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SUMMARY:Madame Machin et Herr Dingsda : les noms propres indéfinis en français et en allemand
DESCRIPTION:Vincent BALNAT est Professeur des universités en linguistique allemande et membre de l’équipe LiLPa (Linguistique\, Langues\, Parole ; EA 1339)\, à l’Université de Strasbourg. \nLes noms dont il sera ici question se caractérisent par leur statut ambivalent: s’ils fonctionnent comme des noms propres sur le plan syntaxique\, ils contiennent un élément sémantiquement transparent qui ne permet pas de réaliser à lui seul l’identification du référent. Nous commencerons par établir l’inventaire de ces noms dans les deux langues puis étudierons leurs principaux emplois\, passant en revue quelques aspects sémantiques\, pragmatiques et syntaxiques. Pour conclure\, nous dégagerons les fonctions communicatives de l’indétermination propriale dans l’interaction verbale et nous interrogerons sur la place des noms propres indéfinis au sein de la dichotomie traditionnelle entre noms propres et noms communs.
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 6e étage | Salle A600\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:Les autonymes dans le cinéma espagnol des années 1960-1970 : quand le nom fait le personnage
DESCRIPTION:César RUIZ PISANO\, agrégé d’espagnol\, qualifié à la fonction de maître de conférences\, docteur en langues et littératures étrangères\,  Prag à l’Université Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et membre de l’ERIAC (EA 4705). Ses articles et communications portent sur le document audiovisuel en tant que source de savoirs socioculturels et d’analyse linguistique. \n* \nLien vers l’enregistrement de la séance \n* \nCette intervention porte sur la construction d’une anthroponymie fictionnelle populaire dans le cinéma espagnol des années 1960-1970. Ces années sont marquées par l’essor de la comédie cinématographique\, comédie qui évolue dans les années 1970 vers la comédie érotique. Ce cinéma de barrio\, cinéma populaire\, pour reprendre le titre de l’œuvre de Huerta Floriano & Pérez Morán (2013)\, répond au modèle du cinéma commercial très éloigné d’une vision critique d’un système établi et tout aussi éloigné du cinéma d’art et d’essai. Les études sur la grande quantité de films produits à cette époque nous démontrent comment on devine à l’écran la dialectique que vivait l’Espagne à l’époque entre la tradition et la modernité. Dans la comédie\, cette dialectique est amplifiée par la répétition de la polarisation tradition/modernité à travers des axes thématiques également répétitifs : la famille/le groupe (relations et ruptures)\, les stéréotypes (homme/femme\, nation/étranger\, campagne/ville)\, la société de consommation et le sexe (notamment la réification de la femme). Cette dialectique est observable dans les récits montrés à l’écran et dans la caractérisation manichéenne des personnages (le paleto rural\, la ‘boniche’\, la sex-symbol\, le pater familias\, la dame respectable\, etc.). Cette caractérisation se fait également par le choix d’autonymes (Molho\, 1980)\, anthroponymes / éponymes\, choisis par sa fonction de référentielle et ancrés dans l’imaginaire populaire en tant que marqueurs de classe\, de genre ou d’origine. Pour donner un exemple\, le personnage comique de la domestique sera associé à des prénoms couramment identifiables avec le monde rural et avec une forte tendance à la modification : « Francisca\, Juanita\, Filo\, Petrilla ». En somme\, une recherche axée sur le recensement\, le rôle et la typologie des autonymes propres à la comédie cinématographique espagnole des années 1960-1970 afin de démontrer comment le choix d’un autonyme contribue au processus de construction du personnage comique.
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SUMMARY:L’arbre parémiologique en espagnol : noms de personne et référents
DESCRIPTION:Ángel IGLESISAS OVEJERO est Professeur émérite de linguistique hispanique à l’université d’Orléans\, Françoise GIRAUD est Agrégée d’espagnol. Ils viennent de publier le premier dictionnaire des noms propres dans la parémiologie espagnole (Instituto de las Identidades\, Diputación de Salamanca\, 2022). \nPrésentation d’un projet mené à terme portant sur les autonymes dans la parémiologie espagnole\, à partir d’un corpus composé d’anthroponymes inclus dans les recueils de proverbes du Moyen Âge au XXe siècle. Exemple: Francisco / Paco. \n1 Rappel. Mise à jour et remaniement d’une thèse ès lettres (Paris IV\, Sorbonne\, 1987). De l’Onomantique (onomancie\, croyance ancestrale et poétique en l’efficacité du nom) à l’Arbre parémiologique (< parémiologie). \n2. “Au commencement était le verbeˮ: nommer\, acte performatif. Les éponymes (surnoms) rustiques comme réminiscence analogique du cratilisme. Onomastique officieuse /v/ Onomastique officielle : oralité / écriture. \n3. Formes nominales. Fonction et variation des autonymes traditionnels dans et hors de l’interlocution: noms\, anté-noms (titres)\, surnoms\, pronoms. \n4. Nom proverbial: résultat d’un long processus d’intégration d’autonymes dans des expressions courtes. Motivation référentielle et motivation iconique. Ludonymie: truisme et non-sens. \n5. Structure de l’arbre parémiologique\, avec l’exemple de Francisco / Paco. Sections: étymologie\, morphologie\, racines\, iconicité\, parémiologie\, typosémie.
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SUMMARY:L’onomastique des Dawwadas\, pêcheurs des oasis du Fezzan (Libye)
DESCRIPTION:Massinissa GARAOUN est Doctorant au CNRS (LLACAN)\, sa thèse  porte sur l’arabe et le berbère en Kabylie orientale (Algérie). Il a à son actif un nombre important de publications et de communications en sociologie et sociolinguistique des langues de l’Afrique du Nord :  https://llacan.cnrs.fr/p_garaoun.php \nLes Dawwadas sont une communauté saharienne arabophone vivant autours de lacs d’eau salés dans le désert de l’Oubari\, en Libye\, non loin de la frontière avec le Tchad. Leur mode de vie s’articulait jusqu’à il y peu autour de la pêche et de la consommation de crustacés et d’algues dans des conditions géoclimatiques extrêmes. Ce mode de vie original a amené la poignée de chercheurs à s’être penchés sur eux à émettre différentes hypothèses sur leurs origines en l’absence de culture écrite et de vestiges archéologiques : d’un ancien groupe servile évadé au peuple relictuel ayant survécu à la désertification du Sahara (Limouzin 1951\, Bellair 1951\, Pauphilet 1953\, Wellard 1964). Ce séminaire portera sur la présentation et l’analyse de l’onomastique des Dawwadas. Nous essaierons\, à partir de ces données\, de poursuivre les discussions anthropo-historiques concernant cette communauté.
