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SUMMARY:Re-constitutions ?
DESCRIPTION:Cette journée d’études est organisée par le CIRRAS dans le cadre du cycle de recherches « Mémoire et création au théâtre. Une traversée du temps\, des espaces et des cultures ».  \nElle est coordonnée par Françoise Quillet (Université de Franche Comté\, MSHE Besançon\, Directrice du CIRRAS)\, Susie Vusbaumer (Université de Rouen Normandie\, ERIAC)\, et Erica Letailleur (Université Côte d’Azur\, CTEL).  \nLe cycle de recherches « Mémoire et création au théâtre »\, programmé dans le cadre des activités du CIRRAS\, offre une traversée du temps\, des espaces et des cultures. À travers l’organisation de différentes journées d’études\, nous y aborderons les multiples approches de la mémoire : individuelle\, collective\, corporelle\, psychologique\, celle des supports archivistiques\, des documents\, etc.  \nCette première journée est traversée par l’idée de retrouver (revivre) un temps oublié ou perdu. À travers des récits d’expériences concrètes concernant l’époque antique\, la période baroque\, l’histoire contemporaine du Cambodge et de l’Indonésie\, il s’agit d’explorer la pertinence de la notion de reconstitution (qui peut être aussi reconstruction\, recréation\, recomposition\, régénération\, réfection\, renouvellement…) de l’oeuvre passée. \nProgramme\n\n9h00 – Accueil des participants  \n9h30 – « Réinventer un art perdu : règles et rêves du théâtre de Dionysos. (Retour sur Les Suppliantes) »\, Philippe Brunet (Université de Rouen Normandie / Compagnie Demodocos) et Aymeric Münch (Professeur de Lettres Classiques / Compagnie Demodocos).  \n10h30 – Pause  \n11h00 – « L’approche expérimentale de Théâtre Molière Sorbonne : enquêter sur la mémoire archivée\, réactiver la mémoire incorporée »\, Mickaël Bouffard (CELLF\, Sorbonne Université).  \n12h00 – Discussion\, modérée par Susie Vusbaumer.  \n12h30 – Pause déjeuner.  \n14h00 – « Le ballet national du Cambodge (reconstitution et re-création) »\, Suppya Hélène Nut (INALCO).  \n14h30 – « Qui est celui qui danse… masqué ? »\, Santha Leng (danseur\, chorégraphe\, comédien).  \n15h00 – Pause.  \n15h30 – « Les initiatives occidentales de renaissances artistiques à Bali et le Dharma de renouveau cyclique versus les valeurs occidentales de conservation\, travail de mémoire et devoir de mémoire »\, Kati Basset (INALCO).  \n16h30 – Discussion\, modérée par Erica Letailleur.  \nRésumés\n\nRéinventer un art perdu : règles et rêves du théâtre de Dionysos. (Retour sur Les Suppliantes)\nOn a parlé du Théâtre Demodocos à l’occasion des Suppliantes d’Eschyle\, spectacle créé en 2016 et dont la création masques a été empêchée le 25 mars 2019 en Sorbonne. Le spectacle joué finalement le 21 mai au grand amphithéâtre de la Sorbonne à l’invitation des ministres de la culture et de l’enseignement supérieur a pu déployer ses gestes\, ses danses\, ses dispositifs bilingues\, et ses systèmes de déclamation rythmique. Rien de nouveau pour la compagnie si ce n’est que l’occasion est donnée aujourd’hui\, en marge des vrais et des faux débats sur les identités\, de confronter l’expérience du public avec les intentions de la mise en scène.\nPhilippe Brunet – helléniste\, est professeur à l’université de Rouen Normandie (ERIAC). Traducteur et metteur en scène\, il a créé la compagnie Demodocos en 1995\, école et laboratoire de poésie\, de musique\, de danse et de théâtre\, pour recréer le répertoire antique et réalise des adaptations cinématographiques du travail théâtral (Bacchantes\, Œdipe Roi).\nAymeric Münch – Professeur agrégé de Lettres Classiques dans un lycée parisien\, Aymeric Münch a rejoint la troupe de théâtre antique Démodocos lors de ses études en Sorbonne. Encouragé par son fondateur\, Philippe Brunet\, il s’est lancé dans l’aventure de la traduction métrique avec Les Perses (ed. du Relief\, 2009)\, Les Euménides et Les Suppliantes d’Eschyle ainsi que Les Géorgiques de Virgile. C’est sous sa direction et pour défendre un tel travail qu’il a soutenu en 2014 une thèse consacrée aux modalités de la parole tragique et épique en traduction. Une Enéide en hexamètres français est en cours…  \nL’approche expérimentale de Théâtre Molière Sorbonne : enquêter sur la mémoire archivée\, réactiver la mémoire incorporée\nLe jeu du comédien du XVIIe siècle nous est connu par des sources écrites\, iconographiques et matérielles\, souvent lacunaires\, voire