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SUMMARY:Pour une ontologie de l’écologie\, penser les fondements philosophiques de la conversion
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Isabelle Priaulet \n« Pour une ontologie de l’écologie\, penser les fondements philosophiques de la conversion » \nJury : \n\nEtienne Bimbenet (Université Bordeaux Montaigne)\nJean-Jacques Brun (Institut national de recherche en sciences et technologies de l’environnement et de l’agriculture)\nNatalie Depraz (Université de Rouen Normandie ; codirectrice de recherche)\nEmmanuel Falque (Institut catholique de Paris ; directeur de recherche)\n\nRésumé \nCette thèse entend poser les fondements philosophiques d’une « conversion écologique » en éclairant la dimension ontologique de la crise écologique. En s’appuyant sur des auteurs tels que Heidegger\, Hans Jonas\, Gûnther Anders et Jacques Ellül\, l’auteur montre\, dans un premier temps\, la nécessité d’une conversion face au péril métaphysique que représente la Technique comme dévoiement de notre « être-au-monde ». La seconde partie de la thèse consiste à poser les fondements philosophiques et religieux du concept de conversion. De la metanoia platonicienne à la metanoiachrétienne\, en passant par les thérapies de l’âme stoïciennes et épicuriennes\, l’auteur explore la place de la connaissance de la physisdans le « retour à Soi » afin de faire émerger la possibilité et les modalités d’une « conversion écologique » par laquelle il s’agit autant de convertir notre regard sur le monde que d’être converti par lui. La dernière partie\, plus spécifiquement consacrée à l’écologie\, utilise ces modalités de la conversion écologique pour penser un changement de notre affect du monde et défendre l’hypothèse d’une « empathie universelle » en affinité avec la philosophie merleau-pontienne de la « chair du monde ». A travers deux grands courants de l’écologie que sont l’écologie profonde et la wilderness\, l’auteur jette les bases d’une ontologie relationnelle dont la nature devient le sol\, jusqu’à penser\, contre toute tentation catastrophiste\, une « échologie de la Joie »\, une spiritualité de la résonance\, en dialogue avec les traditions asiatiques.
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LOCATION:Institut catholique de Paris | Salle des Actes\, 74 rue de Vaugirard\, Paris\, 75106\, France
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SUMMARY:Le Flaubert de Nabokov : interprétation\, continuité et originalité
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Léopold Reigner \n« Le Flaubert de Nabokov : interprétation\, continuité et originalité » \nJury : \n\nMadame Yannicke CHUPIN (Université de Cergy-Pontoise)\nMadame Florence GODEAU (Université Jean Moulin Lyon 3)\nMonsieur Yvan LECLERC (Université de Rouen Normandie\, co-directeur de thèse)\nMadame Monica MANOLESCU (Université de Strasbourg)\,\nMadame Isabelle POULIN (Université Bordeaux Montaigne)\nMadame Anne-Laure TISSUT (Université de Rouen Normandie\, directrice de thèse)\n\nRésumé \n« L’influence est une chose sombre et peu claire » disait Vladimir Nabokov en 1930\, réfutant avoir été profondément influencé par ses prédécesseurs. Pourtant\, comme il le soulignait lui-même\, cet auteur russe francophone avait lu les œuvres complètes de Flaubert en français avant l’âge de 14 ans et considérait Madame Bovary comme le roman le plus « brillant de la littérature européenne ». Cette étude se propose d’examiner ce lien à travers une nouvelle définition de l’influence\, s’appuyant sur les théories d’Harold Bloom et de Derek Attridge\, mais centrée sur l’individualité des auteurs\, considérée comme le moteur du processus d’influence\, processus caractérisé à la fois par l’exploration des idées du précurseur et la déviation de celles-ci. L’analyse de la conception nabokovienne de l’œuvre de Flaubert permettra de mettre au jour le retentissement qu’a pu avoir cette lecture sur l’œuvre de Nabokov. En effet\, si le style de Nabokov est unique et original\, son admiration pour le rythme et la sonorité de l’écriture flaubertienne dévoilée dans le cours de Nabokov sur Madame Bovaryinvite à s’interroger sur la façon dont son interprétation individuelle du style flaubertien se retrouve dans certains aspects de la propre écriture de Nabokov. Également\, cet examen parallèle fournira un éclairage nouveau sur les œuvres des deux auteurs\, et sur leur vision de la littérature\, apparemment lié dans refus de l’incidence sociale et une adhésion à un purisme esthétique complexe\, liant la beauté et la vérité. Enfin\, cette analyse donnera lieu à une recherche de deux définitions du « style »\, chez deux auteurs fascinés par l’exactitude et la quête de la précision verbale.
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LOCATION:Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme et Société | Bâtiment 7 – 2e étage | Salle de réunion\, 17 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:La question du fondement et de l’unité de la morale chez Jean-Jacques Rousseau
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Bruno Nedelec \n« La question du fondement et de l’unité de la morale chez Jean-Jacques Rousseau » \nJury : \n\nEmmanuel Faye (Université de Rouen Normandie ; directeur de thèse)\nFlorent Guénard (ENS-Ulm ; pré-rapporteur)\nGabrielle Radica (Université de Lille 3 ; présidente du jury et pré-rapporteuse)\nNicolas Rialland (Université de Rouen Normandie)\n\nRésumé : Le projet de notre étude s’enracine dans un constat : alors que les multiples travaux sur Rousseau portent sur ses textes autobiographiques\, politiques\, anthropologiques\, religieux\, esthétiques voire ses préoccupations scientifiques\, ses réflexions morales n’ont pas ou peu été l’objet d’études systématiques. Or\, nous sommes partis de l’hypothèse que l’interrogation morale constituait l’un des centres si ce n’est le cœur même de son œuvre.\nPlus précisément\, procédant à partir d’une interrogation sur la nature de l’homme\, cet être à l’origine naturel en même temps susceptible de se dénaturer en s’écartant de la règle de la nature\, Rousseau en est venu à déployer et à explorer une série de possibilités pour que l’homme échappe à ce processus historique de dénaturation\, autant dans l’ordre social que dans l’ordre moral. S’il se montre pessimiste sur les conditions de réalisation d’un ordre politique conforme aux principes du droit politique énoncé dans le Contrat social\,il développe les conditions d’une éducation morale dans son ouvrage qu’il a toujours considéré comme le plus achevé :l’Émile. C’est dans ce texte que le projet moral transparaît clairement. Surtout\, son auteur souligne que le fondement de la morale n’est pas à situer dans l’amour de soi\, qui n’est qu’un principe naturel\, mais dans l’ordre de la nature. La lecture de l’Émile et d’autres textes conduit à poser que le fondement ultime de la morale est Dieu lui-même. L’amour de soi\, expression de la bonté humaine\, n’est que l’expression de la nature ou de Dieu qui parle en nous lorsque nous écoutons la conscience.\nEn regardant l’interrogation morale comme centrale dans la philosophie de Rousseau\, nous tentons de rendre manifeste l’unité à l’œuvre dans des écrits en apparence hétérogènes\, que ce soient ses œuvres autobiographiques ou celles valorisant l’existence de l’homme naturel\, les concepts d’ordre et de la nature\, les rapports entre vertu civique et vertu morale\, la place de la croyance religieuse.
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SUMMARY:Esthétique de la réserve dans l’œuvre de Brian Evenson
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Maud Bougerol« Esthétique de la réserve dans l’œuvre de Brian Evenson » \nJury : \n\nMonsieur Marc AMFREVILLE (Université Paris-Sorbonne)\nMadame Sylvie BAUER (Université Rennes 2)\nMadame Anne-Laure TISSUT (Université de Rouen Normandie\, directrice de thèse)\nMadame Anne ULLMO (Université de Tours)\n\nRésumé \nCe travail de thèse a pour objectif d’étudier l’une des modalités particulières de la réception de l’œuvre de Brian Evenson : la réserve. A la lecture de l’œuvre de Brian Evenson\, des béances apparaissent\, signes d’un évidement d’une partie du texte antérieur au début du récit. Le lecteur fait alors l’expérience du manque. En quête d’un tout qui serait à reconstituer\, ainsi que d’une unité rassurante et pourtant si illusoire\, le lecteur entreprend de tenter de combler les creux du texte grâce à son imagination. Il produit des interprétations\, mais celles-ci reposent sur des univers qui apparaissent comme déréférencés\, et dont les points de repère s’effacent. Il fait ainsi une expérience de lecture de l’incertitude\, tant les univers présentés par le texte sont instables\, criblés d’anomalies linguistiques. Ses interprétations sont aussi source d’équivoque\, mettant ainsi en échec de manière permanente toutes ses tentatives de résolution. Or\, ces trébuchements successifs sont aussi facteurs de l’expression d’une prolifération interprétative qui fait retentir celle\, diégétique et linguistique\, qui est à l’origine des ambiguïtés du texte. Ainsi\, l’échec des tentatives du lecteur de suppléer au manque donne lieu à un deuxième temps de l’expérience de lecture\, au sein de laquelle il est invité à faire résonner\, dans la chambre d’écho que constitue l’œuvre\, toutes les potentialités du texte. Le lecteur produit ainsi\, au moyen de son imagination\, une forme d’excès au texte qui vient suppléer\, par substitution\, celui qui ne s’écrit plus qu’en creux des espaces blancs. La prolifération langagière et le jaillissement perpétuel du sens que ce nouvel excès autorise assurent une expérience de lecture du foisonnement qui se superpose à celle\, initiale\, de la perte.