URL:https://eriac.univ-rouen.fr/agenda/lonomastique-des-dawwadas-pecheurs-des-oasis-du-fezzan-libye/
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SUMMARY:Une structuration graduelle et bipolaire de la catégorie nom propre en français et en espagnol
DESCRIPTION:Montserrat RANGEL VICENTE\, Maîtresse de Conférences de linguistique hispanique à l’Université de Lille et membre de l’UMR 8163 STL (Savoir\, Textes\, Langage) \nEn raison du lien direct et conventionnel entre le signifiant et le référent qui caractérise la catégorie nom propre\, celle-ci est affranchie de contraintes linguistiques visibles permettant sa délimitation et ses membres ne partagent pas de traits communs visibles. Face à une telle configuration\, l’hypothèse selon laquelle son organisation interne répond à une structuration prototypique est devenue une composante récurrente des descriptions qui lui sont consacrées aussi bien en français qu’en espagnol. Néanmoins\, le rendement descriptif du recours en termes de présence/absence aux traits qui constituent le prototype du nom propre\, qui est commun à ces deux langues\, est limité. \nNous proposons de remplacer cette conception dichotomique de l’organisation interne de la catégorie par une approche bipolaire et graduelle. D’une part\, l’identité du nom propre est fondée sur son opposition sémantico-fonctionnelle au nom commun. Dès lors\, nous partons du principe que la structuration de la catégorie s’inscrit dans la tension générée par cet antagonisme. D’autre part\, la confrontation dichotomique des noms propres au prototype est remplacée par une approche graduelle de leurs propriétés qui appartiennent aux niveaux d’analyse participant à la définition de cet élément structurant. \nCette approche descriptive a été utilisée pour structurer les noms propres des deux langues examinées émanant d’un corpus journalistique à partir de deux des aspects qui jouent un rôle dans l’organisation interne de la catégorie : la configuration formelle et l’opérativité sémantico-référentielle du signifiant. Les résultats obtenus invitent à transposer une telle approche aux autres niveaux d’analyse participant à la définition du prototype de la catégorie et à explorer sous ce prisme les convergences et les divergences entre les noms propres en français et en espagnol.
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SUMMARY:Les « enjeux olympiques » de la traduction de noms propres dans les textes multimodaux
DESCRIPTION:Rosa Agost : Professora Titular d’Universitat à l’Université Jaume I de Castelló. Membre du groupe de recherches ECPC (Corpus Comparables i Paral·lels de Discursos Parlamentaris Europeus) et de l’Institut interuniversitari de filologia valenciana. \nLaura Cacheiro Quintas :  Maîtresse de Conférences de linguistique hispanique à l’Université de Rouen-Normandie. Membre de l’ERIAC. \nDans ce séminaire\, nous analyserons les différents procédés techniques de traduction utilisés dans le transfert linguistique des noms propres dans différents modes de traduction. Pour ce faire\, nous présenterons une étude comparative et descriptive de la traduction en espagnol de la bande dessinée Astérix aux Jeux Olympiques (1968) et des versions doublée et sous-titrée de l’adaptation cinématographie homonyme de cet ouvrage (2008). Les résultats de cette étude nous permettront d’identifier les différents choix de traduction pour une même occurrence\, ainsi que d’exemplifier les particularités de chaque mode de traduction analysé.
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SUMMARY:Master class "Nouvelles perspectives en linguistique numérique"
DESCRIPTION:Nouvelles perspectives en linguistique numérique \nMasterclass – Université de Rouen Normandie \nOrganisation : Laura GOUDET\, MCF en linguistique anglaise \nContact \nDans cette Masterclass adressée aux étudiants de master et de doctorat de l’Université de Rouen-Normandie et diffusée en ligne\, des chercheuses et chercheurs proposent d’illustrer leurs méthodes de collectes\, de travail et les outils qui forment les bases des recherches sur les nouveaux environnements du numérique. \nDe petits corpus à taille humaine\, aux méthodes pour recueillir et analyser des données multimodales\, les outils présentés sont aussi des initiatives locales\, ou alors des projets plus importants. \nProgramme\n14h : Introduction Jose Vicente Lozano\, directeur de l’axe 4 de l’ERIAC \n14h10 :  « Petits corpus et outils modestes. Pour une linguistique outillée à taille humaine. » Gilles Col\, (Université de Poitiers). \n14h50 : « Go se co sur Discord : vers de nouvelles perspectives en linguistique de corpus »\, Jeremy Castanier (Université Bordeaux-Montaigne) \n15h30 : “Recueillir du corpus multimodal : JoJo’s Multimedia Adventures”\, L. Goudet (Université de Rouen-Normandie) \n16h10 : Professionnels de la transmission de données : entretiens avec L. Bibie-Fayzeau (SEO manager) et F. Blaise (business analyst) \n16h50 : Clôture et questions finales
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SUMMARY:La motivation des toponymes dans une langue ancienne : l’exemple du grec
DESCRIPTION:Alain Blanc \nUniversité de Rouen-Normandie\, ÉRIAC \nDans les langues modernes\, il y a des toponymes motivés\, c’est-à-dire dont on peut trouver la structure et le sens par rapprochement avec des mots du lexique (La Courneuve\, la Nouvelle-Orléans\, Montréal\, toponymes composés formés avec le second élément -ville\, etc.)\, et des toponymes immotivés. Ceux-ci peuvent être formés avec de vieux mots de la langue (Le Blanc-Mesnil\, etc.)\, qui sont sortis hors d’usage\, ou bien il peut s’agir de toponymes de substrat\, qui appartenaient à d’autres langues. Ainsi\, en français\, il y a beaucoup de noms de villes qui remontent au gaulois (Paris\, Poitiers\, Limoges\, Rennes\, etc.)\, d’autres qui viennent d’autres langues (Bordeaux < Burdigala : mot ibère ? Marseille < Massalia : ressemble au grec\, mais ne semble pas s’expliquer par le grec). \nDans les langues anciennes\, on observe fondamentalement la même situation et on étudiera donc 1) des formes motivées qui s’expliquent par le lexique grec\, 2) des formes immotivées parce que le mot correspondant a disparu du grec\, 3) des formes immotivées qui sont vraisemblablement des formes de substrat\, appartenant originellement à d’autres langues. \nNous nous intéresserons particulièrement à deux formes de motivation : les noms d’île en -nêsos et les localités désignées par un adjectif dérivé qui indique la présence de certains végétaux ou certains animaux. Nous réfléchirons aussi aux moyens de retrouver la motivation de noms qui sont de souche grecque\, mais qui sont synchroniquement démotivés : la ville de Méthoni\, en grec ancien Méthônê\, qu’on expliquera en comparant un nom moderne comme Le Havre\, et le nom de la ville de Durrës en Albanie actuelle\, qui s’est appelée en grec ancien d’abord Épidamnos\, puis Dyrrhachion.
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SUMMARY:Nature\, fonctions et motivations des noms propres dans des séries TV en espagnol\, en VO\, doublées o sous-titrées.
DESCRIPTION:José VICENTE LOZANO est Professeur des Universités\, spécialiste de linguistique hispanique et membre de l’ERIAC\, depuis sa fondation (Université de Rouen Normandie) \nDans le droit fil de la séance de janvier\, sur les formes d’allocution en espagnol\, dans cette première séance de la nouvelle série de séminaires 2021-2022\, nous nous pencherons sur les noms propres\, qui ne restent pas moins\, bien souvent\, des formes nominales d’adresse. \nLe corpus du roman Patria sera élargi aux deux premiers épisodes de la série TV homonyme et qu’il a inspirés. \nNous passerons en revue les anthroponymes\, les hagionymes\, les théonymes\, les toponymes au sens large et les noms des équipes de football mentionnées dans la série. Les problèmes taxonomiques posés par les noms propres seront étudiés à l’aune des spécificités établies par Jonasson et Kleiber\, entre autres\, sans oublier\, dans une démarche diasystématique\, les choix morphophonologiques opérés dans le dialecte reflété dans ces oeuvres de fiction : l’espagnol du Pays Basque\, en contact avec l’euskara.