hermétiques\, mais plus précises et plus nombreuses que pour toute époque antérieure. Ce corpus de témoignages – susceptibles de survivre à ceux qui les ont produits – constitue ce que l’historienne Diana Taylor a baptisé la mémoire archivée. La mémoire incarnée\, quant à elle\, a disparu quand les traditions de jeu ont cessé d’être transmises et que ceux qui les pratiquaient ont emporté leur savoir-faire dans la tombe. Lorsque nos méthodes d’enquêtes semblent avoir épuisé leur potentiel heuristique face à la mémoire archivée\, l’expérimentation donne de nouveaux outils pour soutirer au passé des secrets qu’on pensait perdus dans l’épaisseur du temps. Ainsi\, Théâtre Molière Sorbonne\, à la fois école\, troupe et lieu d’expérimentation\, cherche à mieux comprendre le théâtre du Grand Siècle en réactivant et incorporant les pratiques de jeu et de déclamation décrites à cette époque.\nMichaël Bouffard – Chargé de recherche au Centre d’Étude de la Langue et des Littératures Françaises (CELLF) de Sorbonne Université\, Mickaël Bouffard est historien d’art\, spécialiste de l’iconographie théâtrale\, du costume et des pratiques scéniques sous l’Ancien Régime (théâtre\, opéra\, ballet). Il est présentement co-directeur artistique et scientifique de Théâtre Molière Sorbonne avec Georges Forestier et Jean-Noël Laurenti.  \nLe ballet national du Cambodge (reconstitution et re-création)\nLa mémoire est la source essentielle du théâtre de cour puisque la transmission se fait uniquement par l’oralité de maître à disciple. Qui dit transmission orale dit aussi fluidité et respiration où perte et nouveauté se conjuguent dans un temps long\, dans le cadre de la tradition. Or\, la révolution des Khmers rouges a mis fin à cette transmission (ou presque !) avec la disparition de 90 % de ses artistes en un laps de temps très court\, cinq années. Après avoir défini brièvement le théâtre de cour du Cambodge\, Suppya Hélène Nut va examiner le travail de reconstitution et de régénération de leur répertoire par les artistes du Ballet royal du Cambodge depuis les années 1975-80 jusqu’à nos jours.\nSuppya Hélène Nut – est enseignante en littérature cambodgienne et en théâtre des pays d’Asie du Sud-Est à l’INALCO. Elle a pratiqué la danse de cour du Cambodge avant de diriger une association « Le Ballet Classique Khmer » à Paris. Depuis\, elle s’est consacrée à l’étude et à l’histoire du théâtre de cour du Cambodge en examinant les archives coloniales et en travaillant sur les mémoires des artistes de la troupe nationale « Le Ballet royal du Cambodge ». Elle a notamment réalisé une soixantaine de vidéos sur les artistes du Cambodge et se consacre aux oeuvres chorégraphiques de la princesse Norodom Buppha Devi.  \nQui est celui qui danse… masqué ?\n« Tu nous es revenu de loin et d’il y a longtemps. Aujourd’hui ton initiation s’achève. Souviens-toi de mon enseignement\, honore ce masque de Hanuman et garde-le vivant. » Le maître de danse des Singes.\n« … puis il te faudra tout oublier… et un matin tu trouveras le premier mot de ton premier poème…« R.M. Rilke.\nSantha Leng – Depuis 1991 direction de la Compagnie Cabaret des Oiseaux : danses de tradition du Cambodge et création contemporaine. 2006\, Co-écriture du documentaire « Au pays des danseuses de pierres ». \n1993 – « Master class » : danse classique khmère / contemporain\, Faculté des Arts chorégraphiques et Théâtre National. 1980-81\, stagiaire CNDC dirigé par Alwin Nikolaïs (Centre National de la Danse Contemporaine).\n1996 – Villa Médicis Hors les Murs au Cambodge : recherche et création. « Arc en ciel ».\n2008 – Licence LLCA ASE INALCO.\n2019 – Master Histoire\, Université Le Havre\, en cours.  \nLes initiatives occidentales de renaissances artistiques à Bali et le Dharma de renouveau cyclique versus les valeurs occidentales de conservation\, travail de mémoire et devoir de mémoire\nPlusieurs décennies à redonner vie à des troupes et des genres scéniques en Indonésie\, pour et avec des Indonésiens\, et à les agencer dans des spectacles de création\, et aussi à en rendre compte dans des publications sur commandes\, mais pourtant presque aux antipodes de l’idéologie de conservation\, de musée\, d’archivage\, de mémoire… La motivation première\, c’était que ça vive\, sur sa terre. Pas en boîtes de conserve (exportées)\, dont la valeur aurait honteusement augmenté quand leur contenu aurait disparu d’Indonésie.