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SUMMARY:Tourisme et patrimoines. Valorisation et développement des territoires insulaires de l’océan Indien : Mayotte
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Saffaride Ayouba \n« Tourisme et patrimoines. Valorisation et développement des territoires insulaires de l’océan Indien : Mayotte » \nJury : \n\nVincent Coëffé (Université d’Angers ; examinateur)\nGéraldine Djament (Université de Strasbourg ; examinatrice)\n Emmanuel Eliot (Université de Rouen Normandie ; examinateur)\nJean-Christophe Gay (Université de Nice Sophia Antipolis ; rapporteur)\nAnne Gaugue (Université de Clermont Auvergne ; examinatrice)\nIsabelle Lefort (Université de Lyon2 ; rapporteure)\nOdette Louiset (Université de Rouen Normandie ; directrice de recherche)\n\nRésumé : Mayotte\, 101edépartement français\, région ultrapériphérique de l’Union européenne\, point stratégique de l’océan Indien occidental\, avec un des plus vastes lagons du monde\, souffre du sous-développement de ses infrastructures\, de la pauvreté\, de l’afflux migratoire des frères-voisins comoriens dont elle s’est désolidarisée par le choix de rester française (référendums de 1974 et 1976). \nCe choix qui aboutit à la départementalisation en 2011\, inclut un alignement sur les principes de la République et de ses modalités d’action publique. En visant le développement territorial\, la valorisation des ressources d’une île tropicale après l’abandon de l’économie de plantation fait du tourisme une possibilité de mise en valeur. Outre les structures d’accueil\, il manque encore à Mayotte\, une image qui s’approche de l’attente « exotique ». L’invention et la valorisation d’un patrimoine qui ne se limite pas au lagon\, nécessitent des inventaires préalables\, dispersés\, puis unifiés par une politique de patrimonialisation progressivement conduite autour d’une nouvelle institution\, le Musée de Mayotte (MuMa)\, un musée de l’homme dans ses environnements naturels et culturels. \nCette série de choix qui débute par l’image à construire de l’île\, comme produit d’appel\, choix du tourisme pour valoriser cette image puis du patrimoine comme ressource tangible\, engage de nombreux débats pouvant aller jusqu’aux conflits d’usage et de sens. C’est vrai des ressources naturelles et des ressources culturelles. Pour qui ? Pour quoi ? Pour quoi faire ? Au centre\, l’identité mahoraise est tiraillée entre le parti de la singularité irréductible\, par la religion notamment\, et l’héritage colonial\, et celui de la départementalisation dans une République « une et indivisible ». La thèse parcourt cette succession de pas vers le développement économique\, social\, politique\, avec le patrimoine comme guide et la culture au centre des enjeux.
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SUMMARY:La mort et son cadavre : qu’en dit la littérature ? Lectures du corps mort dans des cuentos hispano-américains contemporains
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Andra Barbu \n« La mort et son cadavre : qu’en dit la littérature ? Lectures du corps mort dans des cuentos hispano-américains contemporains » \nJury : \n\nM. Raúl CAPLÁN (Université de Grenoble ; examinateur)\nM. Erich FISBACH (Université d’Angers ; rapporteur)\nMme Marie-José HANAÏ (Université de Rouen Normandie ; directrice de thèse)\nMme Caroline LEPAGE (Université de Paris Nanterre ; rapporteur)\nMme Florence OLIVIER (Université de Paris 3-Sorbonne Nouvelle ; examinateur)\n\nRésumé \nNotre thèse explore les représentations du corps mort dans des cuentos hispano-américains contemporains pour essayer d’en déduire une typologie des rapports que l’être humain entretient de façon générale avec la mort. L’idée centrale que nous avançons est que la littérature reproduit un nombre limité de réactions universellement valables\, manifestant ainsi sa capacité à mettre à la disposition des lecteurs un inventaire étrangement fiable des attitudes qu’eux-mêmes\, à l’instar des personnages\, sont susceptibles d’aborder face à l’heure finale. \nLe choix du cadavre comme protagoniste des récits étudiés s’explique par le fait qu’il soit la seule image concrète et tangible de la mort et que\, par son apparence repoussante\, il représente une terrible source de hantise qui conditionne et altère toute tentative paisible de se rapprocher de cet évènement ultime. Le cadre théorique des mondes possibles littéraires qui posent la fiction comme expérience envisageable et la particularité formelle du genre littéraire du cuento avec sa brève extension et son caractère auto-suffisant permettent la vision du texte comme un espace tombal où gisent ces nombreux cadavres fictionnels. Le lecteur a ainsi accès de près au corps mourant/mort\, froid\, putride\, puant\, dépecé ou bien embaumé\, et les expériences littéraires acquises de cette manière s’ajoutent à son effort d’apprivoisement de la réalité effrayante de la mort.
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SUMMARY:Pratiques du détour et du suspens dans l’œuvre de J. D. Salinger
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Agathe Berland \n« Pratiques du détour et du suspens dans l’œuvre de J. D. Salinger » \nJury : \n\nMadame Sylvie MATHE (Aix-Marseille Université\, examinatrice)\nMonsieur Arnaud SCHMITT (Université de Bordeaux\, rapporteur)\nMadame Anne-Laure TISSUT (Université de Rouen Normandie\, directrice de thèse)\nMadame Sophie VALLAS (Aix-Marseille Université\, rapporteure)\n\nRésumé \nCette thèse se propose de relire l’œuvre de J. D. Salinger à la lumière de l’usage que fait l’écrivain des motifs du détour et du suspens\, tous deux caractérisés par un fonctionnement ambivalent. L’écriture de Salinger\, fondamentalement introspective\, prend par bien des aspects des allures de quête\, à la fois identitaire et littéraire. L’exploration de l’identité qu’elle met en scène implique notamment un détour par l’altérité\, auteur et personnages revêtant un certain nombre de masques\, au risque parfois de refuser de s’en défaire ensuite. L’auteur se devine également derrière ses pratiques d’écriture\, dont la dimension obsessionnelle révèle un profond désir de maîtrise de son travail\, qui l’amène parfois à se perdre dans ses textes et s’apparente finalement davantage à une attitude de fuite qu’à la recherche d’un idéal littéraire. Dans l’œuvre salingerienne\, le détour participe d’une réflexion sur les concepts de norme et de déviance\, ainsi que sur le thème de l’errance. D’abord perçu comme néfaste\, il apparaît à terme comme un moyen privilégié d’accéder à des révélations insoupçonnées. L’éloge de l’écart que l’on observe sur le plan thématique trouve un écho dans l’utilisation par les personnages-narrateurs de stratégies narratives louant les mérites du détour. La digression\, le fragment\, le renvoi aux marges du texte ainsi que l’intertextualité – autant d’outils interrogeant la distinction généralement établie entre le centre et la périphérie\, entre l’accessoire et l’essentiel – révèlent toute leur efficacité lorsqu’ils sont employés pour aborder des sujets qui échappent aux cadres traditionnels. Le décentrement du texte passe également dans certains cas par un recours à la métatextualité qui permet notamment à l’écrivain de prolonger et de mettre en scène la réflexion qu’il mène sur son écriture. Les encarts métatextuels\, parce qu’ils viennent interrompre temporairement la narration\, peuvent aussi être considérés comme des manifestations du suspens dans le texte\, suspens d’abord employé par Salinger pour interroger les notions de progression et de stase. Son œuvre présente simultanément une réflexion sur la résistance au passage du temps et la notion d’entre-deux\, l’auteur affectionnant particulièrement la représentation de périodes liminales\, à la fois lieux du mouvement et lieux hors du temps. Par ailleurs\, l’écrivain s’attache par diverses stratégies narratives déployées dans ses textes à suspendre l’interprétation du sens\, qui se révèle mouvant\, différé\, voire tout simplement retenu\, lorsqu’il ne s’abîme pas dans l’absurde ou le non-sens. Ce faisant\, Salinger interroge la validité de toute interprétation\, plaidant pour une approche plus intuitive de l’art\, et s’efforce du même geste de repousser indéfiniment l’achèvement de son œuvre\, trahissant par là l’urgence éprouvée de mettre à distance l’angoisse mortifère qui l’obsède. \n 
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SUMMARY:Songes\, apparitions et images mentales : les influences de la doctrine épicurienne sur l’Énéide de Virgile
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Anaïs Monchy \n« Songes\, apparitions et images mentales : les influences de la doctrine épicurienne sur l’Énéide de Virgile » \nJury : \n\nClara Auvray-Assayas (Université de Rouen Normandie ; directrice de thèse)\nCharles Guittard (Université Paris Nanterre ; rapporteur)\nEmmanuelle Jouët-Pastré (Université de Lorraine ; rapporteur)\nJérôme Laurent (Université de Caen Normandie)\nStéphanie Wyler (Université Paris Diderot)\n\nRésumé \nCette thèse s’attache à mettre en lumière les points de rencontre entre la philosophie épicurienne et l’épopée de Virgile. Cette étude envisage de montrer dans quelle mesure le traitement littéraire des différents épisodes de songes et d’apparitions qui rythment l’épopée virgilienne constitue un reflet des considérations épicuriennes qui ont participé à la formation philosophique du jeune poète. La façon dont il aborde le sujet des rêves et des apparitions au travers d’un récit épique codifié se trouve mise en parallèle avec les écrits d’Épicure et plus spécifiquement avec de De rerum natura de Lucrèce. Les questions épistémologiques en lien avec l’épicurisme\, de même qu’une analyse du vocabulaire lié aux images et aux songes sont au cœur de ce travail.