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SUMMARY:Les expressions de l’obligation et l’intersubjectivité
DESCRIPTION:Les expressions de l’obligation et l’intersubjectivité \nEsquisse typologique \nAlain Christol (Université de Rouen) \nContrairement à l’ordre\, qui a un mode spécifique (impératif)\, l’obligation s’exprime par de multiples formes linguistiques\, dont plusieurs ne lui sont pas spécifiques ; le locuteur doit donc choisir l’expression la mieux adaptée au contexte. \nÀ partir de données prises dans diverses langues\, l’exposé étudie un des critères de choix\, le rapport hiérarchique entre le locuteur et le destinataire-exécutant. \nQuand le locuteur a autorité sur le destinataire\, il impose l’application de la loi de façon directe : il faut…\, vous devez… Il arrive même qu’il se confonde avec le législateur en employant l’impératif. \nQuand il est en situation d’infériorité\, il doit recourir à des stratégies plus subtiles : dire la loi\, en taisant sa pertinence dans le contexte\, énoncer une vérité d’expérience ou recourir à l’implicature\, dire il est possible  en espérant que le destinataire en déduira il est nécessaire. \nTroisième situation : le locuteur et le(s) destinataire(s) se sont mis d’accord sur un programme ; à chaque étape\, le locuteur mentionne les contraintes nées de ce programme : il faut examiner… ; mais il peut aussi associer le destinataire\, auquel il est lié par le contrat initial : nous allons examiner… \nEn grec\, l’adjectif verbal en -téos exprime l’obligation\, en concurrence avec les auxiliaires deĩ  et khrḗ + infinitif « il faut ». Il s’est peu à peu spécialisé dans l’expression de ces contraintes programmatiques\, en intégrant les sèmes de nũn « maintenant » et hēmĩn « pour nous » (personne concernée par l’obligation). Des exemples pris chez les Orateurs et Platon illustrent cette fonction. Skeptéon seul signifie désormais « nous devons maintenant examiner… ». \nUn autre domaine recourt aux discours programmateurs\, celui des recettes de cuisine ; le recueil latin du IVe s.\, attribué à Apicius\, utilise deux moyens linguistiques : l’indicatif présent descriptif et la forme en to (infinitif dit « futur »). \nRéférences bibliographique\n\nChristol\, Alain. 2008.  « Pour une typologie de l’obligation »\, « Le double repère temporel des énoncés d’obligation »\, Des mots et des mythes\, Rouen\, PURH\, p. 141-158 et 159-178. \nDavid\, Hugo\, 2017. « Une ontologie du commandement ?  Réflexions sur l’idée d’existence\, l’impératif et l’objet du Veda »\, Théorèmes  11. https://doi.org/10.4000/theoremes.1216 \nDenizot\, Camille\, 2011.  Donner des ordres en grec\, Rouen\, PURH \nDenizot\, Camille\, 2019\, « L’adjectif verbal d’obligation en grec ancien : quelques particularités modales »\, Epilogos 6\, 2019.
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SUMMARY:Origines et emplois contemporains des formes d’adresse en espagnol. Du latin à l’arabe\, en Espagne et en Amérique Latine.
DESCRIPTION:José VICENTE LOZANO est Professeur des Universités\, spécialiste de linguistique hispanique et membre de l’ERIAC\, depuis sa fondation (Université de Rouen Normandie) \nEn faisant écho à des aspects traités dans quelques-unes des séances précédentes (Bottineau\, Denizot\, Roulland)\, le diasystème espagnol sera étudié ici en diachronie\, en diatopie et en diaphasie\, dans une approche croisée de la linguistique énactive et des théories de la grammaticalisation et de la pragmaticalisation\, appliquées aux formes d’adresse\, qui sont au cœur des relations intersubjectives dont font état les énoncés\,  produits en aval de la « langue »\, dans l’acception saussurienne du terme. Nous nous pencherons sur l’évolution de la langue latine et ses avatars relevant du diasystème espagnol\, en Espagne et en Amérique latine\, et sur les adstrats et les superstrats qui y ont laissé leur trace. Et ce\, aussi bien dans le fonctionnement des pronoms d’allocution que des formes substantives vocatives : ces signes linguistiques\, dont l’espagnol s’est doté\, montrent bien leur motivation autopoïétique (Varela\, Maturana\, et alii)\, mais aussi\, pour ce qui est des formes pronominales\, les différents mécanismes mis en jeu (Heine\, Hopper\, Traugott\, et alii). Les exemples seront extraits de romans et de séries TV contemporaines (ex. Lady\, la vendedora de rosas ; Leidy Tabares\, la niña que vendía rosas ; Patria).
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SUMMARY:L’intersubjectivité connectée ou la nécessaire prise en compte du non-humain par la linguistique numérique
DESCRIPTION:Laetitia Bibié\, docteure en Sciences du Langage (7e section du CNU)\, enseignante à l’Université de Bordeaux et data manager\, membre de l’Équipe CLLE ERSSàB ((Cognition\, Langue\, Langages\, Ergonomie – Equipe de Recherche en Syntaxe et en Sémantique à Bordeaux).\n \nL’analyse du discours numérique\, telle que la définit Marie-Anne Paveau depuis 2012\, correspond à un positionnement théorique et méthodologique visant à prendre en compte les discours nativement numériques dans une perspective écologique. La prise en compte des environnements de production et d’apparition des discours permet de remetter en question les acteurs de l’interaction numérique. \nLes interactions en ligne posent la question de l’intersubjectivité au-delà de l’humain. Les environnements natifs du web 2.0\, comme les réseaux sociaux par exemple\, ne peuvent plus être étudiés de façon anthropocentrée puisqu’ils sont partie prenante de l’interaction et parfois même de la langue qui se métisse de technologie. En dehors des interactions homme-machine qui peuvent être considérées comme un champ spécifique\, nous tenterons d’identifier le rôle et les effets des environnements numériques dans la construction de l’intersubjectivité connectée. \nLa nature des discours numériques peut-elle nous informer de la présence et du rôle de la technologie dans l’intersubjectivité connectée ? \nNous verrons au travers de trois études de cas très différentes qu’il existe plusieurs degrés d’intersubjectivité connectée. Nous tenterons de mettre à jour les leviers relationnels dont les utilisateurs s’emparent pour intégrer la présence de la technologie et de ses affordances technolangagières.
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SUMMARY:Valeur sociale et valeur lexicale dans l’évolution des termes d’adresse. L’exemple du grec ancien.
