaboration avec le Mémorial de la Shoah\, l’ERIAC (URN – EA 4705) et l’Académie de Rouen \nLa Shoah\, c’est-à-dire le génocide nazi des juifs d’Europe\, intéresse l’enseignement de la philosophie d’abord par son lien avec celui de l’histoire. L’enseignement de la philosophie ne peut donc que profiter des progrès de la recherche historique à ce propos et des débats en cours qui l’accompagnent. L’étude et l’enseignement concernant la destruction des juifs d’Europe portent en outre sur le cœur de la mission du professeur de philosophie puisque les notions de « morale » et de « politique » constituent deux axes majeurs des programmes et que ce génocide\, certainement une des formes les plus radicales du mal que l’homme peut faire à l’homme\, représente un complet renversement des idéaux les plus classiques de la philosophie et\, en réalité\, son anéantissement pur et simple. \nOr une thèse pour le moins paradoxale et pourtant très présente dans la réflexion contemporaine consiste à inscrire les Lumières\, l’État de droit\, voire la raison elle-même parmi les causes profondes de la destructivité nazie. A cela\, il suffirait sans doute de répondre\, comme Christian Godin\, que « voir en Auschwitz le triomphe de la raison sous prétexte que les baraquements de détenus étaient géométriquement alignés\, et que les techniciens avaient résolu les problèmes d’intendance posés par l’organisation de l’assassinat de masse\, c’est avoir une piètre opinion de la raison : à ce compte n’importe quel maniaque devrait être compté comme un grand talent mathématique ». \nCette thèse mérite cependant d’autant plus examen qu’elle permet de revenir sur un lieu commun et de réfléchir au moyen d’aborder l’étude philosophique de la Shoah avec nos élèves. Il importe notamment d’étudier la montée en puissance du paradigme racial et de la vision du monde qui lui correspond du XIXe au XXe siècle. La journée donc sera consacrée\, le matin\, à l’actualisation des connaissances historiques des professeurs sur la mise en œuvre de la « solution finale » et à l’analyse de la notion de génocide introduite au procès de Nuremberg par le juriste polonais Raphael Lemkin. L’après-midi sera plus particulièrement consacrée au moment constitué par le procès d’Eichmann\, à sa situation historique\, à sa portée et à sa réception à partir des analyses d’Hannah Arendt et tout particulièrement de son concept de la « banalité du mal » rapportée à l’« absence de pensée » supposée d’Eichmann. \nLa journée bénéficiera de l’apport croisé d’historiens et de philosophes et sera à destination\, mais sans exclusive\, des professeurs de philosophie et d’histoire de l’académie de Rouen et des étudiants de l’Université de Rouen Normandie. Entrée libre. \nProgramme\n9h00 – Ouverture de la journée par Franck LELIEVRE\, IA-IPR de philosophie de l’académie de Rouen. \n9h15 – La « Solution finale de la question juive » par Alban PERRIN\, formateur au Mémorial de la Shoah et chargé de cours à Sciences Po Bordeaux. \n10h30 – Pause café \n10h45 – Les notions de génocide et de crime contre l’humanité par Édith BOTTINEAU-FUCHS\, professeur émérite de philosophie. \n12h15 – Déjeuner \n13h45 – Le procès d’Adolf Eichmann à Jérusalem par Annette WIEVIORKA\, directrice émérite de recherche au CNRS. \n15h00 – Pause \n15h15 – Eichmann à Jérusalem ou la controverse infinie : la réception de l’idée de « banalité du mal » par Michelle-Irène BRUDNY\, professeur émérite à l’Université de Rouen Normandie. \n16h00 – La formation d’une pensée génocidaire : critique de l’« absence de pensée » d’Eichmann selon Arendt par Emmanuel FAYE\, professeur à l’Université de Rouen Normandie. \n16h45-17h30 – Discussion autour des deux interventions et clôture de la journée
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CATEGORIES:Journées d'étude
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SUMMARY:Le culte hindou de Draupadi et sa migration à l’île de la Réunion
DESCRIPTION:Vijayalakshmi Rao\, professeure de littérature française et francophone à l’université J. Nehru de Delhi\,  proposera une présentation portant sur : \n« Le culte hindou de Draupadi et sa migration à l’île de la Réunion » \nLes arts performatifs populaires au Tamilnadou du nord\, surtout dans les régions voisines de Pondichéry et de Madras\, s’orientent autour de la figure de Draupadi/Panchali\, personnage clé du Mahabharata. La floraison de ces arts performatifs tels le terroukouthou se voient étendre dans les villages d’où les engagés sont partis pour la Réunion. Cette intervention abordera le rôle central du culte de Draupadi dans l’Inde du Sud aussi bien qu’à la Réunion\, ce qui nous permettra de poser un certain nombre de questions liées à l’épopée\, sa pratique populaire ainsi que son importance dans la pratique de la religion hindoue. \nCe qui importe dans le culte de Draupadi\, c’est l’idée de la mémoire liée intrinsèquement au Mahabharata : Draupadi persévère à sauvegarder la mémoire de la vengeance\, du retour de l’exil dans la forêt (vanavassam)\, ainsi que celle de la récupération de leur royaume\, pour que les cinq Pandavas n’oublient pas le tort et l’humiliation infligés par leurs frères ennemis. Nous nous permettons de postuler que le continuum des arts performatifs populaires au Tamilnadou a pu se faire à la Réunion grâce à la mémoire et à la résistance que symbolise le personnage de Draupadi.