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LOCATION:Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme et Société | Bâtiment 7 – 2e étage | Salle de réunion\, 17 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:John Donne : de la satire à l’humour
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Clémentine Bénard \n« John Donne : de la satire à l’humour » \nJury : \n\nLine COTTEGNIES (Université Paris-Sorbonne)\nClaire GHEERAERT-GRAFFEUILLE (Université de Rouen-Normandie ; codirectirce de recherche)\nMarc MARTINEZ (Université de Rouen-Normandie ; directeur de recherche)\nAnne-Marie MILLER-BLAISE (Université Sorbonne-Nouvelle ; rapporteur)\nChristine SUKIC (Université de Reims Champagne-Ardenne ; rapporteur)\n\nRésumé \nCette étude s’attache à démontrer comment les écrits satiriques du poète élisabéthain John Donne (1572-1631) lui permettent de développer une esthétique propre\, qui ne se cantonne pas qu’au corpus satirique strict mais trouve également une résonance dans le reste de son œuvre. Traditionnellement considérée comme une tendance marginale dans sa poésie\, la satire chez Donne s’exprime à travers d’autres textes\, laissant ainsi transparaître un « esprit satirique ». Le jeu et la prise de distance du poète vis-à-vis des conventions littéraires\, sociales et religieuses de son époque nous permettent de mettre au jour une poétique dominée par le doute et la mélancolie. Cette humeur noire\, selon la théorie médicale des humeurs\, nous conduit vers l’humour et le comique : fort peu examinés chez Donne\, ces concepts transparaissent pourtant à la lecture des textes les moins explorés par la critique\, dévoilant ainsi une esthétique qui donne sa cohérence au corpus. John Donne n’est pas que le chef de file de la poésie métaphysique : son statut de satiriste lui confère également celui d’humoriste.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 6e étage | Salle A600\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:Les composés nominaux à premier membre prépositionnel en grec ancien. Le cas de ἐν°
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Maria Margherita CARDELLA \n« Les composés nominaux à premier membre prépositionnel en grec ancien. Le cas de ἐν° » \nJury : \n\nAlain BLANC (Université de Rouen Normandie ; directeur de thèse)\nMaria Patrizia BOLOGNA (Università degli Studi di Milano ; codirecteur de thèse)\nIsabelle BOEHM (Université Lumière Lyon 2)\nDaniel PETIT (École Pratique des Hautes Études ; examinateur)\nAnna Maria BARTALOTTA (Università degli Studi di Palermo ; examinateur)\nDomenica ROMAGNO (Università di Pisa ; examinateur)\n\nRésumé\nNotre recherche se propose d’analyser les composés prépositionnels en grec ancien\, en particulier ceux à premiers membre ἐν°.\nLa définition des composés nominaux est une question complexe\, qui se prête à des réflexions approfondies et très diversifiées selon la perspective théorique que l’on choisit d’adopter. Cependant\, une définition adéquate doit conjuguer deux aspects : les éléments qui entrent en composition ont une signification lexicale ; le composé a une structure (ou\, comme le dit Benveniste\, une « micro-syntaxe ») interne.\nLes composés à premier membre prépositionnel se révèlent être un cas particulier au regard de ces deux paramètres. En effet\, une préposition ne peut\, en général\, être considérée comme un véritable lexème\, dans la mesure où sa fonction est d’exprimer ou de spécifier la fonction syntaxique d’un substantif ou d’un syntagme nominal.\nEn ce qui concerne en particulier les prépositions en grec\, on sait qu’elles présentent la fonction de préposition à partir d’une fonction originelle adverbiale (et en effet on utilise souvent le terme « préposition » au sens large\, en faisant référence aux particules sans se référer exclusivement à leur fonction de préposition). Durant cette phase adverbiale\, qui semble encore vive dans la langue homérique (quoiqu’elle coexiste avec la véritable fonction de préposition alors naissante) les particules ont donc un statut plus semblable à celui deslexèmes.\nDupoint de vue théorique\, la correspondance du premier membre ἐν° et de la fonction adverbiale caractérise les classes des composés possessifs\, déterminatifs\, et à second membre déverbatif (tandis que celle des composés hypostatiques est\, par définition\, caractérisée par la fonction de préposition). Au cours de l’évolution de la langue grecque\, ces trois types de composés à premier membre ἐν° demeurent productifs quoiqu’ils se trouvent confrontés à la disparition de la fonction correspondant à la forme de leur premier membre : il n’y a donc pas de structures syntaxiques libres qui puissent correspondre à leur micro-syntaxe interne\, de sorte que dans le cas des composés à premier membre prépositionnel la seconde caractéristique constitutive mentionnée plus haut n’est pas vérifiée elle non plus.\nSur la base du constat de cette double spécificité du sous-groupe des composés à premier membre prépositionnel\, nous pourrions dire que l’enjeu de notre recherche est l’observation de l’influence de cette double anomalie sur la nature compositionnelle des mots en question.\nOn a choisi plus particulièrement de se concentrer sur le cas de ἐν à partir dutravailde Chantraine sur le rôle et la valeur de ἐνdans la composition[1]. Son étude se concentre sur le fait que la même forme ἐν pouvait originairement régir le datif pour indiquer la présence en un lieu ou régir l’accusatif pour indiquer le mouvement vers un lieu. À cette seconde fonction\, fut associée à un certain moment une forme spécifique\, la forme ἐνς\, dont l’aboutissementen ionique-attique est εἰς. La recherche de Chantraine met en lumière les vestiges de l’ancienne valeur de mouvement dans la composition\, en particulier dans les verbes préfixés en ἐν-.\nÀ partir de ce point de départ\, notre recherche examine « le rôle et la valeur » de ἐν° entendusnon pas du point de vue de la sémantique et de la syntaxe de la forme libre correspondante\, mais du point de vue de sa nature (et partant\, de sa fonction) comme premier membre du composé dans les composés nominaux. L’objectif de cette recherche est par conséquent de mettre en lumière l’évolution diachronique des divers typesde formation des composés à premier membre ἐν°\, ainsi que leur variation diaphasique.\nOn choisit pour cela d’analyser les composés attestés à diverses époques de l’histoire du grec ancien : en premier lieu\, ceux qui se trouvent dans la langue homérique et dans les œuvres d’Hésiode ; puis\, les composés en ἐν° attestés dans la prose attique des Ve-IVesiècles av. J.-C.\, à l’intérieur de laquelle on choisit pour specimenles œuvres de Platon et d’Aristote. Enfin\, on examine tous les composés qui apparaissent pour la première fois à partir de l’époque de l’élève d’Aristote Théophraste\, jusqu’à l’antiquité tardive (en particulier jusqu’au IVe-Vesiècle ap. J.-C.\, dans les épopées de Nonnos de Panopolis).\nCe choix d’exemples de la langue littéraire permet d’observer ensemble lavariation diachronique etla variationdiaphasique ; toutefois une plus grande attention aux différences de variation diaphasique et diatopique est à l’origine du choix d’analyser les composés attestés dans les inscriptions en dialecte arcadien (du Veau IIesiècle av. J.-C.). En dernier lieu on s’intéresse également au rôle que les composés à premier membre ἐν° ont dans le domaine de l’anthroponymie.\nSi d’un côté l’objectif est l’observation des dynamiques générales\, la méthode choisie pour l’atteindre est celle de l’attention au particulier : sauf quelques cas\, chaque composé est analysé d’un point de vue morphologique et sémantico-syntaxique. La raison de cette attention « philologique » aux différentes données demandecependant d’être justifiée.\nLa composition nominale est une stratégie de formation des mots qui se trouve à la frontière entre la morphologie et la syntaxe\, ce qui fait que chaque composé possède soit un sens lexicalisé soit unsens littéral qui dépend de sa structure\, c’est-à-direde l’interaction entre la signification des mots qui entrent en composition et\, justement\, la structure interne. Normalement\, la classification d’un composé en tant que (par exemple) « possessif » ou « déterminatif » correspond à son insertion dans un schéma régulier de formation identifié par l’analyse linguistique du grammairien (et celle du locuteur).\nDans le cas de notre recherche en revanche\, il est nécessaire que les schémas et les régularitésdes structures internes ne soient pas données pour acquises a priori\, mais émergent au contraire des résultats de l’analyse : l’examen du changement et de la variation de la valeur de ἐν° coïncide en effet avec celui de la structure interne des composés. À cette fin\, les analyses des différents composés prêtent une grande attention au données textuelles\, pour ce qui regarde aussi bien l’usage du mot composé que celui du nom\, du verbe\, ou de l’adjectif auquel correspond le second membre.\nL’exposition des données est généralement organisée de façon à rendre plus évidentes les similitudes et les différences entre les valeurs du premier membre ἐν° pour chacun des composés afin d’en dégager un schéma général et en identifier\,par conséquent\, le changement et la variation.\nDès lors l’organisation sera différente pour chaque chapitre\, parce que de fait les caractéristiques saillantes apparaissent comme étant propres à chaque époque et à chaque variété examinée. On l’expose ici brièvement\, pour chaque chapitre.\nDans la langue épique archaïque on trouve moins de 40 composés à premier membre ἐν°\, dont plus de la moitié fait partie de la catégorie des composés hypostatiques. Mis à part quelques cas pour lesquels l’obscurité de l’étymologie empêche complètement de proposer une classification\, nous ne trouvons que six composés possessifs\, un composé\, ἔμπλειος\, qu’on peut classer comme déterminatif (dans la mesure où son second membre\, °πλειοςcorrespond à l’adjectif verbal πλεῖος)\, et quatre composés liés à un verbes. À la lumière du caractère limité des autres catégories en termesde quantité\, la précision de l’organisation dans ce cas se concentre seulement sur la classe des composés hypostatiques.