DESCRIPTION:Camille DENIZOT (cdenizot@parisnanterre.fr) est maître de conférences de linguistique grecque à l’université Paris Nanterre. Ses recherches portent sur la syntaxe\, la sémantique et la pragmatique du grec ancien. Après avoir travaillé sur les formes linguistiques de l’injonction dans cette langue (Donner des ordres en grec ancien. Étude linguistique des formes de l’injonction\, 2011\, Mont-Saint-Aignan\, PURH)\, elle s’intéresse à présent à plusieurs questions : dans une perspective pragmatique\, aux questions de politesse et aux termes d’adresse\, et dans une perspective syntaxique et sémantique\, à l’expression de l’éventualité et aux négations multiples du grec. \nOn reconnaît\, au moins depuis Zwicky (1974)\, que les syntagmes nominaux ont une valeur d’adresse (vocative NP dans ses termes) distincte de leur valeur lexicale. La relation entre ces deux valeurs est souvent comprise en termes diachroniques : c’est en raison de leur sens lexical que les termes d’adresse développent une valeur sociale\, laquelle peut s’éloigner progressivement du sens lexical (cf. Braun 1988). C’est le cas par exemple de monsieur en français qui n’a plus de rapport\, en synchronie\, avec son sens lexical (« mon seigneur »). La nature de la relation diachronique entre ces deux valeurs est cependant plus complexe\, comme le montrent quelques exemples du grec ancien. \nLe grec ancien présente en effet deux caractéristiques pertinentes pour cette exploration. D’une part\, en l’absence de distinction T/V dans cette langue\, l’adresse ne repose pas sur les pronoms mais sur les catégories nominales (noms\, adjectifs)\, qui forment donc un vaste système (voir Dickey 1996). D’autre part\, outre les marques prosodiques et positionnelles partagées par une langue comme le français\, le grec ancien dispose de deux marques pour les termes d’adresse\, une marque casuelle (le vocatif) et la présence d’une particule\, ɔ̂: (ὦ) qui se généralise devant les vocatifs à l’époque classique. \nDifférents emplois en grec ancien permettent ainsi de reformuler la relation diachronique entre valeur sociale et valeur lexicale des termes d’adresse : \na) dans quelques cas\, la valeur d’adresse a pu influencer en retour le nom ou l’adjectif\, y compris dans leurs emplois référentiels ; \nb) dans le cas d’un adjectif\, on peut observer le figement\, entre l’époque archaïque et l’époque classique\, de sa valeur d’adresse\, indépendamment de sa valeur lexicale ; \nc) dans le cas de termes lexicalement obscurs (pour nous comme pour les Grecs de l’antiquité)\, un emploi comme terme d’adresse est possible et ce sur plusieurs siècles. \nRéférences \n\nBraun F.\, 1988. Terms of Address : Problems of Patterns and Usage in Various Languages and Cultures. Berlin\, Mouton de Gruyter.\nDickey E.\, 1996. Greek Forms of Address. From Herodotus to Lucian. Clarendon Press\, Oxford.\, 3(1). 133.\nZwicky A. M.\, 1974\, « Hey\,whatsyourname ! »\, in M. W. La Galy\, R. A. Fow and A. Bruck (eds.)\, Papers from the Tenth Regional Meeting of the Chicago Linguistic Society (Chicago) 787-801.\n\n\n\nExemplier \n Télécharger l’exemplier
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LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 6e étage | Salle A600\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:Particules modales et types d’énoncés en allemand : syntaxe\, sémantique\, prosodie
DESCRIPTION:Pierre-Yves Modicom est maître de conférences en études germaniques à l’université Bordeaux-Montaigne. Il est membre du e Centre Interdisciplinaire d’études et de Recherches sur l’Allemagne.\n \nL’allemand dispose d’un ensemble assez riche de particules énonciatives. Au sein de cet ensemble aux contours poreux\, on distingue une classe étroite de formes constituant un paradigme formel et fonctionnel spécifique : les particules modales. Ces particules sont considérées comme prosodiquement déficientes ou inaccentuées\, pour des raisons liées à leur grammaticalisation selon les uns (Abraham 1991) et à leur contenu méta-propositionnel pour d’autres (Gutzmann 2015). Au demeurant\, cette déficience prosodique souffre quelques exceptions contextuelles sur lesquelles on reviendra\, à la suite de Meibauer (1994). Les particules modales ne s’associent jamais à un constituant en particulier et ne sont licites qu’en position post-verbale\, là encore avec une exception qu’on évoquera brièvement\, dans les interrogatives partielles. Plus précisément\, les particules modales semblent devoir être placées à la jonction du thème et du rhème (Grosz 2016) Sur le plan fonctionnel\, elles sont réputées marquer les anticipations du locuteur concernant la ratification de son propos par l’interlocuteur (König 1991\, Waltereit 2006). Elles interagissent fortement avec le type d’énoncé (Satzmodus\, sentence mood ; Jacobs 1991)\, au point d’être semi-obligatoires dans certaines constructions ; toutes les particules modales ne sont pas licites dans tous les types d’énoncés\, tandis que certaines sont également acceptables dans certains types de subordonnées. \nL’objet de l’exposé sera de revenir sur la combinatoire entre particules modales et types formels d’énoncés (Kwon 2005\, Alm et al. 2018). Le propos s’inscrira dans le sillage des analyses compositionnelles des types formels d’énoncés\, vus comme configurations de marqueurs syntaxiques et prosodiques (Truckenbrodt 2006). On portera une attention particulière aux différents types d’énoncés injonctifs\, qui peuvent poser problème dans la mesure où les particules modales ont souvent été définies comme épistémiques (Doherty 1985)\, et aux énoncés exclamatifs\, pour lesquels il existe plusieurs types formels très différents et qui posent de façon assez crue la question de la nature de l’intersubjectivité mise en jeu par les particules (Larrory-Wunder 2017). Ces deux types illocutoires présentent en outre des exceptions significatives à la thèse de la déficience prosodique des particules\, qui sera réexaminée dans la perspective du lien entre prosodie\, structure informationnelle et types d’énoncés. \nRéférences \n\nAbraham\, Werner. 1991. The grammaticization of the German modal particles. In : Traugott\, Elizabeth Closs & Bernd Heine (dir.)\, Approaches to grammaticalization\, Volume II. Types of grammatical markers. Amsterdam : John Benjamins. 331-379.\nAlm\, Maria\, Janina Behr & Kerstin Fischer. 2018. Modal particles and sentence type restrictions: A construction grammar perspective. Glossa: A Journal of General Linguistics\, 3(1). 133.\nDoherty\, Monika. 1985. Epistemische Bedeutung. Berlin (DDR): Akademie-Verlag.\nGrosz\, Patrick. 2016. Information Structure and Discourse Particles. In: Féry\, Caroline & Shinichiro Ishihara (dir.)\, The Oxford Handbook of Information structure. Oxford : Oxford University Press.  336-358.\nGutzmann\, Daniel. 2015. Use-conditional meaning. Studies in multidimensional semantics. Oxford: Oxford University Press.\nJacobs\, Joachim. 1991. On the semantics of modal particles. In: Abraham\, Werner (dir.)\, Discourse Particles: Descriptive and theoretical investigations on the logical\, syntactic and pragmatic properties of discourse particles in German. Amsterdam: John Benjamins. 141-162.\nKönig\, Ekkehard. 1991. The meaning of focus particles. A comparative perspective. Londres: Routledge.\nKwon\, Min-Jae. 2005. Modalpartikeln und Satzmodus: Untersuchungen zur Syntax\, Semantik und Pragmatik der deutschen Modalpartikeln. PhD Thesis\, LMU München.\nLarrory-Wunder\, Anne. 2017. Exclamation et intersubjectivité en allemand. Revue de Sémantique et de Pragmatique 40. 79-98.\nMeibauer\, Jörg. 1994. Modaler Kontrast und konzeptuelle Verschiebung. Studien zur Syntax und Semantik deutscher Modalpartikeln. Tübingen: Niemeyer.\nTruckenbrodt\, Hubert. 2006. On the semantic motivation of syntactic verb movement to C in German. Theoretical Linguistics 32\, 257-306.\nWaltereit\, Richard. 2006. Abtönung. Zur Pragmatik und historischen Semantik von Modalpartikeln und ihren funktionalen Äquivalenten in romanischen Sprachen. Tübingen: Niemeyer.