\nAprès quelques exemples (illustrés) de la renaissance artistique\, viendra la question : est-ce que sans les initiatives étrangères\, Bali aurait perdu ses traditions ? Et la religion qui les motive ? Ce seraient déj à les colonisateurs néérlandais qui auraient décidé de faire de Bali un « musée vivant » voué au tourisme. Et les bombes des attentats islamistes ont motivé une autre renaissance.\nMais non\, Bali c’est la science du constant renouveau\, littéralement « rajeunissement » (somya) vers le passé\, par les procédés bali/wali de retour\, d’inversion du temps et de la genèse et de résorption de l’univers. Cette religion qui fait l’identité des Balinais tient d’une cosmologie (physique et métaphysique) articulée à une idéologie en total contraste avec les notions et les valeurs occidentales (mondialisées)\, y compris avec l’idéologie de la mémoire et de la conservation\, mortifères. Cela explique\, entre autres\, que dans la tradition il n’y ait pas de pièces de théâtre\, d’auteurs\, de maîtres\, de notation musicale\, de barrages\, de bâtiments faits pour durer\, de statues d’individus terrestres\, de marquage des tombes\, de monuments commémoratifs\, etc.\nOn verra ce qui – la re-présent-ation – s’oppose au travail de mémoire et qui fonctionne bien autrement\, ce qui dans le Dharma concerne toute chose et aussi et surtout les défunts… et qui\, notamment concernant ces derniers\, pourrait questionner le fameux « devoir de mémoire » du pire comme du meilleur imposé partout dans l’idéologie occidentale mondialisée. À force\, l’Asie ne commence-t-elle pas à perdre la mémoire… de sa science du renouveau ?\nCatherine (Kati) Basset – Après des études de musique et de musicologie\, elle a vécu en Indonésie\, jouant du gamelan dans les temples et redonnant vie à une dizaine d’anciennes formes musicales et scéniques. Elle a ensuite enchaîné les missions pour des publications\, des spectacles et des recherches scientifiques (membre associé du labo Centre Asie du Sud-Est CNRS-EHESS). Sa thèse de doctorat d’ethnologie à Paris X (2004)\, réalisée au laboratoire d’ethnomusicologie (CNRS-Musée de l’Homme) et saluée par un jury très international\, révolutionne la théorie de la musique de gamelan par sa découverte de la « musique-mandala » (ou kalacakra\, « Roue du Temps »). Kati Basset est\, par ailleurs\, l’auteur de nombreuses publications sur divers supports\, d’émissions radiophoniques et de très nombreuses communications orales\, ainsi que de spectacles de théâtre dansé (et d’ombres) ambitieux avec des Balinais\, des Javanais\, ou des enfants de France\, donnés avec succès dans les grandes salles et festivals de France et d’Europe.  \n Télécharger le programme
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SUMMARY:Réflexions sur le roman du XIXe siècle
DESCRIPTION:14h00 – Accueil \n14h15 – Isabelle Daunais : « “Arrêter enfin les contours”: le point de vue post-mortem dans le roman du XIXe siècle ». \n15h00 – Christophe Pradeau : « La tombe de Germinie Lacerteux ». \n15h45 – Pause \n16h00 – François Vanoosthuyse : « Roman et démographie ». \n16h45 – Conclusions
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SUMMARY:José Moreno Villa en su exilio mexicano\, ochenta años después
DESCRIPTION:Esta Jornada de estudio examinará la presencia y actualidad de la obra de José Moreno Villa (1887-1955) en el ochenta aniversario del exilio republicano español de 1939. Sin olvido de todos aquellos aspectos que den testimonio del compromiso del autor con la causa de la II República española\, el encuentro quedará centrado en la producción en prosa (escritos autobiográficos\, ensayo\, obra periodística\, correspondencia) desde 1937\, con especial atención al impacto que supuso para Moreno Villa su instalación en México\, y a su evolución en el entramado intelectual y artístico trenzado por los exilados republicanos. La reunión se inscribe en el Congreso plural Ochenta años después (GEXEL / UAB ; coord. Manuel Aznar Soler : http://www.gexel.es/presentacion.html). \nCette journée d’étude examinera la présence et l’actualité de l’œuvre de José Moreno Villa (1887-1955) à l’occasion du 80e anniversaire de l’exil républicain espagnol de 1939. Sans oublier tous ces aspects qui témoignent de l’engagement de l’auteur à la cause de la IIe République espagnole\, cette rencontre se centrera sur la production en prose (écriture autobiographique\, essai\, œuvre journalistique\, correspondance) à