\nEn particulier\, on suit un critère fondé sur la fonction syntaxique des composés dans les textes : à l’époque archaïque les composés hypostatiques sont parfois employés comme équivalents des syntagmes formés par les mêmes éléments\, également du point de vue syntaxique\, c’est-à-dire qu’ils sont employés en fonction prédicative et expriment une circonstance (temps\, lieu\, mode) de l’action. Par exemple\, les composés ἐννύχιος et ἔνδιοςsignifient respectivement « de nuit » et « de jour ». Cette possibilité s’applique parfois également à leur emploi dans la poésie tragique et dans la poésie épique tardive ; elle disparaît cependant dans la prose. Pour cette raison\, il semble utile de la mettre en lumière dans un contexte où on peut l’observer en fonction\, en faisant particulièrement attention au lien entre la fonction du composé dans les textes et la possibilité effective de le superposer à un syntagme formé à partir des mêmes éléments. De cette analyse ressort en effet que les cas pour lesquels un composé correspond à un syntagme ne sont pas nombreux ; le cas de ἐννύχιος lui-même\, qui d’une certaine manière peut être considéré comme un composé hypostatique prototypique\, ne trouve pas de correspondant exact dans un syntagme.\nEn ce qui concerne les autres classes\, il faut dire que les composés possessifs ne semblent pas\, de fait\, caractérisés par cette conservation de la fonction adverbiale de ἐν et du sens de « dedans ». Mis à part quelques détails sur lesquels il est toujours possible de discuter\, les cas uniques pour lesquels on peut supposer que ἐν° signifie « dedans » sont ceux de ἐνηής\, « bienveillant »\, ἐναργής\,« brillant\, évident » : dans ces deux cas\, toutefois\, le sens de « dedans » devrait être entendu de façon métaphorique ; surtout\, l’étymologie des deux composés n’est pas tout à fait claire\, étant donné que n’existent pas en grec\, à l’époque historique\, de substantifs qui correspondent au second membre de ces adjectifs.\nPour les composés à second membre déverbatif\, il faut dire que la situation de la langue à l’époque archaïque nous met face à la nécessité\, pour l’examen de ce groupe et pour toute notre recherche\, d’établir des critères pour distinguer les noms des adjectifs dérivés à partir de verbes préfixés en ἐν- d’autres mots qui peuvent être définis comme véritables composés à premier membre ἐν°et à second membre déverbatif. À cet égard\, on considère comme composés véritables le substantif ἔμβρυον« agneau nouveau-né »\, et l’adverbe ἐνδυκέως« avec zèle\, soigneusement ».\nLa deuxième section est dédiée aux composés attestés dans la prose attique du Ve-IVesiècle av. J.-C.\, en particulier celle des écrits de Platon et d’Aristote : dans ce groupe de textes on trouve environ 80 composés à premier membre ἐν°\, parmi lesquels seul un petit nombre coïncide avec ceux déjà attestés à l’époque archaïque. L’observation des données issues de ces textes permetet même requiert une catégorisation différente.\nPremièrement on se trouve en présence d’un signe remarquable de changement car le rapport proportionnel réciproque des diverses classes de composés s’inverse : la catégorie des composés possessifs devient en effet la plus nombreuse\, avec environ trente composés. Celle des composés hypostatiques reste cependant abondante\, avec plus de vingt exemples. Les deux catégories des composés déterminatifs et des composés à second membre déverbatif se développent et comptent respectivement 8 et 15 composés de ces deux types.\nL’analyse des composés possessifs de cette époque est utilisée pour tester la classification des valeurs de ἐν° que Reinhold Strömberg identifie en référence à cette catégorie[2]. L’auteur propose de reconnaître trois valeurs\, à savoir une valeur correspondant au sens local de « dedans » (comme dans le cas de ἔμπαις « enceinte < qui a un enfant à l’intérieur de soi »)\, une valeur de simple indication de possession (comme par exemple ἔντεκνος« qui a des enfants »)\, et enfin une valeur d’indication de la plénitude d’une certaine caractéristique\, comme dans le cas de ἔνυδρος« riche en eaux ». Afin de discuter de manière critique cette proposition\, nous nous concentrons en particulier sur la diffusion des couples de composés à premier membre ἀ°/ἐν° de sens antinomique\, dans l’intention d’établir si – et dans quelle mesure et pour quels cas – les composés en ἐν° peuvent être considérés comme antonymes des composés en ἀ°\, indépendamment de la valeur locale de ἐν° comme forme libre\, d’une façon transversale par rapport aux classes identifiées par Strömberg.\nPour ce qui concerne les composés hypostatiques\, le critère de classification est dicté par ce qui ressort de l’analyse des exemples de l’époque archaïque\, c’est-à-dire par le fait que les cas de correspondance entre un composé et un syntagme sont moins nombreuxque ceque l’on pourrait penser. Pour approfondir cet aspect\, la catégorisation se concentre sur l’étymologie synchronique des composés\, cherchant à en reconstruire le parcours de formation. On trouve soit des cas de correspondance sémantique et fonctionnelle avec un syntagme (par exemple le cas de ἐμπολέμιοςet de ἐν πολέμῳ\, qui peuvent être traduits respectivement par « typique du temps de guerre » et « en temps de guerre »)\, soit des cas d’adjectifs dérivés de syntagmes figés et lexicalisés (comme ἐμπόδιος« qui est dans les pieds » à partir de ἐμποδών« dans les pieds »)\, soit des cas de coexistence d’un adjectif simple et d’un adjectif composé à premier membre ἐν° parfaitement synonymes\, au point de faire penser que ἐν° n’a pas de valeur sémantico-fonctionnelle\, mais sert à insérer le composé dans une série de rapports et à rendre plus transparente son étymologie synchronique\, d’une façon différente d’un cas à l’autre (par exemple\, outre l’adjectif dérivé de λόγος« considération »\, λόγιμος« dont on tient compte »\, on trouve aussi ἐλλόγιμος\, de même signification).\nAussi bien dans le cas de l’unique exemple archaïque ἔμπλειοςque dans celui des exemples d’époque classique et de ceux qui sont plus tardifs\, la catégorie des composés déterminatifs est caractérisée par le problème de la détermination de la valeur de ἐν°. En effet\, il y a des composés comme ἔμπλειος\, qui s’avèrent synonymes de l’adjectif constituant le second membre\, pour lesquels par conséquent la valeur de ἐν° est obscure ; dans d’autres cas\, comme dans celui des adjectifs chromonymes\, il semble que le composé en ἐν° décriveune nuance de couleur plus pâle quecelle décrite par l’adjectif d’origine (ainsi\, πυρρόςsignifie « rouge » mais ἔμπυρρος\, « rougeâtre »). L’observation des composés montre pourtant qu’ils appartiennent le plus souvent à des champs sémantiques définis : outre les adjectifs chromonymes\, on trouve certains exemples d’adjectifs qui se réfèrent aux notions de « plénitude » et de « rotondité ». Ce fait invite à formuler l’hypothèse que la présence du premier membre ἐν° soit liée à la sémantique de l’adjectif.\nEnfin\, on analyse les composés à second membre déverbatif.Étant donné la nécessité de distinguer entre les composés véritables et les dérivés déverbaux\, on approfondit dans cette section le problème\, déjà évoqué dans l’analyse des composés de l’époque archaïque\, de la détermination de la valeur de ἐν° dans ces formations. Si en effet on considère comme composés véritables ceux qui correspondent\, quant au sens\, au verbe simple équivalent au second membre (comme par exemple ἔντομα« victime sacrificielle »correspond au sens technique de τέμνω« égorger des bêtes\, pour une prestation de serments »)\, par conséquent la valeur de ἐν°sera « nulle » du point de vue de la contribution sémantique. La question se pose donc de savoir s’il peut avoir une fonction « grammaticale » et servir à former la structure du composé.\nDans la troisième section\, on examine tous les composés à premier membre ἐν° qui apparaissent pour la première fois à l’époque de Théophraste et jusqu’à l’antiquité tardive. Dans l’expression « composés qui apparaissent pour la première fois dans la koiné »\, on utilise le mot koinéau sens large\, dans la mesure où l’époque de Théophraste coïncide avec le début de la diffusion de l’usage de cette variété. Ce qui n’implique cependant pas qu’on sous-entende que la langue des auteurs appartenant à un intervalle de temps aussi long et à des genres littéraires aussi divers soit homogène. Le choix des πρῶτον λεγόμενα de la koinéest motivé par la nécessité de mettre le plus possible en lumière la productivité des divers types de composés.\nDans cette troisième section les composés sont aussi classés principalement selon la syntaxe interne\, c’est-à-dire à l’intérieur des catégories traditionnelles. On ajoute pourtant deux groupes « spéciaux »\, basés l’un sur un critère diaphasique et l’autre sur un critère sémantique\, transversaux par rapport aux autres catégories. Le premier groupe est constitué d’une série de termes techniques des œuvres philosophiques et de la théologie chrétienne\, qui peuvent être classés soit comme possessifs soit comme hypostatiques : toutefois\, la régularité des formations et l’homogénéité du point de vue de leur fonction dans le lexique fait penser que la formation de ces termes est indépendante de l’insertion dans une catégorie précise et que\, par conséquent\, mêmedans les cas où on trouve un syntagme formé par les mêmes éléments\, ce dernier peutêtre imputable à l’interprétation des locuteurs\, c’est-à-dire à leurs réflexions métalinguistiques et non à un processus linguistique.\nLe second groupe est constitué des adjectifs chromonymes qui sont des composés enpartie possessifs et enpartie déterminatifs. Dans ce cas encore\, l’homogénéité sémantique et fonctionnelle fait penser que leur formation fait abstraction de la catégorie d’appartenance de chacun d’eux. En général\, ils témoignent d’une valeur « atténuative » de ἐν° comme moyen d’expression d’une nuance de couleur plus pâle.