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SUMMARY:Quelle république à l’âge des communs ?
DESCRIPTION:Ce colloque s’articule autour de trois axes de réflexion : \n\nLa respublica et la conception fiduciaire de l’État et de la propriété.\nL’économie politique du commun/des communs.\nDroit à l’existence\, droits sociaux et revenu universel.\n\nUn commun désigne un dispositif politique constitué d’un bien commun matériel ou immatériel\, adossé à des règles qui en organisent l’usage. Celles-ci sont définies par une communauté ou une assemblée qui l’administre. Un commun renvoie à l’idée d’une propriété partagée. \nLa notion de fidéicommission qui est ici centrale\, interroge celle de représentation politique et celle de bien public aujourd’hui associées au processus de dépossession du souverain qui\, depuis le XIXe siècle\, s’est engagé au profit de ses représentants – pour la première –  et de l’État propriétaire – pour la seconde. \nVenue du droit privé romain\, la fidéicommission permet de transmettre un bien à une personne par le truchement d’un tiers (le fidéicommis ou « commis de confiance »). Elle repose sur un rapport asymétrique en faveur du commettant\, celui-ci pouvant se séparer unilatéralement de son commis quand il le désire. Sur le plan de la théorie politique elle est mobilisée de façon notoire par John Locke\, mais aussi par d’autres auteurs comme les Levellers ou John Milton\, afin de définir le rapport entre le peuple souverain et l’autorité politique. Le peuple souverain – celui qui possède en droit le pouvoir politique\, constituant l’association de citoyens libres et égaux en droits (la république) –  est le fidéicommettant ou commettant\, l’autorité politique est  l’agent\, le fidéicommissaire ou mandataire (trustee). C’est ce principe qui organise la république pendant la phase démocratique de la Révolution française\, stoppée par le moment thermidorien. \nDans cette perspective\, la respublica peut être appréhendée comme un dispositif où le peuple souverain contrôle ce qui est aujourd’hui devenu « l’appareil d’État » et les propriétés dont il lui a délégué la gestion. \nLa première hypothèse de travail de ce colloque est que les communs constitueraient une des modalités de la reconstitution de la chose publique se distinguant de « l’appareil » et de la propriété d’État\, celle-ci pouvant rester d’État mais son administration changer de forme. Dès lors\, quelle serait la place de « l’État » et comment penser son articulation aux communs ? \nDe la même manière\, il existe une conception fiduciaire de la propriété\, c’est-à-dire conditionnelle et limitée sur laquelle ont été fondés les communs traditionnels (communaux\, communauté de métiers) mais qui a également structuré l’économie politique républicaine sous le Gouvernement révolutionnaire. La propriété est alors  un objet social\, contrôlé politiquement\, comme le marché\, ce qui était la norme avant que la propriété exclusive\, privée ou d’État\, ne devienne la règle. La deuxième hypothèse de ce colloque est que cette conception fiduciaire de la propriété s’inscrirait dans l’économie morale qui a été mise en évidence par Thompson et serait l’une des conditions de l’encastrement (l’embedment de Polanyi) de l’économie dans le politique. Sur cette base\, comment concevoir une économie politique des communs adaptée aux sociétés démocratiques modernes ? \nHistoriquement\, la raison d’être des communs traditionnels\, comme celle des sociétés politiques\, est de garantir le droit à l’existence de ses membres. Pendant la Révolution française\, pour le mouvement populaire et ceux qui en sont les porte-parole\, cette garantie est la condition d’une république. Le droit naturel à l’existence est au cœur de l’économie morale\, il constitue une norme sociale\, garantie par la communauté\, à partir de laquelle les droits du propriétaire sont limités. La liberté du propriétaire et l’intérêt particulier ne sont pas régulés par le marché mais bornés par le respect du droit naturel à l’existence d’autrui. La