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SUMMARY:Espace (inter)subjectif entre syntaxe et discours : perspectives asiatique et regards croisés avec le français
DESCRIPTION:Huy Linh DAO\nInstitut National des Langues et Civilisations Orientales\nCRLAO UMR 8563 – CNRS-EHESS-INALCO\nhuy-linh.dao@inalco.fr \nDans le cadre du présent travail\, nous nous interrogeons sur les relations entre espace et (inter)subjectivité dans quelques langues asiatiques\, l’accent étant mis sur les données du vietnamien. Nous discuterons\, à ce titre\, le comportement d’une classe d’expressions grammaticales qui présentent des emplois interlocutifs mettant en exergue diverses stratégies de régulation d’interactions sociales. Du point de vue syntaxique\, ces items seront analysés comme se situant à la périphérie des constituants auxquels ils s’attachent. Du point de vue sémantico-pragmatique\, nous les traiterons comme des prédicats qui\, en fonction du contexte\, relient les interlocuteurs à une entité ou un contenu propositionnel au sein de l’espace discursif. Au terme de l’examen des propriétés linguistiques de la classe d’expressions en question\, nous proposerons une brève mise en contraste avec le déictique là (et voilà) du français. \nRéférences\nDao H.L. (2019)\, « Du lexique au discours : lại entre prédication généralisée et mémoire discursive »\, Péninsule : Etudes interdisciplinaires sur l’Asie du Sud-Est Péninsulaire\, 77\, 2018 (2)\, 113-150.\nHagège Cl. (2013)\, “Chorophorics\, or the difference between place as an entity and place as a position in space”\, In T. Thornes\, E. Andvik\, G. Hyslop & J. Jansen (eds.)\, Functional-Historical Approaches to Explanation: In honor of Scott DeLancey\, 27-42. Amsterdam : John Benjamins.\nNguyen P. P. (1992)\, « La deixis en vietnamien »\, In M-A. Morel & L. Danon-Boileau (eds.)\, La deixis\, 177-186. Paris : PUF.\nParis M-C. (1992)\, « Démonstratifs et personne en chinois standard »\, in M-A. Morel & L. Danon-Boileau (eds.)\, La deixis\, 165-175. Paris : PUF.\nSpeas M. & Tenny C. (2003)\, “Configurational Properties of Point of View Roles”\, In A. M. DiSciullo (ed.)\, Asymmetry in Grammar\, 315-344. Amsterdam: Benjamins.\nTamba I. (1992)\, « Démonstratifs et personnels en japonais. Deixis et double structuration de l’espace discursif\, In M-A. Morel & L. Danon-Boileau (eds.)\, La deixis\, 187-195. Paris : PUF. \nPrésentation\nHuy Linh DAO est maître de conférences à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) et chercheur statutaire au Centre de Recherches Linguistiques sur l’Asie Orientale (CRLAO UMR8563 – CNRS-EHESS-INALCO).
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SUMMARY:L’approximation au prisme de « presque »\, « quasi »\, « limite »
DESCRIPTION:Danh Thành Do-Hurinville est professeur de linguistique générale et comparée à l’Université de Franche-Comté (Besançon)\, membre du laboratoire ELLIADD (EA 4661) et de la Société de Linguistique de Paris. Ses domaines de recherche portent sur le TAM (Temps\, Aspect\, Modalité)\, la transcatégorialité\, la grammaticalisation\, la pragmaticalisation\, et la structure informationnelle. \nLe français dispose d’une large palette de moyens linguistiques pour exprimer l’approximation\, comme en témoignent les adverbes et les locutions adverbiales suivantes : environ\, presque\, limite\, quasi\, voire\, quasiment\, pratiquement\, approximativement\, à peine\, à peu près\, pour le moins\, pour ainsi dire\, tout au moins\, tout au plus... Cependant\, dans cette conférence\, je n’en examinerai que quatre : limite\, presque\, quasi.  \nAprès une brève présentation (i) des principaux travaux sur ces adverbes\, je dresserai un tableau faisant état de leur étymologie (limes\, près-que\, quam-si)\, de leur parcours sémantique\, et de leur combinaison avec différentes classes de mot (ii)\, puis formulerai des hypothèses sur ces marqueurs (iii)\, avant de procéder à une étude de corpus (iv). \nVoici quelques exemples illustratifs du corpus : \n(1) Dire quasi la stessa cosa. Esperienze di traduzione (titre d’un livre\, Umberto Eco) \n(2) Dire presque la même chose. Expériences de traduction (traduction en français\, Umberto Eco) \n(3) Un crime presque parfait (télé) \n(4) Sarkozy-Darmanin\, une relation quasi filiale racontée dans un livre (presse) \n(5) La saga du Phénix Noir est l’un des plus célèbres arcs narratifs de l’histoire de Marvel et des X-Men. Ecrit par Chris Claremont\, artisan de la renaissance de cette série dans les années 1970\, elle raconte la transformation de Jean Grey en Phénix\, un être quasi divin aux pouvoirs infinis (presse) \n(6) Accueil hautain et antipathique\, limite insolent (Google) \n(7) Il joue bien\, limite perfection (Google) \n(8) J’en ai limite pleuré de rire\, franchement c’était grave bien (Google)
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SUMMARY:Autour de la notion de coénonciateur\, Le cas de NDESU en japonais
DESCRIPTION:Hiroko NODA\, maîtresse de Conférences (15e section du CNU : Langues et littératures arabes\, chinoises\, japonaises\, hébraïques\, d’autres domaines linguistiques)\, IETT (Institut d’Etudes Transtextuelles et Transculturelles) – Université Jean-Moulin Lyon3 (Faculté des Langues)\n \nCet exposé proposera d’interroger sur la notion de l’intersubjectivité à travers des phénomènes linguistiques en japonais\, en outre\, des emplois de NDESU. Les différents auteurs discutent de cette notion\, mais la plupart d’entre eux ne distinguent pas le coénonciateur de l’interlocuteur (Traugott\, 2012\, par exemple). En revanche\, dans la théorie des opérations prédicatives et énonciatives (TOPE) développées par A. Culioli\, le coénonciateur est défini comme une instance subjective qui est un pôle d’altérité possible sur l’énonciation de l’énonciateur. Ce dernier considéré comme instance subjective à l’origine d’un énoncé est garant de la validité de cet énoncé. J’essaierai dans cet exposé de démontrer l’importance de constituer ce pôle d’altérité en me fondant sur l’analyse des emplois de NDESU en japonais. NDESU marque que l’énonciateur prend en considération la valeur qui constitue l’altérité. \nRéférences\nCULIOLI\, Antoine (1990–1999)\, Pour une linguistique de l’énonciation\, Tome 1–3\, Paris : Ophrys.\nNODA\, Hiroko (2018)\, « Enjeux intersubjectifs et interactifs\, Autour des marqueurs : hein\, quoi\, n’est-ce pas »\, dans Des organisations dynamiques de l’oral\, É. Richard (éd.)\, Berne : Peter Lang\, pp.287-305.\nPAILLARD\, Denis (2009)\, « Prise en charge\, commitment ou scène énonciative »\, Langue française\, 162\, pp. 109-128.\nTRAUGOTT\, Elizabeth Closs (2012)\, « Intersubjectification and clause periphery »\, English Text Construction\, 5:1\, pp.7-28.
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SUMMARY:La grammaire de l’intersubjectivité dialogale\, dialogique et discursive en breton
DESCRIPTION:Didier BOTTINEAU\, chargé de recherches CNRS (Sciences du langage)\, UMR 5191 ICAR (Interactions\, Corpus\, Apprentissages\, Représentations) – Université Lyon 2\n \nLorsque l’on décrit une langue\, on relie généralement les classes de mots à des formats conceptuels\, les marqueurs grammaticaux à des modèles de relations et de paramètres (personne\, temps\, aspect\, modalité\, évidentialité…)\, et les enchaînements syntaxiques à la structure de l’information. L’intersubjectivité ne joue pas un rôle majeur parmi les critères sur lesquels s’appuient les descriptions (pour le dialogisme des faits de langue\, cf. Langue française 163\, 2009/3\, J. Bres et S. Mellet (dir)). \nPar rapport à cela\, cette présentation vise à montrer que dans le cas du breton\, il est nécessaire d’inclure les différentes configurations de l’intersubjectivité parmi les critères qui organisent les paradigmes morphologiques et les structures syntaxiques. Dans les énoncés simples\, le breton commence par un élément initial qui détermine la structure du groupe verbal et dont le choix est motivé par des paramètres d’ordre dialogal ou dialogique selon le type de discours et le contexte. Dans le domaine de la complémentation du verbe\, le breton alterne des compléments d’objet directs ou obliques en fonction de critères analogues. Dans le domaine des temps et modes verbaux\, le breton alterne notamment deux conditionnels (simples) en fonction de la relation dialogale; et il possède un mode verbal fréquentatif dont l’emploi se relie autant à la fréquence du procès qu’à celle de l’énonciation le concernant. Dans le domaine de la phrase complexe\, le breton s’appuie sur un appareil de particules préverbales qui permet de conduire en temps réel la progression des connexions syntaxiques tant du côté du locuteur en instance de production que de celui de l’allocutaire en instance d’interprétation\, et de gérer la collaboration intersubjective dans la co-construction du sens (cf; la chronosyntaxe d’Y. Macchi et la online syntax de P. Auer). \nOn montrera donc à travers divers faits de langue (syntaxe de l’énoncé simple et complexe\, complémentation du verbe\, structure du groupe nominal\, temps et modes verbaux) que diverses formes d’intersubjectivité (dialogale et dialogique) jouent un rôle structurant et cohérent dans l’organisation générale du système de la langue\, sur laquelle il est possible de porter un regard unitaire\, d’en comprendre « l’esprit »\, de sentir les modalités spécifiques par lesquelles on se relie à autrui en s’exprimant dans cette langue\, et in fine d’en tirer des enseignements didactisables pour l’enseignement du breton comme langue seconde.