\nQuant aux catégories traditionnelles\, on note que celle des composés possessifs se révèle encore la plus fournie\, avec environ 40 nouveaux mots. On note que les cas où le premier membre a le sens local de « dedans » au sens strict ne sont pas observables; la plupart du temps ἐν° a une fonction d’indication de la simple présence\, ou d’une possession générale ; dans quelques cas\, l’adjectif à premier membre ἐν° indique que le substantif auquel on se réfère possède la caractéristique typique du référent de substantif équivalent au second membre.\nLes composés hypostatiqueseux aussi se révèlent nombreux\, avec environ 30 exemples : dans de nombreux cas cependant\, on note que le composé à premier membre ἐν° se trouve à côté d’un adjectif plus ancien dérivé\, de sens très semblable (par exemple ἐναιθέριος« qui est dans l’éther\, dans l’air » et αἰθέριος« éthéré\, de l’air »). En général\, la possibilité de superposer le composé à un syntagme formé par les mêmes éléments se confirme seulement dans les cas où les syntagmes s’avèrent lexicalisés (comme dans celui de ἔναρχος\, qui correspond à trois sens possibles du syntagme ἐν ἀρχῇ\, à savoir :« être en charge »\, « être sous le pouvoir de quelqu’un »\, avec le génitif\, et « être au principe »\, au sens utilisé pour décrire Dieu dans l’Ancien et le Nouveau Testament).\nLa classe des composés déterminatifs s’avère beaucoup plus riche d’exemples par rapport à la situation des époques précédentes ; on note en outre que les composés attestés à cette époque font partie de champs sémantiques divers\, et ne sont pas limités aux sous-groupes des adjectifs qui indiquent la rotondité et à celui des chromonymes (dont le cas particulier est à mettre en évidence\, de sorte qu’on lui dédie\, comme déjà dit\, une section spécifique). Un fait constant est que dans la plus grande partie des cas\, le sens précis du premier membre ἐν° n’est pas facilement identifiable.\nLe dernier sous-groupe comprend – à l’exception de certains cas de motsdont l’interprétation est trop ambiguë – les composés à second membre déverbatif. La tentative de les identifier se heurte\,de nouveau\, à la nécessité de les distinguer des dérivés déverbaux ; une donnée qui apparaîtà cette époque est toutefois le fait qu’on trouve de nombreux cas de composés dont le second membre coïncide pour la forme avec le nomen agentisou nomen actionisà thème en –o– età degré apophonique fort dérivé de la racine verbale : dans un cas comme par exemple celui de ἔντρομος« tremblant »\, on se trouve face au problème d’établir si le mot est un composé à second membre déverbatif formé sur la base de τρέμω« trembler »\, ou bien un composé possessif formé sur τρόμος« tremblement ». Puisque les composés attestés dans les époques précédentes ne comprennent pas de cas de ce genre\, on se demande si le groupe des composés possessifs/déverbatifs n’est pas le signe d’un type d’ambiguïté qui est à l’origine des cas classés comme « composés à second membre déverbatif véritables »\, c’est-à-dire les cas où le second membre correspond à un verbe et le premier membre a une fonction grammaticale\, ou bien s’il a la fonction d’indiquer que le référent de l’adjectif ou du substantif accomplit ou subit effectivement l’action indiquée par le verbe.\nOn consacre la dernière section à quelques exemples de l’usage des composés en ἐν° dans une variété diaphasique et diatopique différente de celles rencontrées dans les sections précédentes : une variété dialectale d’attestation épigraphique. En particulier\, on analyse les composés à premier membre ἰν° qui apparaissent dans les inscriptions arcadiennes. On s’y trouve en face d’une série très réduite de mots\, et qui semble appartenir à des variétés diaphasiques précises. On trouve le couple de formes ἰνμενφές et ἴνμονφοςdans une inscriptionqui contient la sentence de condamnation d’un groupe d’hommes ayant commis un meurtre dans le temple d’Athena Aléa ; les deux composés apparaissent plus particulièrement dans la partie dédiée à la condamnation religieuse. D’autres composés appartiennent au lexique économique\, comme le nom d’une « taxe sur le pâturage »\, ἰνφόρβιον\, et de la « vente »\, ἰμπολά(dont la nature de composé n’est pas claireen réalité). Un autre terme\, ἰνίστιον\, désigne la « victime par le feu » et fait par conséquent partie du lexique du sacrifice ; enfin on trouve le terme ἴνϝοικος« habitant »\, dans une inscription qui décrit l’annexion forcée des territoires d’Euaimon à ceux d’Orchomène. Les composés ἰνφόρβιον et ἰνίστιον sont hypostatiques tandis que ἰνμενφές et ἴνμονφος sont (vraisemblablement) des composés à second membre déverbatif ; pareillement\, ἴνϝοικοςsemble formé par dérivation rétrograde sur le verbe ἐνοικέω.\nLa dernière partie de ce travail porte sur quelques cas d’anthroponymesà premier membre ἐν°\, plus particulièrement sur ceux qui ne sont pas des mots en usage dans la langue courante ; on ne prend donc pas en considération les cas comme ceux de Ἔνδηλοςou Ἔνδημος\, à l’exception de celui de Ἰναίσιμος(anthroponyme arcadien correspondant à l’adjectif homérique ἐναίσιμος« qui est selon le destin ») pour compléter l’observation des composés arcadiens. Même dans le cas des anthroponymes on se trouve donc devant une série de formes très restreintes\, qui ne permet de proposer que des conclusions provisoires.\nEn ce qui concerne les conclusions générales que l’on peut tirer de notre recherche\, on peut\, à partir des points d’observation plus pertinents\, faire ressortir cinq grandes tendances. La première grande tendanceest celle de la grammaticalisation\, c’est-à-dire le changement morphologique qui implique le passage d’un élément de la classe des morphèmes lexicaux à celle des morphèmes grammaticaux. La grammaticalisation caractérise principalement\, à notre avis\, la catégorie des composés possessifs : en effet\, de manière surprenante\, les composés dans lesquels ἐν°signifie « dedans »ne sont nombreux dans aucune des époques et des variétés examinées. La valeur de ἐν° qui apparaît prévalanteest celle d’indication de simple « présence » (ou possession)\, sans indication de lieu.\nÀ notre avis\, la cause de cette grammaticalisation est l’absence de structures syntaxiques libres formées par les mêmes éléments auxquelles le composé puisse correspondre.\nLa deuxième grande tendanceest contraire à la première et concerne la classe des composés hypostatiques : dès l’époque archaïque on trouve des cas de composés hypostatiques qui coexistent avec un adjectif dérivé du même substantif dont dépend le second membre du composé ; l’adjectif composé et l’adjectif dérivé sont quasi synonymes et partagent l’aspect morphologique\, c’est-à-dire qu’ils sont formés avec le même suffixe. En se fondant sur la quantité de ces cas\, on fait l’hypothèse que la forme hypostatique à premier membre ἐν° n’est pas une formation autonome fondée sur le modèle du syntagme\, mais une sorte de re-détermination de l’adjectif dérivé\, visant à rendre plus transparente la formation. Cet aspect concorde avec le fait que la classe des composés hypostatiques est l’unique\, parmi celles des composés à premier membre prépositionnel\, qui conserve une structure syntaxique (celle du syntagme) qui puisse être considérée\, au moins au niveau théorique\, le modèle de la micro–syntaxe interne au composé\, et par conséquent\, l’unique classe qui respecte\, au moins en partie\, la définition de Benveniste selon laquelle les composés sont une micro-syntaxe[3].\nLa troisième grande tendanceest une conséquence de la première (la grammaticalisation du premier membre des composés possessifs) et concerne à la fois la classe des composés possessifs et celle des hypostatiques : pour de nombreuses formationsen effet\, on ne parvient pas à établir avec certitude si l’on est en présence de l’une ou de l’autre classe. Ces formations partagent pourtant certaines caractéristiques\, ce que laisse penser qu’elles étaient perçues comme un groupe cohérent. Il s’agit des composés qui indiquent la possession d’une caractéristique abstraite (du point de vue sémantique) comme ἔνδοξος« fameux » ou ἔντιμος« honoré »\, en plus de tous ceux qui constituent le sous-groupe des « termes philosophiques et théologiques »de la koiné. Certaines de leurs caractéristiques sont typiques des composés possessifs et d’autres typiques des hypostatiques. On estime que l’origine de l’ambiguïté réside précisément dans la signification des substantifs qui constituent le second membre\, c’est-à-dire dans le fait que l’indication d’être\, par exemple\, « honoré »\, peut être exprimée soit avec la métaphore « avoir l’honneur auprès de soi » soit avec celle de d’« être en honneur\, conforme à l’honneur » ; parce que les deux métaphores ont un résultat équivalent\, la perception de la transparence de la structure s’affaiblit et la valeur de ἐν° dans la formation est ainsi grammaticalisée.\nEn ce qui concerne la valeur d’atténuation de ἐν° dans les composés déterminatifs\, on reprend et on approfondit l’hypothèse de Strömberg selon laquelle elle dérive d’uneanalogie avec la formation des composés possessifs :à partir d’une métaphore comme « avoir le vert en soi » (cf. ἔγχλοος) on obtient le sens dénotatif de « être verdâtre (cf. ἔγχλωρος).\nEnfin\, on se concentre sur laclasse des composésà second membre déverbatif : afin d’expliquer la valeur de ἐν°\, qui dans les composés de ce type est nulle du point de vue sémantique\, on se propose de la considérer comme ayant un rôle grammatical. On étudie la possibilité que l’origine de cette fonction puisse résider dans l’analogie avec la classe des composés possessifs et dans l’influence des adjectifs syntagmatiques\, dont les exemples sont presque exclusivement composés.\nDans l’ensemble\, les résultats de notre recherche permettent d’affirmer que le cas de ἐν° confirme ce qui ressort déjà de l’analyse de περι°dans la composition nominale\, à savoir la tendance du premier membre à perdre le statut de lexème et à devenir un préfixe[4]. \n\n[1] Cf. Chantraine 1942. \n\n\n[2] Cf. Strömberg 1946\, p. 115-116. \n\n\n[3] Cf. Benveniste 1967. \n\n\n[4] Cf. Bologna 1980.