partir de 1937. On accordera une attention particulière aux conséquences de l’installation de Moreno Villa au Mexique et à son évolution au sein des réseaux intellectuels et artistiques instaurés par les exilés républicains. La réunion s’inscrit au sein du Congreso plural Ochenta años después (GEXEL / UAB ; coord. Manuel Aznar Soler : http://www.gexel.es/presentacion.html). \nPrograma | Programme\n\n\n9h30 – Recepción y presentación | Accueil \n10h00 – Sesión 1 – Pres. Robert Coale \n10h05 – Miguel A. Olmos\, Escritos de José Moreno Villa sobre tema literario (1940-1955) \n10h30 – Orlando Sandoval Cuervo\, La extranjería y el paisaje como motores de la escritura íntima de José Moreno Villa en Cornucopia de México \n10h55 – Debate y pausa | Débat et pause \n11h15 – Sesión 2 – Pres. Sandrine Lascaux \n11h20 – Alessia Cassani\, José Moreno Villa en el Colegio de México \n11h45 – Manuel Aznar Soler\, “Doce manos mexicanas”\, dibujos y textos de José Moreno Villa \n12h10 – Debate y clausura | Débat et clôture \n13h00 – Almuerzo | Déjeuner (MDU) \nRésumés | Sumarios\n  \nManuel AZNAR SOLER\, “Doce manos mexicanas”\, dibujos y textos de José Moreno Villa\nEn mi intervención me propongo comentar «Doce manos mexicanas (Datos para la Historia Literaria)»\, un «ensayo de quirosofía»\, «dibujos y texto de de José Moreno Villa»\, que las Ediciones R. Loera y Chávez publicaron en 1941 en México con una corta tirada de cien ejemplares\, numerados y firmados por el propio autor. Se dice popularmente que la cara es el espejo del alma y\, en el «Preámbulo» de su obra\, Moreno Villa explica su atracción desde siempre por las manos de las personas «que habían producido algo de importancia para el mundo espiritual» porque\, «por mi condición de pintor he sentido siempre un vivo interés por las formas que se presentaban a mi vista». Sin embargo\, matiza que no pretende «con este esbozo de estudio hacer la competencia al quiromántico\, que pretende leer\, como la gitana\, el destino de los hombres en las rayas y montes de la palma de la mano. Si  existiera una “Quirosofía”\, me contentaba con ofrecerle los datos de mi experiencia visual y más o menos analítica». Por lo tanto\, Moreno Villa aclara el objetivo principal de su ensayo: «No voy\, pues\, a decir la buena ventura a los escritores mexicanos. Voy\, sencillamente\, a dibujar lo más fielmente posible sus manos y ofrecerlas a la “Quirosofía” en puertas o a la curiosidad de los historiadores de la literatura mexicana». Así\, Moreno Villa se decide a variar «tantito» el lema universitario de Vasconcelos\, en esta forma: «Por las manos hablará vuestro espíritu». Y analiza a continuación las manos de doce escritores maxicanos\, a saber: Alfonso Reyes\, Ermilo Abreu Gómez\, José Vasconcelos\, Octavio Paz\, Julio Torri\, Xavier Villaurrutia\, Enrique González Martínez\, Bernardo Ortiz de Montellano\, Jaime Torres Bodet\, Salvador Novo\, Carlos Pellicer y Martín Luis Guzmán. \nAlessia CASSANI\, José Moreno Villa en el Colegio de México\nEn varios escritos autobiográficos (autobiografía\, apuntes\, artículos\, cartas)\, José Moreno Villa subraya cómo el exiliarse precisamente en México fue para él algo casual\, fruto de las relaciones que tenía antes del exilio con intelectuales mexicanos y de la política acogedora de este país\, más que de una elección consciente. Sin embargo\, a pesar de no haber elegido su nueva patria\, el hecho de ser acogido en la Casa de España (luego Colegio de México) resulta fundamental para la evolución de su personalidad y de su producción artística. Además\, gracias al impulso de algunas figuras clave de esta institución\, Moreno Villa se dedicó al estudio del arte y de la cultura mexicanas\, lo que le permitió\, por una parte\, descubrir su propia españolidad\, y por la otra\, también reconocer su adhesión cultural a la nueva patria\, hasta afirmar: «estoy siendo mexicano desde hace quince años». \nMiguel A. OLMOS\, Escritos de José Moreno Villa sobre tema literario (1940-1955)\nEl exilio de Moreno Villa intensificó sus ya muy variadas actividades culturales\, literarias y artísticas\,  entre ellas los ensayos de crítica literaria\, incluidos en las compilaciones Leyendo a San Juan de la Cruz\, Garcilasso\, Fray Luis de León\, Bécquer\, Rubén Darío\, Juan Ramón Jiménez\, Jorge Guillén\, Federico García Lorca\, Antonio Machado\, Goya\, Picasso (1944) y Los autores como actores y otros intereses literarios