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SUMMARY:Intersubjectivité et système
DESCRIPTION:Daniel ROULLAND\, professeur émérite\, Université Rennes 2 – EA 1796 A.C.E. \nAvec une surprenante régularité\, l’interaction sociale a toujours été marginalisée en linguistique au profit du λόγος et de la représentation. Mais avec le structuralisme en perspective\, la valorisation du « trésor social » dans le cadre moins universaliste de la culture a eu pour effet d’attirer l’attention sur les fonctions du langage\, ou de braquer les projecteurs sur la phénoménologie des actes et des expériences directement vécues. Nombre de marques à caractère subjectif ou social (personnes\, genres\, niveaux de politesse associés\, etc) sont de fait inscrites dans les structures linguistiques\, et incitent à valoriser les actions génératrices de normes plutôt que les grands systèmes abstraits. La fréquence grandissante du préfixe « inter- » (interactionnisme\, intersubjectivité\, interlocution) dans les publications témoigne ainsi de l’importance actuelle des dimensions dialogique et polyphonique\, et plus généralement de la « distribution » des états et processus langagiers entre organisme et environnement. Cependant\, comme le constatait Hjelmslev\, si on regarde le rapport qu’établit l’usage entre l’acte et la norme\, on risque de perdre de vue la langue et le « schéma ». Il est donc prudent de s’attaquer à l’articulation réciproque entre l’usage communicationnel et le système plutôt que de privilégier l’un ou l’autre aspect du phénomène. Plusieurs voies ont été ouvertes\, dont celle de la grammaticalisation historique d’E. C. Traugott\, avec la subjectification puis l’intersubjectification des structures. L’énonciation\, aussi\, a pu montrer à la suite de Benveniste que l’énonciateur se construit en « ego » dans le moment et le lieu où il dit « je »\, mais que ce n’est légitime que dans une relation privilégiée au co-énonciateur\, au « tu » alternatif et réversible. On peut pousser le raisonnement à son terme avec la théorie des systèmes\, pour qui le système est une organisation d’éléments qui naît de sa propre interaction avec son environnement : partout où il y a un système\, on observe une communication et vice versa\, ce qui accorde à la « socialité » au sens large une place désormais centrale. Les morphèmes\, phonèmes et constructions forment des structures\, mais seuls les acteurs effectifs de la communication forment système. Le langage devient alors à la fois le résultat de l’interaction et le milieu dans lequel elle se produit[1]. C. Douay et moi-même[2] avons proposé dans ce cadre une théorie de la Relation Interlocutive selon laquelle l’interaction communicationnelle est inscrite dans la langue elle-même\, à tous les niveaux\, des plus concrets comme les formes de politesse ou les formes allocutives\, aux plus abstraits et « systémiques ». Ce séminaire visera à illustrer ce point de vue systémique\, et à réfléchir à la modélisation en linguistique. Il sera l’occasion de discussions autour de cas d’usage principalement en anglais et en français. \n[1] Rieu\, Alain-Marc (1991) « De la structure au système dans la théorie sociale : Système naturel\, système artificiel et système social »\, in Frank Tinland\, Systèmes naturels/systèmes artificiels\, Champ Vallon\, 212-225. \n[2] Douay\, C. & Roulland\, D. (2014) Théorie de la Relation Interlocutive. Sens\, signe\, réplication\, Limoges\, Lambert-Lucas. + UP 2019.
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SUMMARY:L’appellativisation du prénom : aspects sémantiques et culturels
DESCRIPTION:Vincent BALNAT\, maître de conférences en linguistique allemande\, Département d’études allemandes\, Université de Strasbourg \nLe passage du nom propre au nom commun\, phénomène bien connu dans le domaine des noms de famille (poubelle\, silhouette\, watt)\, est moins souvent étudié dans celui des prénoms\, où il est pourtant attesté\, en français comme en allemand\, depuis le XIIe siècle. En passant dans la catégorie du nom commun\, le prénom perd sa fonction d’identification\, de référence immédiate\, pour devenir un mot signifiant\, qui renvoie à une classe d’objets (madeleine\, grüne Minna ‘fourgon de police’) ou d’humains (catin\, jean-foutre\, Heini ‘abruti’\, Tussi ‘nana’). \nCette communication portera sur quelques aspects abordés par Vincent Balnat dans son étude sur l’appellativisation du prénom en français et en allemand du XIIe au XXIe siècle (2018\, Tübingen). Après avoir présenté son approche méthodologique\, Vincent Balnat exposera les principaux résultats obtenus. Il se concentrera sur quelques aspects sémantiques\, liés notamment à la nature linguistique particulière du prénom et à l’évolution de la signification qui lui est attribuée\, tout en insistant sur le rôle des facteurs extralinguistiques – historiques et socioculturels – lors de l’émergence de la signification. Il terminera par quelques réflexions sur la productivité\, passée et actuelle\, de ce phénomène bien particulier qu’est l’appellativisation du prénom dans les deux langues. \n \nVincent Balnat est maître de conférences en linguistique allemande au Département d’études allemandes de l’université de Strasbourg depuis 2009 et habilité à diriger des recherches depuis 2017. Dans ses travaux\, il s’intéresse essentiellement au lexique du substandard et à ses influences sur l’évolution actuelle de la langue allemande et française. Auteur d’une monographie sur les mots brefs en allemand contemporain (Kurzwortbildung im Gegenwartsdeutschen\, Hildesheim\, Zurich\, New York : Olms\, 2011) et d’une sur les déonomastiques issus de prénoms (L’appellativisation du prénom. Étude contrastive allemand-français\, Tübingen: Narr\, 2018)\, il a également publié des articles sur le phénomène de la brièveté linguistique\, l’emprunt\, les normes de l’écrit et de l’oral dans les formes de communication numérique et l’histoire des théories linguistiques. Depuis 2018\, il dirige\, avec Christophe Gérard\, la revue Neologica (éd. Garnier\, Paris).