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LOCATION:Università degli Studi di Milano | Dipartimento di Studi Letterari\, filologici e linguistici | Sezione di Modernistica\, via Festa del Perdono 7\, Milan\, Italy
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SUMMARY:Phénoménologie de la surprise et de l’étonnement face au miraculeux
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Yves MILLOU\n\n« Phénoménologie de la surprise et de l’étonnement face au miraculeux. » \nJury : \n\nNatalie DEPRAZ (Université de Rouen Normandie ; directrice de thèse\nEmmanuel FALQUE (Institut catholique de Paris ; rapporteur)\nDenis FRICKER (Université de Strasbourg ; rapporteur)\nClaire PETITMENGIN   (examinatrice)\nAnca VASILIU   (CNRS\, Paris-Sorbonne ; examinatrice)\n\n\nRésumé\nLe miraculeux peut se comprendre comme une catégorie événementielle à connotation profane ou religieuse : c’est cette dernière\, dans sa perspective chrétienne\, que ce travail prend en compte\, à savoir un type d’événements extraordinaires où le croyant dit lire l’action de Dieu dans le monde. Mais afin que ce point de vue croyant puisse signifier quelque chose pour l’observateur impartial\, le choix a été fait d’examiner les réactions de surprise et d’étonnement éprouvées par les bénéficiaires de ces événements extraordinaires. Celles-ci pourraient-elles nous informer sur ce qui a supposément lieu dans le miraculeux ? La méthodologie phénoménologique qui a été mise en place pour pouvoir répondre à cette question prend appui sur deux corpus : l’un consiste en des textes néotestamentaires\, où les réactions de surprise et d’étonnement accompagnant les miracles sont répertoriées et évaluées pour comprendre comment elles opèrent dans le mécanisme de révélation à l’œuvre dans ces textes ; l’autre se compose de récits de bénéficiaires de miracles\, interviewés dans le cadre de la méthode microphénoménologique en 1re personne. Ces récits\, une fois transcrits et analysés eu égard à leur contenu émotionnel\, permettent de disposer de ressources expérientielles qui manifestent la façon dont le miraculeux est éprouvé dans le vécu des bénéficiaires\, comment il les a surpris et bouleversés. La phénoménologie de la surprise ainsi extraite\, puis confrontée à celle qui découle des récits néotestamentaires\, permet d’abord de mieux comprendre comment opèrent les affects de surprise et d’étonnement lors d’événements irruptifs dits miraculeux\, et comment leur matérialité\, associée à la foi des sujets-témoins\, peut rendre compte de ce vécu si particulier. Mais le travail contribue également à caractériser la surprise et l’étonnement comme des outils phénoménologiques à part entière dans l’entreprise de connaissance de l’humain face à ce qui le dépasse.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 12 | Salle F101\, 1 Rue Lavoisier\, Mont saint Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:Le mélos dans la musique grecque antique : une approche expérimentale par la restitution de strophes tragiques
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. François CAM \n« Le mélos dans la musique grecque antique : une approche expérimentale par la restitution de strophes tragiques » \nJury : \nFrédéric BILLIET (Université Paris-Sorbonne ; examinateur)\nPhilippe BRUNET (Université de Rouen Normandie ; directeur de recherche)\nPierre-Albert CASTANET (Université de Rouen Normandie ; examinateur)\nMichel FARTZOFF (Université de Franche-Comté ; rapporteur)\nFrançois QUILLET (Université de Franche-Comté ; examinateur)\nMartin STEINRÜCK (Université de Fribourg ; rapporteur)
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SUMMARY:Les figures du monstre dans la littérature mexicaine contemporaine (XXe-XXIe siècles) : héritage\, intertextualité et invention
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Cédric DUHAMEL \n« Les figures du monstre dans la littérature mexicaine contemporaine (XXe-XXIe siècles) : héritage\, intertextualité et invention » \nJury : \nErich FISBACH (Université d’Angers ; rapporteur)\nFabrice PARISOT (Université de Perpignan ; rapporteur)\nMarie-Agnès PALAISI (Université de Toulouse Jean Jaurès ; examinatrice)\nMiguel OLMOS (Université de Rouen-Normandie ; examinateur)\nMarie-José HANAÏ (Université de Rouen-Normandie ; directrice de recherche) \nRésumé\nLe sujet de ma thèse est « Les figures du monstre dans la littérature mexicaine contemporaine (XXe-XXIe siècles): héritages\, intertextualité\, invention».\nNotre étude entend interroger le monstre\, qui est un sujet immensément vaste. Il intrigue et fascine : il a été étudié par de nombreux auteurs\, disséqué et analysé par divers chercheurs\, et abondamment mis en scène dans des oeuvres littéraires. Il reste pourtant mystérieux\, indéfinissable : il est par exemple difficile d’ignorer que nous retrouvons des monstres étrangement similaires dans des cultures éloignées\, sans aucun contact aussi bien temporellement que géographiquement. La présence de monstres semblables à des reptiles ou à des oiseaux\, ou encore un mélange des deux comme le dragon\, ou même l’existence de figures vampiriques est commune à de nombreuses cultures et ne peut qu’interpeller.\nMais si l’étude des monstres\, la tératologie\, est florissante dans de nombreux pays\, nous constatons que cet engouement paraît être moins partagé lorsqu’il touche la littérature mexicaine contemporaine car les monstres y sont moins analysés. Ils y sont pourtant présents et même nombreux\, et leur étude ne peut être qu’enrichissante si l’on espère en avoir une meilleure compréhension. Certains auteurs\, proposent néanmoins des recueils de légendes ou même des dictionnaires de créatures étranges issues du folklore mexicain\, sans pour autant les analyser ou les comparer à d’autres créatures similaires évoluant dans d’autres cultures. Nous les utiliserons pour une grande partie de notre travail qui consiste à proposer un regroupement et une catégorisation des figures du monstre du folklore mexicain. Il s’agit d’une étape indispensable si l’on veut le comprendre tel qu’il est perçu dans la croyance populaire et comment il est ensuite réutilisé par les auteurs d’œuvres fictionnelles. La littérature mexicaine contemporaine nous propose en effet un panel de monstres assez hétéroclite et étendu que nous pouvons étudier sous un éclairage nouveau grâce à des auteurs comme Carlos Fuentes\, José Luis Zárate\, Homero Aridis\, et Guadalupe Nettel.\nÉtymologiquement controversé\, difficilement catégorisé\, le monstre est inscrit dans un imaginaire populaire collectif partagé d’abord oralement\, puis passé à l’écrit\, et ainsi transmis en héritage aux générations futures. L’écriture littéraire s’inspire de cet héritage et se crée un échange\, une forme d’hypertextualité\, entre l’imaginaire collectif présent dans les mythes et légendes\, et l’imaginaire individuel de l’auteur par le biais de ses œuvres de fiction. Ce dernier réactive ces sources et même les modifie\, les actualise. Il ne faut pas négliger en effet cette part de liberté du texte littéraire et nous nous proposons de déterminer à travers ces jeux d’écriture et ces inventions\, les enjeux de ces figures du monstre dans la littérature mexicaine. Par ailleurs\, nous ne pouvons ignorer que l’intertextualité est aussi présente entre les fictions mexicaines et celles du reste du monde\, qui s’alimentent entre elles et modifient le monstre. Cet échange\nperpétuel\, ces fluctuations constantes\, nous invitent à proposer une analyse littéraire comparatiste lorsque celle-ci sera possible. L’idée du monstre est mouvante et l’objet de notre recherche devient de plus en plus difficile à comprendre. Cette insaisissabilité du monstre\, entre héritage\, invention et intertextualité\, nous accompagnera tout au long de notre travail et si nous voulons en comprendre la raison\, nous devons revenir à ses origines : qu’est-ce que le monstre et d’où vient-il ?
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SUMMARY:La réinvention de la conscience dans la naissance de la phénoménologie : une lecture pratique
DESCRIPTION:Soutenance de M. Hadrien SIMON \n« La réinvention de la conscience dans la naissance de la phénoménologie : une lecture pratique » \nJury : \nBernard ANDRIEU (Université Paris Descartes ; rapporteur)\nLaurent PERREAU (Université de Franche-Comté ; rapporteur)\nJocelyn BENOIST (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne ; examinateur)\nNatalie DEPRAZ (Université de Rouen-Normandie ; directrice de recherche) \nRésumé : La phénoménologie est née comme une philosophie de la conscience\, au début du XXe siècle. En cela\, elle est l’héritière d’un concept particulièrement marqué par la pensée empiriste\, de Locke à Brentano. En tant que telle\, la naissance de la phénoménologie peut s’interpréter au titre d’un événement historique\, et nous l’abordons sous l’angle de la question : « les évolutions propres au concept phénoménologique de conscience s’inscrivent-elles en continuité ou en rupture\, par rapport à sa tradition ? ». D’un autre côté cependant\, les textes qui témoignent de cette naissance sont aussi l’œuvre d’un homme\, et le résultat d’un effort de pensée. Les interpréter ainsi exige alors une toute autre approche. Nous avançons dans ce travail les éléments d’une lecture pratique\, à savoir que la philosophie\, comme toute pratique\, progresse par répétition de gestes. Nous adressons alors la question : « comment cette répétition peut-elle parvenir à des résultats nouveaux sur le plan de la conscience ? ». C’est le croisement\, nullement prémédité\, de ces deux problématiques\, qui caractérise notre travail. En cela\, le concept d’intention y occupe une place centrale. Initialement dédié au domaine de l’action humaine\, il sert pourtant à caractériser l’essence même de l’acte de conscience\, dans les Recherches Logiques. C’est pourquoi\, loin de prétendre unifier ces deux problématiques\, nous avons seulement cherché à les articuler\, à partir de ce concept.
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SUMMARY:Le rapport de l’homme à la nature selon Descartes. Métaphysique et morale
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Marcel BAKOLA \n« Le rapport de l’homme à la nature selon Descartes. Métaphysique et morale » \nJury : \nThierry GONTIER (Université Jean Moulin Lyon 3 ; rapporteur)\nEmmanuel FAYE (Université de Rouen-Normandie ;  directeur de recherche)\nGeorges NDUMBA Y’OOLEL’IFEFO (Université catholique du Congo et Université de Mbandaka ; rapporteur)\nNicolas RIALLAND (Université de Rouen-Normandie)\nJean-Pierre CLERO (Université de Rouen-Normandie) \nRésumé \nLa thèse aborde une question importante parce que d’actualité et de vie qui lance à la société moderne des défis qui ne semblent n’autoriser aucun droit à l’erreur. Il s’agit de la question de la définition du rapport de l’homme à la nature. Pour porter une solution à cette épineuse question\, plusieurs réponses ont été proposées. Notamment celle de l’écologie profonde de Arne Naess qui professe une éthique biocentrique et la réponse de Hans Jonas qui met au centre de toutes nos préoccupations la vie des générations futures. Mais ces solutions précitées aboutissent par contre à une négation de la morale en faisant la promotion des régimes politiques\, totalitaires et autoritaires. C’est ainsi qu’en analysant le rapport de l’homme à la nature selon Descartes\, nous avons découvert une philosophie de l’écologie pour aujourd’hui capable de contenter même le plus exigeant des écologistes. Bien que le nom de Descartes est souvent associé à la crise écologique\, notre thèse s’est donné comme objectif d’abord de montrer que le rapport de l’homme à la nature selon Descartes est celui qui lui a permis de découvrir les capacités de découverte et de créativité de l’homme et ensuite que la proposition de Descartes est une véritable éthique de responsabilité qui répond à une exigence de l’homme tout entier. Elle est une sagesse qui permet à l’homme d’utiliser le pouvoir que lui confère la technoscience de manière à atteindre un haut degré de sécurité\, d’utilité\, de bien-être\, de plénitude des valeurs. Elle invite l’homme à faire bon usage de son libre arbitre de telle sorte que son énorme pouvoir tienne toujours compte du développement de l’être humain en responsabilité\, en valeur et en conscience. Parce que justement l’homme cartésien est un être doué du bon sens. Celui-ci\, pour Descartes est la capacité de bien juger sans laquelle il y aura certainement absence des normes de liberté qui expose l’homme aux forces aveugles de l’inconscient\, des nécessités immédiates\, de l’égoïsme et de la violence. C’est pourquoi la philosophie de l’éco-responsabilité viable qui est celle de Descartes est un appel fait à l’homme pour passer de l’irresponsabilité à la responsabilité.
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SUMMARY:Les mises en scène du théâtre de Thomas Bernhard en Allemagne\, en Autriche et en France. Comparaison et interprétation.