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CATEGORIES:Séminaire Axe 1,Séminaires
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SUMMARY:1re journée “La guerre et après”
DESCRIPTION:Cette journée d’étude\, « La guerre et après »\, inaugure un chantier de recherche et un cycle de rencontres éponymes qu’initie le réseau de recherche interdisciplinaire franco-québécois « Prendre en compte la vulnérabilité : définir\, partager\, agir ». Autour d’une équipe\, dont les membres – français et québécois – sont issus de champs disciplinaires et professionnels diversifiés (historiens\, philosophes\, médecins\, spécialistes de littérature et de narratologie\, psychologues\, etc.)\, le chantier « La guerre et après » cherche à interroger la notion vulnérabilité\, cette possibilité – ce risque – d’être blessé physiquement comme moralement\, dans la perspective d’une réflexion en éthique militaire. \nGeorges Dumézil\, dans Heur et malheur du guerrier\, insiste sur les « fatalités de la fonction guerrière ». Puisant sa réflexion dans les mondes anciens (indien\, romain\, germanique\, scandinave) et leurs mythologies\, l’historien et anthropologue souligne l’inéluctable exposition du guerrier au péché : « de par sa fonction et pour le bien général\, il est contraint de commettre des péchés »[1]. Le groupe social que constituent aujourd’hui les militaires se révèle effectivement marqué par cette violence et l’affranchissement – certes encadré – de la loi commune. Or\, celui-ci connaît une contrepartie : d’une part\, l’exposition volontaire au risque et à la blessure jusqu’au sacrifice ultime éventuel (pendant la guerre)\, d’autre part\, la confrontation – active comme passive – à des actes contraires aux valeurs et idéaux moraux du soldat et/ou de son environnement social civil (après la guerre). La prise en compte et en charge de cette double vulnérabilité\, qui en outre se heurtent souvent au lieu commun de l’invulnérabilité du guerrier\, demeurent encore fragiles et faillibles. C’est fort de ce constat qu’a pris corps l’idée de ce chantier et de cette première journée\, dont le titre\, « La guerre et après » vise à interroger la vulnérabilité du soldat sur le terrain\, dans le cadre des conflits\, y compris ceux contemporains\, mais aussi dans l’après-guerre\, dans le contexte de retour du soldat\, du vétéran\, dans son pays d’origine\, un retour à la vie civile dans le temps de l’après. \nFidèle à l’approche méthodologique et directrice privilégiée par le projet « Prendre en compte la vulnérabilité : définir\, partager\, agir »\, il s’agit certes de progresser dans la définition de ce qu’est la vulnérabilité\, de déterminer dans quelle mesure une élucidation de cette notion permet de dégager des éléments de réflexion en éthique militaire\, mais cet effort de compréhension doit avant tout en passer par une approche privilégiée des récits\, des témoignages de soldats\, de vétérans\, de résistants\, voire de victimes du terrorisme\, par une approche aussi de la littérature de guerre et des représentations de celle-ci. La complémentarité entre les chercheurs (pour peu qu’ils encouragent l’expression d’une parole non-académique) et les praticiens civils et militaires (pour peu qu’ils s’ouvrent à une démarche réflexive) s’avère ici fondamentale. C’est en effet à partir des récits\, dans leur mise en regard distanciée et critique\, que progressivement pourront se dégager des éléments d’analyse et de compréhension de ce qu’est la vulnérabilité du combattant\, en contexte de guerre ou d’après-guerre. Ces éléments de compréhension dégagés\, il s’agira alors de déterminer dans quelle mesure ils sont susceptibles d’apporter des outils efficaces afin de mieux prendre en compte et en charge la vulnérabilité du soldat sur le terrain et dans le cadre du retour à la maison. \n[1] G. Dumézil\, Heur et malheur du guerrier. Aspects mythiques de la fonction guerrière chez les Indo-Européens [1969]\, Paris\, Flammarion\, 1985\, p. 127-129. \nProgramme\n9h30 – Ouverture de la journée \nPrésentation du groupe de recherche sur la vulnérabilité \n9h40 – Introduction : « L’impossible retour d’Ajax »\, Benoît Roux (Historien\, Université de Rouen Normandie – ERIAC) \n10h30 – « Recueillir la parole militaire au retour »\, Pauline Maucort (Journaliste\, France Culture-RFI) \n11h20 – pause \n11h35 – « Vulnérabilité du soldat ; vulnérabilité voulue »\, Mariana Plotnicu (Psychiatre\, Institution Nationale des Invalides) \n12h25 – Pause déjeuner \n14h15 – « Le temps de l’après »\, Jean Michelin (Chef de bataillon\, Pôle rayonnement de l’armée de Terre / Écrivain) \n14h45 – « Vulnérabilité et traumatisme de guerre : approche phénoménologique »\, Natalie Depraz (Philosophe\, Université de Rouen Normandie – ERIAC) \n15h35 – pause \n15h50 – « Blessure morale et après-guerre »\, Annie Hourcade Sciou (Philosophe\, Université de Rouen Normandie – ERIAC) \n16h30 – « Présentation de la revue Inflexions. Civils et militaires : pouvoir dire« \, Jean-Luc Cotard (Rédaction Inflexions) \n17h00 – Clôture de la journée \n18h00-20h00\nLibrairie L’Armitière (66 rue Jeanne d’Arc à Rouen)\nBenoît Roux\, entretien avec Jean Michelin\, autour de son livre Jonquille. Afghanistan\, 2012\nSéance de dédicace par l’auteur \nORGANISATION\n\nAnnie Hourcade Sciou | annie.hourcade@univ-rouen.fr\nMariana Plotnicu | mariane.plotnicu-delesque@invalides.fr\nBenoît Roux | benoit.roux@univ-rouen.fr\n\n 
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 3e étage | Salle du Conseil\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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