troisième hypothèse de ce colloque est que le droit à l’existence matériel et politique implique la notion de fidéicommission. Comment mobiliser aujourd’hui le droit à l’existence\, les droit sociaux\, le principe de l’allocation universelle afin de constituer une république inclusive conçue comme un commun ? \nProgramme\nMercredi 13 novembre\n15h00 – Accueil & Introduction \nÉtat et respublica \n15h30 – Fabienne Orsi\, État\, communauté\, respublicae : Naples et les usages civiques. \n16h00 – David Guerrero\, Fiduciary structures as a tool of public policy: precedents in media law. \n16h30 – Débat et pause \n17h00 – Gaïd Andro\, Déconstruire et reconstruire le commun. L’organisation administrative comme réalisation de la nation souveraine. \n17h30 – Florence Gauthier\, État ou société politique ? Ré-privée des riches ou ré-publique par et pour le peuple ? \n18h00 – Débat \n\nJeudi 14 novembre\nBien commun et propriété \n9h30 – Sarah Vanuxem\, Propriété\, fidéicommission et semences paysannes. \n10h00 – Edgar Manjarín\, Property wars\, human rights and democratic agency. \n10h30 – Débat et pause \n11h00 – Jean-Fabien Spitz\, Letters of Sydney : une critique de l’inégalité de la propriété à la fin du XVIIIe siècle. \n11h30 – Bru Laín Escandell\, From Absolute Dominium to Fiduciary Property Right. The Republican Contribution to the Contemporary Property Rights. \n12h00 – Débat \nDroit à l’existence et communs \n14h30 – Julie Ferrand\, Communauté des biens ou propriété privée : quel système pour garantir le droit à l’existence selon Mably ? \n15h00 – Benjamin Coriat et Stéphanie Leyronas – Droit à l’alimentation\, bien commun et droit à l’existence. \n15h30 – Débat et pause \n16h00 – Yannick Bosc\, Grande et petite communauté(s) : les biens communs\, le droit à l’existence et la république. \n16h30 – Pablo Scotto\, The right to work in pre-Marxist socialism. \n17h00 – Débat \n\nVendredi 15 novembre\nÉconomie morale et république \n9h30 – Julio Martínez-Cava\, 21st Century Popular Moral Economy: Myth or Reality. \n10h00 – David Casassas\, Pour une économie politique républicaine aujourd’hui : allocation universelle et communs. \n10h30 – Débat et pause \n11h00 – Jordi Mundo\, Fiduciary foundations of political freedom. \n11h30 – Christopher Hamel\, Républicanisme et communs : la pertinence de l’idéal de non-domination. \n12h00 – Débat \n14h30 – Débat et conclusions \nTélécharger le programme
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LOCATION:Maison de l’université | Salle divisible nord\, 3 place Émile Blondel\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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SUMMARY:La démocratie participative face au capitalisme financier\, de l’Amérique Latine à l’Europe. Société et culture contemporaines (arts visuels et littérature)
DESCRIPTION:Participatory Democracy versus Financial Capitalism\, from Latin America to Europe. Contemporary Society and Culture (Visual Arts and Literature). \nLa democracia participativa frente al capitalismo financiero\, desde América Latina a Europa. Sociedad y cultura contemporáneas (artes visuales y literatura). \nLanguages used in the conference: English\, French and Spanish. Langues employés dans le colloque: Anglais\, français et espagnol. Idiomas utilizados en el simposio: inglés\, francés y español. \nComité organisateur | Organizing Commitee | Comité organizador : Francisco Javier Rabassó\, Maître de conferences\, HDR; Venko Kanev\, Professeur des universités; James Underhill\, Professeur des universités ; José Vicente Lozano\, Professeur des universités et Doyen\, UFR Lettres Sciences Humaines. \nProgramme\n Télécharger le programme \nArgumentaire\n Télécharger l’argumentaire en français\n Consulte la información en español\n Download in english\n\nCe colloque a pour objectif d’analyser d’un point de vue social et culturel la place de la démocratie participative dans la mondialisation après le changement de paradigme dans le monde\, depuis les années 1980 avec l’instauration