de acá y de allá (1951). Pero los ensayos allí recogidos no agotan la aportación crítica de Moreno\, que se produce a la vez en escritos de género diverso: artículos de prensa\, como los que integrarán Cornucopia de México (1940)\, o la autobiografía Vida en claro (1944)\, entre otros. La comunidad de materias y de enfoque de todos estos textos apunta a una deliberada complementariedad\, clave en su manera de pensarse y de escribir. Sugiere también una explicación de la presencia de Moreno Villa\, discreta pero ejemplar\, en la historiografía y las memorias de un período cultural de gran brillantez\, así como de una catástrofe civil sin parangón posible. \nOrlando SANDOVAL CUERVO\, La extranjería y el paisaje como motores de la escritura íntima de José Moreno Villa en Cornucopia de México\nMéxico\, 1937: José Moreno Villa se define en la prensa mexicana como un miliciano activo de la cultura republicana española. Tres años más tarde se pregunta en una lengua ya híbrida por las razones que impiden la plena «incorporación» de vocablos mexicanos en España. Y después de un decenio\, sin que sepamos muy bien por qué\, termina pasando por alto su opinión hecha pública sobre la aparente influencia que ejerce en un escritor el cambio de país. Gran cuenta de ello lo da su diario de viajes Cornucopia de México\, cuya lectura nos permite explorar las visiones íntimas que el autor produce al poner por escrito sus vivencias en territorio mexicano. En este trabajo de Moreno Villa veremos cómo la extranjería puede matizar la percepción espacial y dar vía libre a la imaginación cuando se trata de fijar el recuerdo mediante la escritura. \nOrganisation et contact : miguel.olmos@univ-rouen.fr \n Télécharger le programme
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SUMMARY:Pensée identitaire et cosmopolitisme Martin Heidegger / Ernst Cassirer (Davos 1929-Paris 2019)
DESCRIPTION:Bien au-delà de la seule philosophie\, le débat à Davos en 1929 entre Cassirer et Heidegger a marqué l’histoire des idées. Il a même donné naissance à des récits passablement légendaires qui négligeaient le contexte historique précis. \nUn nouveau regard s’impose\, à la lumière des œuvres publiées depuis. Les vingt-cinq tomes de l’édition allemande de référence de Cassirer ne sont disponibles que depuis 2007 auxquels s’ajoutent les dix-sept tomes du Nachlass depuis 2017. Des 102 volumes de la Gesamtausgabe de Heidegger\, édition de référence mais sans garantie scientifique\, une dizaine reste programmée\, mais d’ores et déjà la publication des cinq premiers volumes des Cahiers noirs a permis d’engager une relecture critique de l’ensemble. \nC’est donc à présent seulement que l’on peut véritablement évaluer les projets contrastés des deux philosophes. Leurs enjeux intéressent notamment le statut de la rationalité et des sciences\, en particulier celles de la culture\, aussi bien que le statut de la technique parmi les formes symboliques. Et tout autant\, les oppositions entre la démocratie et la théologie politique ; entre la légitimité du cosmopolitisme et l’ontologie identitaire ; enfin\, entre la possibilité même d’une éthique ou son rejet de principe. \nTous ces thèmes contradictoires exigent aujourd’hui une révision critique\, non seulement rétrospective\, mais ancrée dans le présent. Au-delà même de la philosophie\, des courants de pensée et des forces politiques en Europe et dans le monde poursuivent en effet ces deux voies qui s’opposent aujourd’hui. \nAvec le soutien de l’Université Européenne de la Recherche (Paris)\, du Centre Georg Simmel – Recherches franco-allemandes en sciences sociales\, EHESS-CNRS\, UMR 8131)\, de l’ERIAC (Université de Rouen Normandie) et de l’Institut Ferdinand de Saussure. \nJournée d’études organisée par Emmanuel Faye\, Jean Lassègue et François Rastier \nProgramme\n\n10h00-10h30 – Heinz Wissmann (directeur d’études\, EHESS)\, Remarques sur un débat avorté. \n10h30-11h00 – Emmanuel Faye (professeur de philosophie\, université de Rouen Normandie)\, Davos\, 1929: enjeux\, jalons et résolution philosophique d’un conflit. \n11h00-11h30 – Sidonie Kellerer (chercheuse\, université de Cologne)\, Émancipation ou soumission. Deux conceptions opposées du langage. \n11h30-12h00 – Muriel van Vliet (lycée Chaptal – Saint-Brieuc et université Rennes 1)\, Peur et politique selon Cassirer et Heidegger. \n12h00-12h30 – François Rastier (directeur de recherche\, CNRS)\, Heidegger\, Cassirer