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Adrien BESSIRE \n« Les mises en scène du théâtre de Thomas Bernhard en Allemagne\, en Autriche et en France. Comparaison et interprétation. » \nJury : \nJean-Marie WINKLER (Université de Rouen ; directeur de thèse)\nHilde HAIDER-PREGLER (Université de Vienne ; codirectrice de thèse)\nJürgen RITTE (Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3 ; rapporteur)\nUlf BIRBAUMER (Université de Vienne ; rapporteur)\nAriane FERRY (Université de Rouen ; examinateur) \nRésumé\nNotre travail compare les mises en scène françaises des pièces de Thomas Bernhard aux mises en scène allemandes et autrichiennes\, depuis 1970\, premier succès théâtral de l’écrivain autrichien\, jusqu’à aujourd’hui. Pour les mises en scène germanophones\, on s’est intéressé principalement aux créations et aux mises en scène modèles de Claus Peymann. Pour la France\, le critère de la création est moins important\, et on a privilégié les mises en scène qui ont fait date et celles pour lesquelles on dispose d’une documentation abondante. Il s’agit de lire les mises en scène comme autant d’interprétations du texte. On a étudié le traitement appliqué au texte lui-même\, et tous les éléments (décors\, costumes\, jeu des acteurs\, etc.) qui traduisent l’interprétation du texte. La méthode choisie se situe au carrefour de la germanistique et des études théâtrales.\nLe metteur en scène Claus Peymann a créé la plupart des pièces de Thomas Bernhard. Ses mises en scène apparaissent très fidèles au texte\, suivant très majoritairement les didascalies de l’auteur. En France\, les metteurs en scène sont plus libres. Par exemple\, André Engel va transposer Le Réformateur au XVIIIe siècle\, La Force de l’habitude sur un terrain vague et supprimer l’épilogue de Minetti. Le metteur en scène allemand a travaillé le plus souvent avec Karl-Ernst Herrmann. Le scénographe agrandit l’espace\, pour s’éloigner du réalisme et souligner la solitude des personnages. En France\, les scénographes choisissent soit de suggérer le décor par quelques éléments sans le construire complètement\, soit au contraire d’aller vers davantage de réalisme. Thomas Bernhard écrit ses pièces pour des acteurs précis. Minetti est un hommage à l’acteur allemand Bernhard Minetti. La pièce\, jouée par des acteurs français comme David Warrrilow\, Michel Piccoli ou Michel Bouquet\, prend une signification autre. Au-delà de la référence à un acteur précis\, la pièce apparait comme un défi pour l’acteur et une réflexion sur l’art dramatique.\nL’auteur dramatique autrichien écrit également en fonction du contexte politique : ainsi\, avec la pièce Place des Héros\, créée à Vienne au Burgtheater en 1988\, année du cinquantenaire de l’Anschluss. Cette pièce et sa réception en Autriche sert en quelque sorte de schéma de réception en France\, pouvant conduire à un malentendu. Les attaques contre l’Autriche n’ont en effet plus le même sens si elles sont jouées en France.\nThomas Bernhard est souvent considéré comme un auteur sombre. Son théâtre\, où le comique est plus prononcé que dans les romans\, permet de nuancer cette image. Mais cette dimension comique et grotesque n’est pas toujours vue par le public français. Il faut dire qu’une partie du comique bernhardien\, verbal\, est difficilement traduisible. C’est donc tardivement que ce comique est découvert par le public français\, dans les années 1990 et 2000\, quand le schéma de réception lié à Place des Héros a tendance à s’estomper.
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SUMMARY:Plaute et la question du genre comique
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de Mme Annelise NARVAEZ \n« Plaute et la question du genre comique » \nJury : \nClara AUVRAY-ASSAYAS (Université de Rouen Normandie ; directrice de recherche)\nBénédicte DELIGNON (École normale supérieure de Lyon ; rapporteur)\nFlorence DUPONT (Université Paris Diderot)\nAriane FERRY (Université de Rouen Normandie)\nCharles GUITTARD (Université Paris Nanterre ; rapporteur)\nRichard HUNTER (University of Cambridge) \nRésumé \n Si les 21 pièces de Plaute conservées appartiennent assurément au genre comique puisqu’elles étaient représentées comme telles\, il apparaît néanmoins qu’interroger leur ancrage générique peut éclairer le lecteur moderne. Ces comédies sont en effet lues aujourd’hui\, et non plus représentées : elles doivent alors être abordées et étudiées dans le but de comprendre\, sinon de reconstituer\, ce qu’elles pouvaient être dans le cadre des ludi\, c’est-à-dire des spectacles théâtraux romains. Cette démarche est d’autant plus importante que les pièces de Plaute sont éminemment métathéâtrales\, c’est-à-dire qu’elles se désignent comme spectacles. Cette thèse propose d’aller plus loin encore et de montrer comment les comédies de Plaute se désignent spécifiquement comme comédies dans le cadre d’un jeu théâtral et métathéâtral avec d’autres genres\, ceux de la tragédie et de l’épopée. Plaute esquisserait donc dans ses pièces une poétique du genre comique\, ce qu’aucun texte théorique conservé de l’Antiquité ne propose.
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SUMMARY:Le Bodhicaryāvatāra de Śāntideva : une comprehension non metaphysique de l’éthique
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Alexis LAVIS \n« Le Bodhicaryāvatāra de Śāntideva : une comprehension non metaphysique de l’éthique » \nJury : \nMichel BITBOL (École Normale Supérieure ;  directeur de recherche)\nVincent ELTSCHINGER (EPHE ;  examinateur)\nPhilippe GROSOS (Université de Poitiers ; rapporteur)\nNatalie DEPRAZ (Université de Rouen Normandie ; directrice de recherche)\nFrançois SEBBAH (Université Paris Nanterre ; rapporteur) \nRésumé\nLe Bodhicaryāvatāra de Śāntideva\, rédigé sans doute au début du VIIIe siècle\, représente l’un des textes majeurs du bouddhisme indien tardif. Cet ouvrage fondamental présente la voie ou la pratique d’un nouveau type d’être seulement tendu par le souci d’éveil : le bodhisattva. Cette voie ou cette pratique conduit à s’affranchir\, via une éthique méditative et réflexive\, de la double croyance illusoire en l’identité réelle\, personnelle\, intérieure et l’identité réelle des « pragmata » extérieurs – autrement dit du sujet\, de l’objet et leurs relations. Cependant\, l’éthique\, comme la morale d’ailleurs\, se fonde sur l’idée d’élévation de soi jusqu’à sa pleine essence. Son sol appartient à l’ontologie\, c’est-à-dire à l’interprétation de l’être ou de la présence à partir de la notion d’identité. Comment dès lors comprendre la perspective du Bodhicaryāvatāra qui possède à coup sûr une dimension éthique\, tout en récusant radicalement la réalité de quelque chose comme une « nature propre » (svabhāva) qui serait ou non à réaliser ou à actualiser ? C’est impossible tant que l’on se place dans l’horizon métaphysique qui pense à partir et en direction de l’ontologie. La première ambition de cette thèse consiste donc à ménager un espace interprétatif à partir duquel le texte de Śāntideva puisse être reçu et entendu. Cela exige une confrontation avec la tradition philosophique occidentale sous-tendue par cette perspective métaphysique ainsi\, évidemment\, qu’avec la linguistique comparée. Deux courants de pensée nous sont apparus particulièrement propices à la rencontre : la phénoménologie et la systémique. En effet\, ce que propose Śāntideva est une révolution de la conscience comprise à la fois comme flux de conscience et intentionnalité\, en vue qu’elle devienne pleine ouverture à une dimension de présence libre de toute détermination ontologique. Or cette perspective trouve un écho dans certaines œuvres de Husserl\, de Levinas ou d’autres phénoménologues et s’explicite même davantage à leur contact. Quant à l’approche systémique\, telle qu’on la trouve exemplairement chez Bateson\, elle propose une révolution épistémologique qui repose sur la mise en question de l’identité substantielle et de la causalité linéaire\, deux points clefs contre lesquels le Bodhicaryāvatāra déploie tout un argumentaire décisif mais abscons et que le parallèle permet d’expliciter. La seconde ambition de cette thèse est de proposer une nouvelle traduction française du texte de Śāntideva à partir du sanskrit\, qui se fonde sur les avancées interprétatives mentionnées et s’affranchisse des préjugés métaphysiques\, religieux\, moraux… à l’œuvre dans les précédentes versions et qui avaient tendance à travestir dangereusement son sens.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 12 | Salle F101\, 1 Rue Lavoisier\, Mont saint Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:La danse des temps dans l’épopée\, d’Homère au Roland
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Nicolas LAKSHMANAN-MINET \n« La danse des temps dans l’épopée\, d’Homère au Roland » \nJury : \nEgbert J. BAKKER (Yale University ; examinateur)\nPhilippe BRUNET (Université de Rouen-Normandie ; directeur de recherche)\nJean-Marie FRITZ (Université de Bourgogne ; rapporteur)\nNadine LE MEUR (Université Paris-Nanterre ; rapporteuse)\nEmmanuel Matateyou (Université de Yaoundé I ; examinateur)\nGérard Milhe-Poutingon (Université de Rouen-Normandie ; examinateur) \nRésumé\nLes épopées d’Homère et de Virgile\, la Chanson de Roland sont marquées par une alternance qui peut paraître capricieuse. En fait\, on la saisit beaucoup mieux dès lors qu’on prend en compte la présence des corps : ceux du jongleur\, de l’aède\, du récitant ; le corps du public. Postures\, gestuelle\, mouvements\, regard\, souffle\, musique s’articulent à cette alternance pour en faire une véritable danse. Cette thèse étudie d’abord comment dansent chacun des temps principaux du récit dans ces épopées\, en accordant la priorité à Homère et au Roland ; puis elle étudie comment cette danse des temps prend corps dans chacune des petites pièces dont nous décelons que sont composées les épopées anciennes comme le Roland : les laisses.