du néolibéralisme\, les mutations de l’Europe de l’Est et les nouveaux efforts vers l’indépendance en Amérique Latine. De nombreux changements ont eu lieu qui ont remis en question le sacro-saint valeurs du capitalisme depuis la chute du mur de Berlin\, la construction de nouveaux murs\, beaucoup plus hauts et plus longs\, aux frontières des Etats-Unis et du Mexique\, d’Israël et de la Palestine\, jusqu’à l’arrivée de la nouvelle gauche en Amérique latine depuis 1998 au Venezuela et dans d’autres pays tels que l’Équateur\, la Bolivie\, l’Uruguay\, le Paraguay\, l’Argentine\, le Mexique\, le Chili\, le Nicaragua et le Brésil\,. Dans une société dite d’abord postindustrielle\, puis postmoderne\, de la « post-vérité »\, de la globalisation\, de « l’autoritarisme démocratique » et plus répressive\, se sont multiplié toute sorte de conflits L’émergence\, ces dernières années\, de gouvernements d’extrême droite et de néolibéraux radicaux dans nombre de ces pays\, ainsi que du Brexit en Angleterre\, des mouvements indépendants dans certains pays (Espagne\, Belgique\, Etats Unis avec le Porto Rico)\, le discrédit des partis traditionnels de droite et de gauche et de les révoltes / insurrections des «gillets jaunes» en France nous oblige à questionner l’avenir de notre société et la place de la démocratie en tant que droit essentiel des citoyens de la planète. La démocratie représentative devient obsolète alors que de nombreux citoyens exigent une participation plus active aux questions politiques. La dernière décennie a commencé avec les mouvements populaires comme Les indignés en Espagne ou Occupy Wall Street qui\, avec le Forum social mondial de Porto Alegre au Brésil\, ont mis en évidence les défauts et les limites de nos parlements en tant que mentors et garants de nos valeurs politiques. En Amérique Latine\, des organisations internationales telles que l’ALENA\, l’APEP\, le Mercosur\, le CELAC et l’ALBA ont proposé différentes stratégies pour résoudre de nombreux problèmes du commerce international. Les pays européens luttent également contre la perte de millions d’emplois due à la sous-traitance et au manque de solutions créatives pour une nouvelle classe de chômeurs émergente ainsi que pour la classe moyenne appauvrie. L’émergence de puissances financières et commerciales mondiales a réduit le rôle de la diversité culturelle\, ainsi que la création d’une classe de mondiale de consommateurs\, submergée dans une culture de masse abrouti et désintéressée et indifférente au développement des identités locales et de l’éducation humaniste\, est devenu une conséquence majeure de la mondialisation. Ce colloque international donnera la priorité aux discours culturels et sociaux qui confrontent avec leurs points de vue polyphoniques un environnement déshumanisé et orienté vers le profit. Le rôle des artistes\, des intellectuels\, des organisations et des activistes à travers le street art\, les romans et essais narratifs\, le cinéma\, la peinture\, la poésie et diverses expressions artistiques est au centre des discussions et échanges d’idées de ce colloque. Le rôle de la culture est ainsi un outil de résistance contre le pouvoir aliénant de médias de communication traditionnels et des nouveaux réseaux sociaux numériques (Facebook\, Instagram\, Twitter\, etc.). Les différents sujets que nous proposons pour la conférence sont\, du point de vue systémique latino-américain et européen: 1. Etudier dans les médias\, la littérature et les arts visuels les processus de changement et de résistance de la fin du XXème siècle et du début du XXIème siècle\, en s’intéressant plus particulièrement aux concepts de démocratie participative\, de socialisme du XXIème siècle\, de la révolution citoyenne\, etc. en Amérique Latine et en Europe. 