et les sciences de la culture. \n12h30-14h00 – Pause déjeuner. \n14h00-14h30 – Jean Seidengart (professeur\, université Paris Ouest La Défense)\, La force formatrice de l’esprit et le dépassement de la finitude chez Cassirer : un premier jalon vers la métaphysique des formes symboliques. \n14h30-15h00 – Jean Lassègue (directeur de recherche\, CNRS)\, Un legs de Cassirer à Davos : le transcendantal comme ressource interprétative . \n15h00-15h30 – Fabien Capeillères (maître de conférences\, université de Caen Normandie)\, Que peut une métaphysique ? Sur les enjeux contemporains de l’interprétation de Kant. \n15h30-16h00 – Pause. \n16h00-16h30 – Leonore Bazinek (université de Rouen Normandie)\, Culture et rationalité. Un aperçu de « Ernst Cassirer. The Last Philosopher of Culture » d’Edward Skidelsky  \n16h30-17h00 – Carole Maigné (professeure ordinaire\, université de Lausanne)\, L’ordinaire et le symbolique : l’anthropologie chez Cassirer et Geertz . \n17h00-18h00 – Table-ronde et discussion générale. \n18h00 – Apéritif. \nRésumés\n\nHeinz Wissmann\nDirecteur d’études\, EHESS\nRemarques sur un débat avorté\nEn récusant d’emblée\, au nom du souci existentiel qui rive le sujet authentique\, en tant que simple être-là\, à l’expérience intime de sa finitude\, la problématique de l’intersubjectivité\, dont Cassirer avait fait la trame de son projet philosophique\, Heidegger n’avance pas une thèse susceptible d’être discutée\, mais invalide l’idée même du débat auquel il se trouve convié. Sans jamais tenir compte\, fût-ce de manière critique\, des raisonnements de son interlocuteur\, il leur oppose une radicale fin de non recevoir. Toutes les tentatives de Cassirer de dégager un accord minimal\, pouvant servir de point de départ à une discussion approfondie\, se heurtent à ce refus de principe\, où affleure l’intolérance qui caractérise les partis pris dogmatiques. Fidèle à sa stratégie de « destruction » de la métaphysique\, qui le conduit à rejeter en bloc l’héritage kantien assumé par le néokantisme\, Heidegger oblige Cassirer à défendre un certain nombre de positions dépassées\, pour la seule raison\, bien trop subtile\, d’avoir rendu leur propre dépassement possible. Aussi\, à aucun moment\, la fécondité réflexive du criticisme\, dont témoigne la genèse de la Philosophie des formes symboliques\, n’a-t-elle pu être abordée. C’est pourquoi le débat annoncé a finalement tourné court. \nEmmanuel Faye\nProfesseur de philosophie\, université de Rouen Normandie\nDavos\, 1929: enjeux\, jalons et résolution philosophique d’un conflit\nLa rencontre de Davos entre Cassirer et Heidegger de 1929 n’est pas un événement isolé. Elle s’inscrit dans la longue durée et revêt une signification philosophique et politique de fond qu’il s’agira de dégager\, dans un tout autre esprit que l’ouvrage de 2010 de Peter Gordon. \nSidonie Kellerer\nChercheuse\, Université de Cologne\nÉmancipation ou soumission. Deux conceptions opposées du langage\nDans une large mesure\, la nature du rapport de Heidegger au langage n’a pas été comprise. C’est pourtant une clef pour comprendre l’histoire de la réception de Heidegger.\nLors du débat entre Heidegger et Cassirer en 1929 à Davos le modérateur fit judicieusement remarquer : « Ces Messieurs parlent des langages tout à fait distincts ». Heidegger n’y trouva rien à redire et souligna au contraire que son propos « ne se laisse pas traduire par un concept de Cassirer ». Cassirer pour sa part y opposa la conviction qu’il « existe quelque chose tel que le langage. Et quelque chose telle qu’une unité au-delà de l’infinité des différentes manières parler. Cela constitue pour moi le point décisif ».\nAussi la rencontre à Davos ne fut pas un réel dialogue\, mais bien plutôt l’occasion pour Heidegger de discréditer la philosophie cassirerienne de la culture et assurer une respectabilité à une vision du monde anti-rationaliste.\nLa contribution caractérisera les deux conceptions du langage qui sous-tendirent le ‘débat’ de Davos\, en montrant en particulier que le structuralisme langagier de Cassirer n’a rien de formaliste\, contrairement à la caricature qu’en présenta Heidegger. \nMuriel van Vliet\nUniversité Rennes 1\nPeur et politique selon Cassirer et Heidegger\nCette contribution explicite la conception cassirerienne de la philosophie de la culture\, selon laquelle la pensée mythique permet un premier processus de distanciation pour contrer\, par le rituel collectif\, la peur liée à l’absence de connaissance scientifique des lois de la nature — la pensée mythique permettant toutefois de premiers concepts qui préparent indirectement la science et une forme de rationalisme universaliste.