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SUMMARY:Normes\, influence\, comportements. Un parcours philosophique autour de Jeremy Bentham
DESCRIPTION:Soutenance d’HDR de M. Malik BOZZO-REY \n« Normes\, influence\, comportements. Un parcours philosophique autour de Jeremy Bentham » \nJury : \nAnne BRUNON-ERNST (Université Paris 2 Panthéon-Assas)\nJean-Pierre CLERO (Université de Rouen Normandie)\nPeter NIESEN (Universität Hamburg)\nMichael QUINN (University College of London)\nGuillaume TUSSEAU (IEP de Paris)\nXiaobo ZHAI (University of Macau)
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LOCATION:Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme et Société | Bâtiment 7 – 2e étage | Salle de réunion\, 17 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:British Seaside Resorts: from Prosperity to Decline. A Case Study of Skegness on the Lincolnshire Coast
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Mohamed CHAMEKH soutiendra sa thèse \n« British Seaside Resorts: from Prosperity to Decline. A Case Study of Skegness on the Lincolnshire Coast » \nJury : \nFlorence BINARD (Université Paris Diderot)\nCornelius CROWLEY (Université Paris-Nanterre)\nJohn MULLEN (Université de Rouen Normandie ; directeur de thèse)\nRose-May PHAM DINH (Université Parix 13)\nMartine SPENSKY (Université Clermont Auvergne)
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Batiment 12 | Salle F311\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:Théorie et pratiques de la compréhension audiovisuelle dans la didactique de l’espagnol langue étrangère
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. César RUIZ-PISANO\, \n« Théorie et pratiques de la compréhension audiovisuelle dans la didactique de l’espagnol langue étrangère »\, \nJury : \n\n\nImmaculada FÀBREGAS ALÉGRET (Bretagne-Sud / Lorient ; rapporteur)\nMercè PUJOL BERCHÉ (Paris Ouest Nanterre La Défense ; rapporteur)\nCaroline PASCAL (Inspectrice Générale de l’Éducation Nationale ; examinateur)\nChristian PUREN (Saint-Étienne ; examinateur)\nJosé VICENTE LOZANO (Normandie Université ; directeur de recherche) \n\n\n\n\nRésumé \nCette thèse a pour objectif de donner un cadre théorique et pratique à l’activité langagière de compréhension audiovisuelle. Pour y parvenir nous analysons premièrement la pratique audiovisuelle intégrée dans les manuels d’espagnol publiés en France des années 1970 jusqu’à nos jours tout en précisant le cadre méthodologique où s’inscrivent les différentes propositions. Dans un deuxième temps\, l’analyse se poursuit par les résultats des questionnaires adressés aux apprenants et aux enseignants nous offrant ainsi une vision complète du processus d’enseignement-apprentissage de l’espagnol par le biais des documents audiovisuels et les outils technologiques. Le but est d’expliquer\, grâce à l’observation de la pratique et à l’étude bibliographique\, la configuration de ce que nous appelons la macro-activité langagière audiovisuelle. Le tout nous permet de proposer un référentiel théorique de la Compréhension audiovisuel qui est complété\, en dernier lieu\, par une application didactique des concepts utilisés afin d’illustrer notre thèse. \nMots clés : didactique – espagnol – activité langagière – compréhension audiovisuelle – référentiel
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SUMMARY:« Lors de tant de troubles et d’orages » : Montaigne entre tragique\, altérité et liberté
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Abdénaïm KSIBI\, \n« « Lors de tant de troubles et d’orages » :\nMontaigne entre tragique\, altérité et liberté » \nJury : \n\n\nJean-Claude Arnould\, PR\, Rouen\nEmmanuel Faye\, PR\, Rouen (directeur de thèse)\n\n\nThierry Gontier\, PR\, Lyon III\n\nNicola Panicchi\, PR\, Urbino\n\n\n\nRésumé \n L’entreprise des Essais de Michel de Montaigne réside initialement dans l’impossibilité de  « se dire » à l’ami mort\, Etienne de la Boétie. Mais le huis clos de cette pensée ne s’inscrivant dans aucune métaphysique\, les Essais vont être tenaillés par leur propre mouvance. D’où le tragique régnant dès les premiers chapitres. D’où ensuite cette échappée vers autrui. Chemin faisant\, nous découvrirons que les véritables abîmes de l’altérité gisent bien ailleurs. En effet\, outre l’énigme d’autrui\, des animaux\, voire de notre inhérente monstruosité\, les Essais sont\, au fond\, l’altérité par essence. La matrice de cette pensée est bel et bien la liberté se déployant en ces temps de tourmente des guerres civiles dans des interstices vertigineux. Nous tâcherons donc de parcourir dans la dernière partie les méandres de cette stratégie des écarts. Finalement\, Montaigne\, après toutes les désillusions traversées\, va opposer la liberté\, voire la désinvolture au louvoiement du pouvoir et à la précarité de la vie.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 6e étage | Salle A600\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 | Amphi Axelrad\, 1 Rue Thomas Becket\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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DESCRIPTION:« La période américaine de Salvador Dalí (1938-1948) et sa production écrite » \nJury composé des professeurs : \nEric BEAUMATIN (Paris III)\nEnric BOU (Universitá Ca`Foscari Venezia)\nSerge BUJ (Rouen)\nPhilippe MERLO-MORAT (Lyon 2)\nMiguel OLMOS (directeur de recherches ; Rouen) \nRésumé\nSi Salvador Dalí ne s’installe aux États-Unis qu’à partir de 1940\, le lien qu’il entretient avec le Nouveau Continent s’intensifie depuis le milieu des années trente\, avec une multiplication et une diversification des collaborations. À l’exil de l’artiste correspond la rupture définitive avec le mouvement surréaliste et la nécessité pour le Catalan d’une adaptation de son activité créatrice. Dès lors\, ses centres d’intérêt se déplacent et de nouvelles exigences esthétiques se font jour\, fortement impactées par les bouleversements historiques. L’écriture\, qui devient alors l’un de ses médiums privilégiés\, témoigne de cette métamorphose personnelle et artistique. Dalí y consolide son image publique et annonce sa réorientation thématique\, placée sous le signe de la tradition. Tout en s’imprégnant de l’imaginaire culturel et consumériste américain\, il met en place une stratégie de communication et de diffusion adaptée à son nouveau public. La perspective unitaire qu’offre l’esthétique grotesque lui permet de mettre en dialogue création et Histoire afin d’offrir au lecteur\, à travers un principe de distorsion\, le reflet abyssal du monde.\nÀ travers un parcours des textes daliniens\, dans une démarche qui se veut à la fois historique\, documentaire et analytique\, ce travail se propose de saisir le Dalí exilé\, malgré sa personnalité mouvante et très souvent contradictoire. Il s’agira également de mettre en lumière une étape moins étudiée mais déterminante dans sa production\, charnière entre la période surréaliste et la phase « mystique et nucléaire »\, qui annonce le retour prochain du peintre en terre franquiste.
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SUMMARY:La parole et l’image dans les codex nahuas de l’ancien Mexique
DESCRIPTION:Conférence de Patrick Johansson\, \nLa parole et l’image dans les codex nahuas de l’ancien Mexique.\nPrésentation par Marie-José Hanaï \nCette conférence abordera différents aspects de  la sémiologie de l’image dans les livres pictographiques nahuas\, en particulier l’influence qu’a exercé « l’esprit alphabétique » sur les peintres indigènes lors de la ré-élaboration de documents pictographiques\, quelques années après la conquête\, ainsi que l’exploitation de l’image indigène par les religieux espagnols dans les premiers catéchismes. \nPatrick Johansson est enseignant-chercheur à la Universidad Nacional Autónoma de México (UNAM) depuis 1992. Il mène ses recherches dans le cadre de  l’Institut de Recherches en Histoire et il est professeur de littératures pré-colombiennes et indigènes à la Faculté de Philosophie et Lettres. Les domaines sur lesquels il travaille concernent la mort dans le monde nahuatl pré-hispanique\, la littérature nahuatl pré-hispanique\, la littérature indigène et indigéniste\, la sémiologie de l’image dans les codex nahuas. \nDerniers titres publiés :\nLa palabra\, la imagen\, y  el manuscrito. Lecturas indígenas de un texto pictórico en el siglo XVI\, México\, UNAM\, Instituto de Investigaciones Históricas\, 2004\, 480 p.\nZazanilli La palabra-enigma. Acertijos y adivinanzas de los antiguos nahuas\, México\, McGraw-Hill\, marzo\, 2004\, 90 p.\nMachiotlahtolli La palabra-modelo. Dichos y refranes de los antiguos nahuas\,  México\, editorial McGraw-Hill\, marzo 2004\, 111 p.\nXochimiquiztli “la muerte florida”: El sacrificio humano entre los aztecas\, Tomo I\, La deuda de sangre\, México\, editorial McGraw-Hill\, 2005\, 122 p.\nXochimiquiztli “la muerte florida”: El sacrificio humano entre los aztecas\, Tomo II\, Los ritos de la muerte sacrificial\, México\, editorial McGraw-Hill\, 2005\, 110 p.\n(en collaboration avec  Paulina Latapí)\, Historia de México en palabras e imágenes. Los primeros mexicanos\, México\, editorial McGraw-Hill\, 2005\, 60 p.\nIn oc ticchíah in Godot. Traducción del original francés al náhuatl de Esperando a Godot de Samuel Beckett\, México\, Editorial Libros de Godot\, 2007.\n«La tira de la Pereginación. Códice Boturini»\, Arqueología Mexicana\, edición especial códices\, México\, diciembre 2007\, 74 p.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment Robespierre | Amphithéâtre F511\, 1 Rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, France
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SUMMARY:Barrières et passages : d’Épicure (et saint Paul) à Eugenio Montale
DESCRIPTION:« Barrières et passages : d’Épicure (et saint Paul) à Eugenio Montale » \nConférence du professeur Guido Milanese\n(Università cattolica del Sacro Cuore ; Milan) \nPeut-on représenter la connaissance\, qui s’oppose à l’obscurité de la vie\, seulement comme un chemin droit\, selon l’ancienne image du parcours (methodos en grec)? Tel est le cadre qui nous est proposé par le scientisme contemporain et (d’une manière impressionnante à cause de sa ressemblance) par une grande partie de l’éthique antique. \nNéanmoins\, il existe une dialectique différente\, qui s’ajoute au couple « lumière/ténèbres »: celle entre « barrière »\, qui nous obscurcit une dimension de la vie\, et « passage »\, qui nous permet de percevoir une dimension plus vraie. La dimension de la possibilité est inhérente à la vie humaine\, il ne s’agit pas d’un accident fortuit. \nCurriculum vitae\nAprès avoir été boursier universitaire à l’étranger (France et États-Unis)\, il est chercheur à l’Université de Chieti (Italie)\, en 1984. L’année suivante\, il est chercheur chargé de littérature latine à l’Université Catholique du Sacré-Cœur de Milan (1985-1998). Il devient maître de conférences à l’Université de Lecce (Italie)\, chargé du cours de Didactique du Latin (1998-2002). Depuis 2002\, il est professeur à l’Université Catholique de Milan (siège de Milan et Brescia)\, dans le département de Langues Étrangères. Il est chargé des cours de Culture Classique (Classical Traditions) et de Linguistique Informatique (Digital Humanities).
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Amphitéâtre I
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