2. Etudier le parallélisme possible entre l’Amérique latine et les conséquences de l’effondrement du camp socialiste d’Europe centrale et orientale\, l’abandon de l’économie planifiée\, le système de parti unique\, la perte de projets nationaux\, la justice sociale\, la prise en compte du capital valeur suprême\, etc. 3. Le rôle des intellectuels en tant que « porte-parole » de la conscience collective des citoyens et les nouvelles formes de protestation de rue. 4. La place du street art\, du graffiti\, de l’art performatif et d’autres formes d’expression dénonçant le pouvoir des entreprises 5. L’apport de la littérature (théâtre\, romans\, nouvelles et essais critiques) en tant qu’outils de développement de la conscience et d’incitation à l’action 6. Le rôle de quelques ONG et d’autres organisations invitant les citoyens à participer à leurs activités contre le pouvoir des entreprises 7. La place de la langue utilisée par différents médias de masse (télévision\, presse\, réseaux sociaux) par rapport aux significations et à l’utilisation de terminologie comme «démocratie»\, « reformes »\, « liberté »\, « peuple »\, etc. utilisé par les entreprises\, les hommes politiques\, les citoyens\, les journalistes\, etc. 8. Le danger pour la démocratie de la publicité ciblée par les entreprises à travers différentes plateformes en ligne. 9. La possible aide des législateurs et des organisations internationales (comme les Nations Unies) à la citoyenneté mondiale en imposant une réglementation sur les pratiques des grandes entreprises et des géants de la communication en ligne. 10. Les nouvelles tendances de notre économie durable envisagées par les dirigeants et les entreprises responsables qui remettent en question les valeurs économiques traditionnelles (axées sur le profit en détriment de la société et de l’Etat du bien-être) et visant le profit culturel\, social et environnemental. 11. Le rôle de l’enseignement universitaire en ouvrant de nouvelles voies pour intégrer la démocratie participative dans le fonctionnement de l’organisation (gouvernance\, participation des étudiants\, développement du contenu et des évaluations\, etc.). 12. D’autres sujets. \nInformations\nfrancisco.rabasso@univ-rouen.fr \nvenko.kanev@orange.fr \n\n 
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SUMMARY:L’art du roman d’Adam Thirlwell : vers une esthétique de la désinvolture ?
DESCRIPTION:Soutenance de thèse de M. Florian Beauvallet \n« L’art du roman d’Adam Thirlwell : vers une esthétique de la désinvolture ? » \nJury : \n\nMadame Isabelle DAUNAIS (Université McGill\, rapporteur)\nMonsieur Jean-Michel GANTEAU (Université Paul Valéry\, Montpellier 3\, rapporteur)\nMadame Vanessa GUIGNERY (École Normale Supérieure\, Lyon)\nMadame Velichka D. IVANOVA (Collège Daniel Mayer)\nMadame Anne-Laure TISSUT (Université de Rouen Normandie\, directrice de thèse)\n\nRésumé \nForme impure et irrévérente dans l’œuvre du romancier Adam Thirlwell\, le roman manifeste des affinités avec l’attitude désinvolte. Chez Thirlwell\, la désinvolture semble être une modalité spécifique de l’esprit du roman européen tel que Kundera le définit : un roman à la croisée des registres et des tonalités\, capable de dévoiler des territoires existentiels délaissés\, ou inconnus. Cette thèse interroge la valeur esthétique de la désinvolture chez Thirlwell\, à la fois mode de représentation et mode de connaissance. En tant que pensée de l’écart et du désengagement\, la désinvolture se manifeste à travers l’invention et le recyclage de catégories littéraires\, visant à rendre compte du rapport au monde oxymorique que l’homme moderne entretient avec le monde – monde où les contraires se jouxtent et se confondent\, la gravité se muant en légèreté\, le tragique en comique. On propose ainsi d’étudier dans quelles mesures la désinvolture influence une qualité de vision où la réalité assume ses qualités contradictoires et ironiques\, laissant envisager les contours de ce que l’on propose de nommer le « réalisme co(s)mique ».
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LOCATION:Institut de Recherche Interdisciplinaire Homme et Société | Bâtiment 7 – 2e étage | Salle de réunion\, 17 rue Lavoisier\, Mont-Saint-Aignan\, 76130\, France
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