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SUMMARY:Décidément\, un adverbe d’énonciation décidément bien difficile à traduire : étude de quelques traductions vers l’anglais
DESCRIPTION:Cette communication porte sur le fonctionnement de l’adverbe décidément\, recherche en cours initiée par le groupe de recherche IDEAL de l’UPEC. Il s’agit de donner une caractérisation de décidément et d’aborder les problèmes de traduction qu’il pose en anglais. Ainsi\, nous interrogerons le lien entre décidément et decidedly\, puis nous examinerons d’autres traductions comme again\, definitely\, simply\, ou le verbe seem trouvés dans le corpus CODEXT. On constate également de nombreux énoncés dans lesquels l’adverbe n’est pas traduit du tout en anglais. \nSi l’on peut dire sommairement\, suite à O. Ducrot (1980)\, que décidément exprime une fatalité intrinsèquement liée à une série d’événements\, on constate que les ajustements intersubjectifs subtils et variés auxquels il est associé sont particulièrement délicats à traduire en anglais. En tant qu’adverbe d’énonciation mettant en jeu une forte dimension intersubjective\, décidément sera étudié dans le cadre de la Théorie des Opérations Énonciatives. Nous chercherons à montrer les opérations énonciatives de l’adverbe dans des énoncés du type « Décidément\, les femmes sont curieuses »\, en tenant compte de ses valeurs en contexte\, mettant en jeu différentes propriétés d’événements.  L’examen de cette diversité d’emplois permettra de caractériser (autant que possible) l’identité de décidément\, en le comparant notamment à d’autres adverbes d’énonciation comme encore ou finalement. \n\nDe Vogüé\, S.\,  Paillard\, D. (1997)\, « Identité lexicale et hétérogénéité de la variation co-textuelle : le cas de suivre »\,  in Co-texte et calcul du sens\, C. Guimier (éd.)\, Caen\, Presses Universitaires de Caen.\nDucrot\, O. (1980)\, Les mots du discours\, Paris\, Éditions de Minuit.\nFranckel\, J.J. (2018)\, « Je vois ce que tu veux dire »\, Corela [En ligne]\, 16\, 1\, 2018\, mis en ligne le 08 juillet 2018\, consulté le 21 février 2019.\nHermoso Mellado A.\, Anscombre J.C. (2011/2)\, « Étude des adverbes Décidément / Decidamente… et quelques autres »\, in Revue française de linguistique appliquée\, vol. 16.\nPerrin\, L. (2013)\, « Les formules monologiques et dialogiques de l’énonciation »\, in Benveniste après un demi-siècle\, Regards sur l’énonciation aujourd’hui\, L. Dufaye et L. Gournay (éd.)\, Paris\, Ophrys.\n\nFrançoise DORO-MEGY est MCF en linguistique anglaise à l’Université Paris-Est Créteil\, membre du laboratoire IMAGER\, dans le groupe de linguistes IDEAL. Ses recherches portent sur des phénomènes de modalisation\, notamment dans une approche contrastive anglais-français. Ses études sur l’évaluation subjective s’insèrent dans un cadre énonciatif qui prend en compte le rôle de l’engagement de l’énonciateur et l’ajustement intersubjectif liés à l’activité de langage. Elle a notamment travaillé sur le statut assertif des énoncés\, et plus particulièrement sur la traduction des verbes d’évaluation subjective think\, believe\, see\, trouver\, estimer ou considérer pour mettre en évidence les conditions d’utilisation de ces verbes en anglais et en français à travers l’analyse de textes traduits. Elle a publié quelques articles sur l’évaluation subjective et la modalisation des énoncés\, en montrant le fonctionnement de ces verbes et leurs impacts sur l’agencement discursif en anglais et en français. Elle a publié l’ouvrage Étude croisée de  » think »\, « believe »\, « croire » et « penser »\, « Linguistique contrastive et traduction »\, numéro spécial\, Paris\, Ophrys\, 2008. On peut également citer l’article « Traduire l’évaluation subjective : exemple du verbe estimer » in Linguistique contrastive et traductologie anglais/français : quels enjeux. Ela. Etudes de Linguistique Appliquée\, Revue de didactologie des langues-cultures et de lexiculturologie\, 4/2013\, n°172\, p. 415-42. Klincksieck\, 2013.
URL:https://eriac.univ-rouen.fr/agenda/decidement-un-adverbe-denonciation-decidement-bien-difficile-a-traduire-etude-de-quelques-traductions-vers-langlais/
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SUMMARY:Une manifestation du cycle de Jespersen en grec ancien : emphase en synchronie\, impasse en diachronie
DESCRIPTION:Dans le cadre bien connu du renouvellement des indéfinis négatifs\, on admet généralement que les nouvelles formes ont une valeur pragmatique\, dite « emphatique »\, avant que ces nouvelles formes ne soient employées par défaut. La notion d’emphase mérite cependant d’être précisée et appuyée sur des critères linguistiques. C’est le but principal de cette présentation\, qui s’appuie sur les données du grec de la fin de la période classique (première moitié du IVe siècle avant notre ère). \nLe renouvellement considéré est le suivant : à la fin de l’époque classique\, l’indéfini négatif par défaut οὐδείς [u:dé:s] (‘aucun’\, ‘rien’) est scindé en deux mots graphiques et fonctionnels οὐδ(έ)… εἷς [u:dé hê:s] (‘pas même… un seul’)\, ce qui conduit à redonner à l’indéfini négatif son sens originel et motivé. Le phénomène est bien connu des hellénistes\, qui l’expliquent habituellement comme une manifestation du cycle de Jespersen\, dans une acception lâche de la notion\, c’est-à-dire comme un renforcement sémantique de l’indéfini négatif. Les formes scindées qui en résultent sont donc décrites comme des indéfinis négatifs emphatiques. \nUne telle approche fait émerger une question qui n’a jamais été étudiée jusqu’à présent : si les formes scindées sont emphatiques\, elles n’ont donc pas exactement le même sens que les formes univerbées. Les différences concernent la portée de la négation\, la possibilité d’emploi comme termes à polarité négative\, les possibles emplois quantifiants. La différence la plus frappante porte sur l’effet abaissant de la négation\, une caractéristique qui n’est pas toujours observée dans les formes scindées\, contrairement aux formes univerbées. Il s’agit donc d’examiner précisément les critères qui différencient les formes scindées des formes univerbées. Pour ce faire\, je m’appuie sur un corpus de prose classique pour tester les différents critères et rendre compte des emplois réellement attestés. \nÀ travers cette étude de cas\, je montrerai que le développement diachronique n’est pas aussi simple qu’il y paraît et que la valeur emphatique est un effet secondaire provoqué par des caractéristiques proprement linguistiques liées à la focalisation et à la quantification. \nCamille DENIZOT est maître de conférences de linguistique grecque à l’université Paris Nanterre. Ses recherches portent sur la syntaxe\, la sémantique et la pragmatique du grec ancien. Après avoir travaillé sur les formes linguistiques de l’injonction dans cette langue (Donner des ordres en grec ancien. Étude linguistique des formes de l’injonction\, 2011\, Mont-Saint-Aignan\, PURH)\, elle s’intéresse à présent à plusieurs questions : dans une perspective pragmatique\, aux questions de politesse et à l’exclamation\, et dans une perspective syntaxique et sémantique\, à l’expression de l’éventualité et aux négations multiples du grec.
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SUMMARY:La co-occurrence des prépositions por et para + infinitif en castillan dans l’expression du but : de l’espagnol ancien à nos jours
DESCRIPTION:Elena GASPAR GARCIA est hispaniste à l’Université de Rouen Normandie \nL’objectif de notre présentation est de montrer l’ambivalence de la préposition por en castillan ; en effet\, elle s’emploie pour exprimer la cause mais également le but entrant ainsi en co-occurrence -dans certains co-textes- avec la préposition para\, qui elle\, est indiscutablement une préposition de but. L’attribution de la valeur finale à la préposition por est une question qui s’avère épineuse dans la mesure où les linguistes –notamment hispaniques et francophones- divergent quant à la valeur finale de cette préposition. Cet emploi amphibologique de por pose problème lorsqu’il s’agit de déterminer sa place dans le système prépositionnel espagnol et de définir son sémantisme sans négliger les effets de sens produits dans le discours. \nPour aborder cette question nous réaliserons une étude diachronique de la préposition por pour mieux comprendre cette valeur finale en parcourant les différentes étapes de son évolution ainsi que les diverses valeurs qui lui ont été attribuées aussi bien dans les dictionnaires que dans les grammaires et ouvrages linguistiques. Notre intérêt portera également sur l’étude de l’aspect lexical de l’infinitif régi par cette préposition afin de délimiter les co-textes favorables à sa présence. Enfin\, nous adopterons une approche pragmatique pour expliquer les traits spécifiques à chacune de ces prépositions\, qui\, n’étant pas neutralisables\, ni point de vue sémantique ni syntaxique ou encore\, pragmatique\, sont bel et bien\, distinctes dans l’expression du but.