\nEn revanche\, la conception existentialiste de Heidegger part de l’angoisse individuelle d’être jeté là et l’approfondit au lieu de de la conjurer\, pour finir par se réfugier dans une réflexion sur le fait d’habiter authentiquement le monde\, condamnant technique\, science et raison.\nDans la continuité de sa conception de la culture comme louable distanciation du sujet et de l’objet\, Cassirer défend une démocratie republicaine fondée sur la raison\, tandis que heidegger defend une conception nationaliste du territoire\, prête à une forme de violence et d’irrationalité. La conception de la conscience\, de l’imagination et de la liberté diffère chez ces deux auteurs\, ce qui sera approfondi pour comprendre leurs divergences. La réflexion partira de Davos pour s’ouvrir à des écrits datés de la seconde guerre mondiale\, dont Le Mythe de l’État et les Cahiers noirs. \nFrançois Rastier\nDirecteur de recherche\, CNRS\nHeidegger\, Cassirer et les sciences de la culture\nAu tournant du siècle précédent\, les révolutions scientifiques en mathématiques et en physique ont bouleversé la tradition ontologique\, dissipant notamment la notion de substance et relativisant l’espace comme le temps. Après en avoir tiré les conséquences majeures\, Cassirer réfléchit le développement des sciences de la culture  tout en précisant la spécificité de leur champ.\nPour mener un combat « au couteau » (sic) contre la rationalité et restaurer le primat mythico-religieux dans la pensée\, Heidegger tente dès Sein und Zeit d’annuler la révolution ontologique qui menace sa métapolitique et sa mystique identitaire : pour cela\, il récuse sans appel la science — d’Anaximandre à Einstein. Outre ce refus\, les Cahiers noirs multiplient les condamnations de la culture\, jugée enjuivée et cosmopolite. Elles semblent d’autant plus actuelles que la déconstruction a trouvé un écho dans les Cultural studies qui postulent\, selon les termes de Derrida\, la « colonialité essentielle » de la culture.\nPrès d’un siècle après Davos\, le choix reste ouvert pour les sciences de la culture. À une pensée mythique\, qui sous-tend les polémiques éliminatoires\, s’oppose une réflexion critique sur les formes symboliques que sont le mythe\, le langage\, la technique et les autres institutions. \nJean Seidengart\nProfesseur\, Université Paris Ouest La Défense\nLa force formatrice de l’esprit et le dépassement de la finitude chez Cassirer : un premier jalon vers la métaphysique des formes symboliques\nÀ l’occasion de la confrontation de Davos avec Heidegger\, Cassirer rappelait en 1929 que c’est précisément le dépassement de la finitude (expression que nous aurons à préciser) qui permet de définir l’homme\, car l’essence de l’homme réside non pas dans ce qui l’enracine dans son environnement existentiel\, mais dans ce qu’il a à être en tant que\, comme dit Kant : « législateur (als Gesetzgebend) absolument a priori en vue de sa propre existence et déterminant aussi cette existence elle-même » [Ak iii\, 280]. Or\, c’est avant tout la fonction symbolique qui permet à l’esprit de s’arracher au jeu des forces vitales pour entrer dans le monde de la culture et surmonter le dualisme métaphysique du sensible et de l’intelligible\, rendant ainsi accessibles diverses formes de dépassement. C’est d’ailleurs l’énergie symbolisante que Cassirer appelle « la force formatrice de l’esprit » qui permet à l’homme de transcender l’espace pragmatique de la vie quotidienne à travers les différentes formes du mythe\, de l’art\, de la religion et de la science. Certes\, bien que la seule conscience individuelle de notre propre finitude soit insuffisante pour nous élever au-dessus d’elle\, c’est notre appartenance à l’humanité toute entière par le truchement de la symbolicité qui nous ouvre au champ illimité de la culture. L’objet de notre contribution sera donc de réactiver la cohérence forte entre ces thèmes (dont Heidegger s’est délibérément écarté) en vue de montrer comment ils conduisirent Cassirer dès la fin des années vingt à concevoir ce qu’il appellera « la métaphysique des formes symboliques ». \nJean Lassègue\nDirecteur de recherche\, CNRS\nUn legs de Cassirer à Davos : le