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SUMMARY:Paramètres typologiques et énonciatifs construisant la surprise en anglais
DESCRIPTION:Je me propose d’étudier la place de l’expression linguistique de la surprise au sein du champ sémantique du nouveau et de l’inattendu\, relevant de la catégorie du miratif\, selon une approche de la variation d’ordre typologique : peut-on établir une stricte équivalence entre surprise et mirativité ? \nJ’aborderai également la problématique de la relation forme(s) – sens à travers le questionnement suivant : le lexique de la surprise suffit-il en lui-même à évoquer l’altérité (qui découle de son sémantisme) ? Les études de cas porteront sur la langue anglaise\, avec comme supports divers genres discursifs. Ainsi\, il sera intéressant d’analyser les mots de la surprise en interaction avec les contextes dans lesquels ils s’insèrent\, afin (1) de dégager les contraintes de sélection qui permettent leur emploi\, et (2) d’interroger la capacité de ces spécificités contextuelles à fonctionner comme mode d’explicitation épilinguistique\, rendant accessibles les propriétés de la polyopération énonciative à l’œuvre dans la construction / reconstruction du sens de la « surprise ». \nCatherine FILIPPI-DESWELLE est MCF en linguistique énonciative appliquée à la langue anglaise\, à l’Université de Rouen Normandie. Elle est membre du laboratoire ERIAC et co-organisatrice du présent séminaire. Dans le cadre de la Théorie des Opérations Enonciatives (TOE) élaborée par Antoine Culioli\, elle s’intéresse aux catégorisations modales\, comme celle de l’intensification ; elle est l’auteure des travaux scientifiques suivants : \n2015\, « Les degrés de la surprise »\, in Natalie Depraz & Claudia Serban (Eds.)\, La Surprise. A l’épreuve des langues\, Paris\, Hermann\, 219-238. <hal-01779743>\n2014\, « Lexical and Grammatical Gradability »\, JE Agrégation Option C sur « L’expression du degré »\, organisée par Catherine Moreau à l’Université de Bordeaux 3\, le 24 janvier 2014 ; sur Culioli et Sapir ; sur la notion de « surprise ». <hal-01706139>
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SUMMARY:Travaux sur le lexique des affects dans le cadre de la relation forme-sens
DESCRIPTION:Denis LE PESANT est professeur de linguistique française à l’Université Paris Nanterre \nDans un ouvrage non encore publié\, je décris le lexique des affects (près de 3000 adjectifs\, adverbes\, verbes et noms\, simples et locutionnels) sous la forme d’une sorte de thésaurus divisé en deux catégories comprenant\, respectivement\, 25 et 35 classes sémantiques. Dans ma communication\, l’accent sera moins mis sur la classification elle-même que sur ses principes théoriques et méthodologiques\, qui visent à ce que les classes sémantiques soient définies par des agrégats de propriétés syntaxiques. Il existe également une version tabulaire du thésaurus (sur Microsoft-Excel) implémentable sur la plate-forme d’ingénierie linguistique NooJ\, à des fins de travaux de linguistique de corpus ; cet aspect de mon travail sera rapidement évoqué. \nDenis Le Pesant est professeur émérite de l’Université Paris Nanterre. Sa thèse (1987)\, dirigée par Maurice Gross et Jean-Roger Vergnaud\, porte sur la syntaxe des propositions relatives. Ses travaux\, à partir de 1995\, se situent dans la lignée de ceux de Maurice Gross\, Gaston Gross et Jean Dubois. Ses principaux domaines de recherche auront été : les phénomènes d’anaphore\, le lexique de la localisation statique et cinétique et\, plus récemment\, le lexique des affects.
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SUMMARY:Variation syntaxique et types de textes dans les langues scandinaves médiévales
DESCRIPTION:La reconstruction de la syntaxe du protogermanique et sa prise en compte dans les études diachroniques de syntaxe indo-européenne soulèvent des difficultés importantes du fait des particularités du corpus que l’on conserve dans la plupart des langues germaniques anciennes : le corpus gotique est entièrement traduit du grec ancien\, et une part très importante des textes que l’on conserve en vieil anglais et en vieux haut allemand sont des traductions du latin. Le vieil islandais occupe une position particulière dans ce tableau : la plupart des textes que l’on conserve sont nettement plus tardifs que ceux des autres langues germaniques anciennes ; mais on dispose d’un corpus très important de textes non traduits et non poétiques. Cette langue joue donc un rôle important dans la comparaison et dans la reconstruction\, et à ce à double titre : outre qu’elle fournit des données dans lesquelles l’influence des langues classiques est relativement faible\, elle constitue également un terrain particulièrement intéressant pour observer ce que les interférences avec le latin sont susceptibles de provoquer. En effet\, à côté de la littérature vernaculaire\, il existe également un corpus important de textes traduits à partir du latin ou d’autres langues (ancien français et moyen bas allemand en particulier)\, ainsi que des textes dont le style imite celui de ces langues jugées plus prestigieuses. \nLes spécialistes de linguistique et de littérature nordiques opèrent depuis longtemps avec une distinction\, remontant à Nygaard (1896)\, entre style savant (learned style\, lærde stil) et style populaire (popular style\, folkelig stil)\, que des travaux plus récents se sont attachés à affiner et à nuancer. La comparaison systématique entre la prose des sagas et celle des textes dits « savants » a permis de mettre en lumière des différences significatives en ce qui concerne\, par exemple\, la syntaxe des subordonnées relatives et celle des participes. Néanmoins\, cette manière de procéder aboutit parfois à des apories\, qui sont en partie dues à la frontière relativement fluide entre les deux types de textes. \nL’objet de cette conférence est de montrer qu’une meilleure prise en compte des données de la langue poétique et des autres langues germaniques anciennes permet de préciser certains aspects de la description de la syntaxe des participes en vieil islandais\, et de mieux distinguer ce qui résulte de l’emprunt syntaxique et ce qui relève de l’archaïsme hérité. \nAudrey MATHYS est boursière postdoctorale de la Fondation Alexander-von-Humboldt ; elle travaille actuellement à la Ludwig-Maxilians-Universität à Munich (Allemagne). Elle s’intéresse à la grammaire comparée des langues indo-européennes\, et en particulier à la syntaxe diachronique. Sa thèse de doctorat\, soutenue en 2013\, portait sur le neutre adverbial en grec ancien ; elle a ensuite étendu ses recherches à d’autres questions de linguistique diachronique du grec ancien et des langues germaniques anciennes. Elle est l’auteur de plus d’une dizaine d’articles à propos du grec ancien et du vieil islandais\, dont une présentation de cette langue parue dans le numéro 38 de la revue Lalies (2018)\, et d’une monographie\, Adverbes et participes en grec ancien (à paraître aux PURH).
URL:https://eriac.univ-rouen.fr/agenda/variation-syntaxique-et-types-de-textes-dans-les-langues-scandinaves-medievales/
LOCATION:UFR Lettres et Sciences humaines | Bâtiment 3 – 6e étage | Salle A600\, 1 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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