transcendantal comme ressource interprétative\nIl s’agira dans cet exposé de plaider pour Cassirer moins par la lettre du texte conservé du débat de Davos avec Heidegger\, somme toute assez peu informatif\, que par ce que sa philosophie permet aujourd’hui d’entreprendre. Cassirer n’est sans doute pas parvenu à défendre à Davos l’idée que la philosophie transcendantale pouvait constituer une ressource qui dépasse la situation épistémologique propre à Kant. Pourtant\, en déployant une interprétation transcendantale de la relativité einsteinienne\, Cassirer avait montré dès le début des années 1920 comment le projet kantien pouvait continuer à servir de ressource interprétative pour les sciences de son temps pourvu que l’on suive la perspective qui est la sienne\, centrée sur le symbole. Pour corroborer cette démarche que Heidegger à Davos a su éviter de voir parce qu’elle avait eu pour principal objet les sciences de la nature\, il aurait sans doute fallu la compléter par une démarche transcendantale analogue ayant les sciences sociales pour objet. Je me propose d’aller dans cette direction et de me demander ce qu’aurait été une philosophie cassirérienne du droit que les événements historiques ultérieurs ne lui ont pas permis entièrement d’écrire en me servant de la perspective transcendantale comme d’une ressource pour les sciences sociales d’aujourd’hui. \nFabien Capeillères\nMaître de conférences\, université de Caen Normandie\nQue peut une métaphysique ? Sur les enjeux contemporains de l’interprétation de Kant\nIl s’agit de revenir\, en les élargissant et les contextualisant\, sur les schémas interprétatifs du Kantisme qui ont fait l’objet explicite du débat de Davos. On cherche à saisir ce qu’impliquent et ce qu’interdisent les différentes structures métaphysiques convoquées\, du point de vue de la conception de l’humain. \nLeonore Bazinek\nUniversité de Rouen Normandie\nCulture et rationalité. Un aperçu de « Ernst Cassirer. The Last Philosopher of Culture » d’Edward Skidelsky\nNous proposons une approche critique d’un ouvrage curieux\, reçu avec enthousiasme aux États-Unis. (liste de comptes-rendus: https://press.princeton.edu/titles/8806.html). L’auteur défend à toute force que Cassirer aurait été le dernier philosophe de la culture. Comme il aurait échoué\, tout l’humanisme allemand aurait échoué. Il ne reste que Heidegger : cette thèse est posée sur le mode du constat dès l’« Introduction » et l’auteur se réfère pour cela à Davos 1929.\nNotre analyse s’attache notamment à la méthodologie que l’auteur met en œuvre. Nous présentons brièvement l’ensemble pour nous concentrer ensuite sur les pages qui discutent explicitement cette rencontre de Davos. \nCarole Maigné\nProfesseure ordinaire\, université de Lausanne\nL’ordinaire et le symbolique : l’anthropologie chez Cassirer et Geertz\nDans un texte célèbre\, « La description dense »\, introduction à Interpretation of cultures (1973)\, Clifford Geertz ouvre son argumentation par une référence à Philosophy in a new key de Suzanne Langer et la clôt en sa dernière page par un hommage à Ernst Cassirer\, enchâssant donc sa démarche d’ethnographe en écho à la philosophie des formes symboliques et à son héritage américain. Il me semble qu’il y a là encore matière à réflexion\, malgré le poids de la littérature critique sur le sujet\, et ceci pour au moins deux raisons : le projet de Cassirer se voit confronté aux débats de l’anthropologie contemporaine et notamment au refus chez Geertz de ce terme même au profit de « l’ethnographie »\, ce qui est une décision philosophique ; plus avant encore\, il se voit confronté de manière souterraine mais intense à la philosophie du langage ordinaire américaine\, qui interroge à nouveaux frais ce que signifie le « symbolique » dans la culture. Notre contribution discutera le statut du langage et de la culture dans les deux cas\, notamment le scepticisme linguistique propre à la philosophie du langage ordinaire qui n’a rien de cassirérien. L’enjeu restera bien l’anthropologie possible de l’animal symbolique que définit l’Essai sur l’homme et propose au fond ainsi\, quoiqu’indirectement\, une des réponses possibles au débat de Davos entre Heidegger et Cassirer en 1929.
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LOCATION:Maison Heinrich Heine | Cité internationale universitaire de Paris\, 27C Boulevard Jourdan\, Paris
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